par
Clémence Arrivé
Quelques heures après l’explosion de la bombe atomique qui vient d’anéantir Hiroshima le 6 août 1945, une pluie noire coule sur le visage de Yasuko, à bord d’une embarcation la menant en ville vers son oncle et sa tante, domiciliés dans l’épicentre de la déflagration. Autour d’elle, parmi les décombres expédiés dans la mer, flotte une horloge dont les aiguilles…
par
Jean-Sébastien Massart
Dix films en compétition, une sélection parallèle de découvertes (« Sang neuf »), des rétrospectives consacrées à Walter Hill et à Martin Campbell, ainsi que quelques grands films rares (dont La Vengeance est à moi de Shohei Imamura) : la programmation, riche et diversifiée, de la deuxième édition du festival Reims Polar recouvrait cette année tout le périmètre du genre. Thriller urbain…
par
Max Robin
Trois ans après La Femme insecte (1963), Imamura complète avec Le Pornographe (1966) sa tentative d' "introduction à l'anthropologie" du Japon contemporain. Entre les deux films, même humour noir et grinçant, où le sordide le dispute à la médiocrité morale des individus, même tableau corrosif d'une société où rien ni personne n'échappe à la corruption, et même tonalité singulière entre…
par
Gildas Mathieu
Figure majeure de la Nouvelle Vague japonaise, Shōhei Imamura construit dans les années 1960 un œuvre prolifique et cohérent, où s’entrechoquent nature et civilisation, interdits et pulsions, dans un style unique alliant crudité, humour et critique sociale. De Cochons et cuirassés (1961) à La Femme insecte (1963) le cinéaste file régulièrement la métaphore animale pour dépeindre l’humanité ordinaire et sa…
par
Max Robin
Deux ans après sa vision corrosive d'un Japon en proie à l'occupant américain (1961, Cochons et cuirassés), qui provoqua sa mise au ban momentanée des studios de la Nikkatsu, Shôhei Imamura réalise en 1963 son cinquième long métrage, "Chronique anthropologique [ou entomologique] du Japon". Au festival de Berlin l'année suivante, l'actrice Sachiko Hidari remporte le prix d'interprétation pour son rôle…
par
Florian Guignandon
Un an après une première salve de trois films, l’éditeur Elephant poursuit son entreprise de redécouverte de l’œuvre d’Imamura en éditant ces jours-ci pas moins de quatre films du cinéaste japonais en format Blu-Ray et/ou DVD. Doublement palmé en or avec La Ballade de Narayama en 1983 et L’Anguille en 1997, les œuvres proposées ici par Elephant restent pourtant quasiment…
par
Vincent Avenel
Entre 1958, date de son accession officielle au titre de réalisateur, et son décès en 2006, Shohei Imamura n'aura guère tourné plus d'une vingtaine de films – et moins encore de longs métrages. Parmi ceux-ci, pourtant, on compte deux Palmes d'or : La Ballade de Narayama (1983), et le facétieux L'Anguille (1997). Pour beaucoup, et probablement à raison, De l'eau…