par
Sylvain Blandy, Marin Gérard
Débat autour de Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks, après la projection du jeudi 24 juin 2021 au cinéma Les 3 Luxembourg, dans le cadre de notre cycle « De Murnau à Eastwood : une brève histoire du mélodrame ». Intervenants : Sylvain Blandy et Marin Gérard. Enregistrement : Corentin Lê et Chloé Cavillier.
par
Josué Morel
Dans son dictionnaire du cinéma, Jacques Lourcelles avance à propos de La Rivière rouge, le premier western de Howard Hawks, que « le modernisme du film vient des ambiguïtés et de la complexité du personnage de John Wayne dont l’obstination et l’autorité presque pathologiques cachent un déséquilibre, une instabilité et même une certaine immaturité dangereuse, utilisés par Hawks pour enrichir…
par
Raphaëlle Pireyre
Quinze après L’Impossible Monsieur Bébé, Howard Hawks entraîne à nouveau Cary Grant dans les aventures rocambolesques d’un scientifique. Cette fois, ce n’est pas du côté de l’époque antédiluvienne qu’il est tourné, mais vers la recherche de l’éternelle jeunesse, clé d’un bonheur conjugal sans faille. C’est sur l’image de la façade d’un pavillon cossu que défilent les premiers noms du générique…
par
Benoît Smith
La Dame du vendredi, comédie de Howard Hawks, reste partout citée comme un modèle du genre en termes de rapidité et de bannissement du temps mort. À raison : entre les péripéties déboulant de tous les côtés (assaillant par portes, fenêtres et téléphones les deux lieux principaux de l'action : un bureau de rédacteur en chef et une salle de…
par
Ophélie Wiel
Aux dirigeants de la Fox qui lui demandaient comment accélérer le tournage du film, retardé par le professionnalisme exacerbé d'une de ses actrices principales, Howard Hawks rétorqua : « Trois merveilleuses idées : remplacer Marilyn Monroe, réécrire le scénario et changer de réalisateur. » Le studio, bien lui en prit, n'eut cure du cynisme du cinéaste : que serait en…
par
Juliette Goffart
Même dans ses westerns et ses films noirs réputés pour leur description d'un milieu masculin, Howard Hawks a toujours su construire des personnages de femmes libres et fortes comme Francesca Camonte dans Scarface, "Microbe" (la merveilleuse Lauren Bacall) dans Le Port de l'angoisse et Feathers (Angie Dickinson) dans Rio Bravo. Plusieurs comédies hawksiennes prolongent radicalement cette émancipation de la figure…
par
Éric Bernot
77 ans avant les exploits aériens de Poe Dameron (Oscar Isaac) dans Le Réveil de la Force, Geoff Carter (Cary Grant) éveillait déjà les vocations de pilote dans Seuls les anges ont des ailes. Ce joyau égaré dans l’œuvre monumentale d’Howard Hawks surprend encore aujourd’hui par sa modernité, au-delà de l’hommage aux derniers héros de l’aviation, car il comporte de…
par
Ophélie Wiel
L'Impossible Monsieur Bébé fait partie de ces curiosités de l'histoire du cinéma : aujourd'hui révéré comme l'une des plus importantes screwball comedy d'Hollywood, réalisé à une époque où le genre faisait salle comble, le film ne créa pas beaucoup de vagues ni de recettes à sa sortie, en 1938. Pour cause, entre autres, le statut de « poison du box-office…
par
Ariane Beauvillard
Après moult batailles avec la censure, Howard Hawks sortit en 1932 Scarface, aujourd'hui devenu le parangon du film de gangsters. La légende de ce film est pourtant bien au-dessous de la réalité : Scarface est un film simple à la logique tragique implacable et à la beauté violente et vénéneuse, qui a apporté autant d'eau aux moulins du film noir…
par
Clément Graminiès
S'il perd un peu de son influence au milieu des années 1960 face à l'émergence du Nouvel Hollywood, Howard Hawks, fort de ses trente ans de carrière jalonnée de succès, n'est pas pour autant devenu un réalisateur dépassé, à la différence de certains de ses confrères dont la préciosité de la mise en scène n'était plus raccord avec les nouveaux…
par
admin
par
Ophélie Wiel
C'est l'un des films qui fit la gloire de Howard Hawks à sa sortie (Gary Cooper y emporta même l'oscar) et l'un des plus mal-aimés aujourd'hui: si patriotisme et moral de bon ton convenait à l'Amérique pré-guerre de 1941, ils paraissent datés au spectateur d'aujourd'hui, qui a du mal à reconnaître le cynisme hawksien auquel il est habitué. Sergent York…
par
Clément Graminiès, Ophélie Wiel, Oscar Duboy
En quatre décennies d'activité, Howard Hawks s'est imposé comme l'un des maîtres incontestés du cinéma classique américain. Brillant quel que soit le genre abordé, le célèbre réalisateur au cigare fait aujourd'hui l'objet d'une rétrospective complète où les films rares côtoieront ses plus grands chefs d'œuvre. Quand la critique sait jouer son rôle La Cinémathèque Française décide donc d'honorer l'œuvre d'Howard…
par
Ariane Beauvillard
Humphrey Bogart en détective privé, Lauren Bacall en vamp mystérieuse et retorse... jusque-là, pas de quoi s'affoler réellement. Tous les codes du film noir répondent également à l'appel: la débauche d'imperméables gris, de cigarettes, de chapeaux noirs, de bruitages et de pluies torrentielles posent un décor. Et c'est justement dans ce décor topique qu'Howard Hawks s'amuse à planter une comédie…
par
Ophélie Wiel
Si l'on grossit le trait, on peut distinguer trois moments de la représentation de l'Indien dans le western américain. Années 1930-40: les Indiens sont une foule anonyme hululant en haut des collines et massacrant à tout va, traditionnelle image contre laquelle viennent s'affirmer dans les années 1960-70 (et jusqu'à aujourd'hui) des films comme Little Big Man, Jeremiah Johnson et Danse…