Critikat

2025, oscillations et bouillonnements

par Josué Morel

Comment ça va, le cinéma ? À chaque fin d’année, la critique est conviée au chevet de la supposée grande toussoteuse, pour prendre son pouls et soupeser le tout : -15% de fréquentation par-ci (on l’a pas mal répété ces dernières semaines : les Français vont moins en salles), la grève des scénaristes hollywoodiens par-là… Bref, de loin, ça ne…

Eddington

par Josué Morel

Dans la dernière partie de Beau is Afraid, une scène dessinait un devenir comique pour le cinéma d’Ari Aster grâce à la présence grotesque de Joaquin Phoenix, mais aussi à un certain sens de la durée et du timing : depuis le fond d’un plan nocturne, l'acteur s’avançait pas à pas vers la caméra, jusqu’à ce que l’on puisse enfin…

Jour 4 — Eddington

par Corentin Lê, Marin Gérard

Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent d'Eddington d'Ari Aster, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Que ma volonté soit faite de Julia Kowalski.    Avec : Corentin Lê et Marin Gérard. Et Pierre-Jean Delvolvé pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.

Eddington

par Josué Morel

Dans la dernière partie de Beau is Afraid, une scène dessinait un devenir comique pour le cinéma d’Ari Aster grâce à la présence grotesque de Joaquin Phoenix, mais aussi à un certain sens de la durée et du timing : depuis le fond d’un plan nocturne, l'acteur s’avançait pas à pas vers la caméra, jusqu’à ce que l’on puisse enfin…

Beau is afraid

par Bastien Gens

Depuis ses débuts, Joaquin Phoenix s’est fait le spécialiste de performances recherchant moins à susciter l’empathie qu’une certaine gêne teintée d’affliction. À son meilleur (essentiellement chez Paul Thomas Anderson, mais aussi dans Two Lovers de James Gray, Her de Spike Jonze ou Signes de Shyamalan), il incarne une masculinité fragilisée, en jouant autant de sa carrure massive que de ses…

Midsommar

par Josué Morel

Midsommar, le deuxième film d’Ari Aster, prend pour décor une communauté suédoise de prime abord idyllique, mais dont les rites et secrets font basculer l’intrigue vers l’horreur. Il raconte surtout en sous-main l’histoire d’un couple qui, on le comprend sans que cela ne soit explicitement dit, ne fait pas beaucoup l’amour. Cette question innerve secrètement le film et ce dès…

Hérédité

par Corentin Lê

L’ouverture d’Hérédité sonne comme la belle promesse d’un film vertigineux, où plusieurs espaces (des maisons en l’occurrence) s’imbriqueraient les uns dans les autres pour mieux en décupler les horreurs qui s’y dissimuleraient. Au départ, une première maison : une cabane dans les bois, au loin, refuge de la petite Charlie, souffre-douleur du film, qui s’y cache quand rien ne va plus.…