par
Ophélie Wiel
C’est un cliché vérifié pour toute forme d’art, et d’autant plus pour le cinéma, dont le rapport au monde est si fort : les œuvres les plus vraies, les plus puissantes émotionnellement sont celles qui viennent directement des tripes de l’artiste, celles pour lesquelles il donne son âme quitte à la dévoiler publiquement. Le scénariste des Désaxés, le dramaturge Arthur…
par
Maël Mubalegh
« Un film sale ! Un cocktail de luxure, d'impuissance sexuelle, de vulgarité, de nudité, de névroses, de brutalité, de voyeurisme et de haine, qui culmine dans le meurtre. » Tel était le programme salace que promettait la campagne publicitaire de la Warner en 1967, à la sortie du vingt-huitième long-métrage de John Huston. Cette réduction tapageuse du film aux…
par
Benoît Smith
Dieu seul le sait n'est pas le film le plus évoqué de John Huston ; tout au plus mentionne-t-on sa proximité de sujet avec The African Queen réalisé par le même six ans plus tôt, soit la romance entre deux caractères opposés, l'homme d'action bourru et la religieuse délicate. Mais en suivant cette piste, Dieu seul le sait serait une…
par
Philippe Rocher
Dans l'histoire du cinéma mondial, l'œuvre de John Huston (1906-1987) est difficilement évitable. Comment un spectateur pourrait-il en effet ignorer les films d'un réalisateur qui a œuvré durant près d'un demi-siècle pour offrir quelques retentissants succès populaires ? Le Faucon maltais (The Maltese Falcon), Key Largo, Quand la ville dort (Asphalt Jungle), Moby Dick, Les Désaxés (The Misfits), L'Homme qui…
par
Ophélie Wiel
La Seconde Guerre mondiale fut la guerre de tous les excès. Excès d'horreurs, excès de bombes, excès d'idéologies, excès de propagande. Alors que les médias audiovisuels entraient en force dans le paysage quotidien (le cinéma parlant, rappelons-le, était né seulement douze ans avant le début du conflit), force est de constater que son utilisation, de quelque côté que ce soit,…
par
Clément Graminiès
Assez étrangement, de John Huston, réalisateur très prolifique de 1941 à 1987, il reste de nombreux films qui n’ont pour le moment fait l’objet d’aucune édition DVD. Parmi ces pépites trop peu diffusées pour la plupart (Freud, passions secrètes, Fat City), il y avait La Lettre du Kremlin, film d’espionnage réalisé en 1969 avec un casting international de choix. Grâce…
par
Audrey Jeamart
Près de dix ans après Le Faucon maltais (1941), John Huston réalise un nouveau monument du film noir : The Asphalt Jungle (1950). Plus encore que le titre français, le titre original met en évidence la contradiction, le paradoxe qui sera le cœur du film : la cohabitation de la loi de la jungle avec la loi de la ville.…
par
Ophélie Wiel
Ce devait être un de ces nouveaux westerns des années 1960 où Hollywood dénonçait le racisme anti-indien. Un contre-emploi pour Audrey Hepburn. Une entrée fracassante d'un des piliers du film noir, John Huston, dans le monde codé d'un autre genre très américain. Les producteurs, qui voulaient en atténuer la charge idéologique, en décidèrent autrement, et le film ne plut réellement…
par
Ariane Prunet
Auteur d’un nombre impressionnant de classiques (Le Faucon maltais, Quand la ville dort, Les Désaxés, La Nuit de l’iguane, L’Homme qui voulut être roi…), John Huston est un cinéaste qui n’a pourtant jamais eu la même aura critique que certains de ses pairs, comme Howard Hawks ou encore Alfred Hitchcock. Inégalement appréciée, l’œuvre de cet ancien boxeur professionnel est à…
par
Ophélie Wiel
On connaît bien le John Huston des Désaxés, du Faucon maltais ou de La Nuit de l'iguane. Plus discret à la télévision comme en DVD, voici que ressurgit grâce à Carlotta le Huston des derniers films, réalisés à la fin des années 1970 ou 1980, à l'aube de la disparition du cinéaste, en 1987. Deux films, deux occasions de découvrir…
par
Clément Graminiès
Réunis dans un même DVD, Opération Hollywood d'Emilio Pacull et Let There Be Light de John Huston ont pour objectif de montrer en quoi l'industrie cinématographique américaine a toujours tissé des liens particulièrement étroits avec les guerres dans lesquelles se sont engagés les États-Unis. Si le premier film s'avère un peu trop démonstratif, le second, un documentaire réalisé par John…
par
Marie Bigorie
Œuvre de génie ou « exemple de fumiste » (F. Truffaut)? La carrière tortueuse de John Huston, marquée par des chefs-d'œuvres et de cuisants échecs, en déconcerte plus d'un. Grand amateur de livres, Huston a toujours puisé son inspiration dans la littérature et adapte bon nombre d'auteurs à succès, parmi lesquels Dashiell Hammett, Rudyard Kipling et Herman Melville. Il réalise…