Hatari — La Bête
par Josué Morel, Marin Gérard
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, deux de nos rédacteurs débattent de La Bête de Bertrand Bonello. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Image : Clément Colliaux. Montage : Adrien Mitterrand.
par Josué Morel, Marin Gérard
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, deux de nos rédacteurs débattent de La Bête de Bertrand Bonello. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Image : Clément Colliaux. Montage : Adrien Mitterrand.
Au milieu d'un décor en fond vert, une actrice (Léa Seydoux) reçoit des instructions de la part d'un metteur en scène : regarder à gauche puis à droite, faire semblant d’apercevoir la présence d'une bête menaçante et invisible, prendre un couteau posé sur une table. Cette séquence, qui pourrait faire partie d'un making of de thriller, ouvre La Bête : son…
par Corentin Lê
« Un film long et compliqué » cède sa place à un autre, « bref comme un geste ». C’est par cette formule que Bertrand Bonello distingue, dans une lettre adressée à sa fille au début de Coma, son nouveau film du tumultueux Nocturama, qui s’est vu fermer les portes des sélections cannoises en 2016 avant de connaître un échec…
par Corentin Lê, Alexandre Moussa
Sous le ciel radieux de la côte charentaise, le Festival La Rochelle Cinéma (Fema) soufflait début juillet ses cinquante bougies, avec une programmation pléthorique aussi riche en rétrospectives qu’en avant-premières. Comme chaque année, le volet patrimonial du Fema s'est organisé autour d'une poignée de rétrospectives dont la plus imposante était sans conteste celle consacrée à Pier Paolo Pasolini. Plus que…
par Josué Morel
L’enchaînement frénétique des projections dont Cannes est le théâtre donne parfois l’occasion au critique, entre deux scènes ou deux films, de se poser quelques questions de méthode. Par exemple, on s'interroge devant le nouveau film de Bertrand Bonello : à quel niveau l’écriture s’organise-t-elle ? Quelle serait l'unité métrique du film ? On serait tenté de poser l'hypothèse que Zombi…
par Josué Morel
L’enchaînement frénétique des projections dont Cannes est le théâtre donne parfois l’occasion au critique, entre deux scènes ou deux films, de se poser quelques questions de méthode. Par exemple, on s'interroge devant le nouveau film de Bertrand Bonello : à quel niveau l’écriture s’organise-t-elle ? Quelle serait l'unité métrique du film ? On serait tenté de poser l'hypothèse que Zombi…
par Juliette Goffart
« Nous vivons une époque sans fête, et nous y avons contribué. (...) Maintenant, il n'y a plus que des petits groupes isolés, autonomes et violents. » Ces phrases désespérées prononcées par un groupe d'étudiants révoltés et rêveurs dans Le Pornographe de Bertrand Bonello – dont se moquait alors allégrement le personnage de Jean-Pierre Léaud – trouvent un étonnant prolongement dans Nocturama.…
par Quentin Le Goff
La fin d’année 2014 aura été bonellienne. En hissant le cinéaste au premier plan avec la sortie de Saint Laurent et par sa présence à Beaubourg (rétrospective complète, « master class », carte blanche, installations), elle aura donné le sentiment, vingt ans après son premier court métrage, que se clôturait là la première partie d’une œuvre. Films fantômes enrichit celle-ci…
par Quentin Le Goff
Encore sous l’effet des vapeurs d’opium et des douces caresses du velours rouge de L’Apollonide, on attendait avec impatience le nouveau film de Bertrand Bonello. On attendait de retrouver un univers de couleurs chaleureuses qu’on imaginait déjà aisément convenir au grand couturier. On attendait de découvrir, après celle du XIXe siècle finissant, l’enivrante décadence des années 1970 dans laquelle plongea…
par Josué Morel
Aujourd’hui place à Bertrand Bonello et son très attendu Saint Laurent, premier film de la délégation française présenté en Compétition Officielle. Le réalisateur de L’Apollonide s’attaque au mythe du couturier français (quelques mois après l’insipide hagiographie de Jalil Lespert), avec la force d’un cinéaste désormais assuré de son don d’esthète. Dans Saint Laurent Bonello gomme en effet quelques défauts inhérents…
par Raphaël Lefèvre
Reparti bredouille comme nombre de films importants présentés à Cannes cette année (La Piel que Habito, Habemus Papam...), L’Apollonide demeure pourtant, de loin, le geste le plus ambitieux et l’objet le plus marquant qu’on y ait vus. Bien que, de la part de Bonello, on ne s’attendît pas à quoi que ce soit de très conventionnel, on redoutait quelque peu…
par Julia Allouache
Du 1er au 10 juillet avait lieu la 39ème édition du Festival International du Film de La Rochelle. Chaque année, la ville portuaire aime à présenter dans un même geste ressorties, films inédits et avant-premières sans les soumettre à une thématique quelconque. Autant dire que c’est toute l’histoire du cinéma qui est ici brassée et que le festivalier peut parfois…
par Raphaël Lefèvre
L’Apollonide frappe d’abord par sa pure et simple beauté. Chacun de ses plans est un tableau délicat où de voluptueuses figures se détachent, lumineuses, sur un fond obscur. Son atmosphère ouatée, tapissée de douces conversations, sécrète un parfum entêtant. Les mouvements des corps et de la caméra dégagent une intensité qui confine à l’énigme. Pourtant le film n’est pas le…
par Emmanuel Didier
Bonello est de ces jeunes cinéastes qui revigorent un cinéma français souvent engoncé dans un conformisme béat. Mouche du coche du consensus ambiant, le cinéma de Bonello emprunte des chemins autres, moins balisés et surlignés. Cinéma du doute et de l’affirmation diffuse plus qu’assénée, sa filmographie fait déjà preuve d’une grande force sur laquelle il faudra revenir plus longuement quand…