par
Jean-Sébastien Massart
Écrire sur un film aussi important que L'Avventura, c'est s'exposer à un double piège : d'abord celui de l'éloge inconditionnel, qui laisserait sagement le film sur le piédestal que la postérité a construit pour lui. Ensuite (c'est le corollaire redoutable du premier point), celui du recensement thématique, qui, à défaut d’éloges, se contenterait de rendre compte du film à travers…
par
Florian Guignandon
Profession : reporter réapparaît sur les écrans. Dans ce film, interprété par Jack Nicholson et Maria Schneider, Antonioni nous conte l'histoire d'un homme qui, pour échapper à sa vie médiocre, décide par un concours de circonstances de changer d'identité. Cet homme moyen, mal dans sa peau, ne se sentant chez lui nulle part, va tenter alors de renaître. Film sur…
par
Florian Guignandon
Pour beaucoup, Blow-Up est un film culte. Mais ceci pour plusieurs raisons: pour le film lui-même, et pour le milieu dans lequel il se déroule, c'est-à-dire le «Swinging London», le Londres psychédélique de la fin des Sixties. Mais à chaque fois que l'on souhaite faire des généralités avec les films d'Antonioni, on passe toujours à côté de l'essentiel. En effet,…
par
Damien Bonelli
La postérité d’une œuvre saurait-elle lui rendre sa juste mesure ? La question mérite d’être reposée pour Michelangelo Antonioni, disparu en 2007 et célébré ces jours-ci par une ambitieuse exposition à la Cinémathèque française qui le consacre pape du pop. Après les nouvelles vagues asiatiques, qu’elle a durablement marquées, son influence se poursuit, pour le meilleur (Michael Mann, la série…
par
Anne-Violaine Houcke
Après Profession : reporter, il faut attendre cinq ans pour voir un nouveau film de Michelangelo Antonioni sur les écrans – et il s’agit, en l’occurrence, d’écrans de télévision. Le Mystère d’Oberwald, adapté de L’Aigle à deux têtes de Cocteau, déroute : film en costumes, mélodrame historique, très dialogué, il semble bien peu « antonionien ». Il est pourtant l’occasion,…
par
Anne-Violaine Houcke
Contrairement à un auteur comme Alberto Moravia, Pavese n’a que très peu attiré l’attention des scénaristes et cinéastes : Danièle Huillet et Jean-Marie Straub sont sans doute ceux qui ont le plus dialogué avec l’écrivain, avec De la nuée à la résistance en 1978, Ces rencontres avec eux en 2006 et Le Genou d’Artémide en 2008. En 1955, après Chronique…
par
Anne-Violaine Houcke
Contrairement à un auteur comme Alberto Moravia, Pavese n’a que très peu attiré l’attention des scénaristes et cinéastes : Danièle Huillet et Jean-Marie Straub sont sans doute ceux qui ont le plus dialogué avec l’écrivain, avec De la nuée à la résistance en 1978, Ces rencontres avec eux en 2006 et Le Genou d’Artémide en 2008. En 1955, après Chronique d’un amour, Les Vaincus et La Dame sans camélias, Antonioni…
par
Matthieu Amat
Antonioni réalise Le Cri en 1957. S'il mérite d'être regardé pour lui-même, Le Cri se trouve inévitablement dans l'ombre projetée rétrospectivement par les chefs d'œuvre de la période « métaphysique » d'Antonioni : L'Avventura, La Nuit, L'Éclipse, Le Désert rouge. De fait, il apparaît comme le lieu de formation de la grammaire propre à la période la plus féconde du réalisateur. Quelques mois…
par
Julia Allouache
Michelangelo Antonioni est avec Ingmar Bergman le grand cinéaste des femmes. Mais avant la rencontre avec Monica Vitti et l’orientation de son cinéma vers les figures de femmes isolées dans les années 1960 (L’Avventura, La Notte, L’Éclipse, Le Désert rouge), il s’est dans un premier temps, comme le cinéaste suédois, intéressé au groupe. Il dévoile ainsi dans Femmes entre elles…
par
Anne-Violaine Houcke
La Chine – Chung Kuo, documentaire tourné par Antonioni en 1972 sur l’invitation du gouvernement chinois, sort en salle cette semaine, après trente d’existence « souterraine ». À cette occasion, Carlotta édite un remarquable coffret, présentant le film en version intégrale (le film était sorti en France, mais dans une version plus courte), et offrant deux bonus inédits et un…
par
Anne-Violaine Houcke
En 1972, la Chine, en pleine Révolution Culturelle depuis 1965, invite Michelangelo Antonioni à tourner un documentaire : le pays commence à s’ouvrir, en grande partie sous l’impulsion de Zhou Enlai, et souhaite montrer son nouveau visage au monde extérieur. « J’avais à l’esprit une certaine idée de la Chine », dira le cinéaste, mais ce voyage de quatre semaines…
par
Anne-Violaine Houcke
Après le « swinging London » de Blow-Up, Antonioni dirige ses regards et sa caméra vers l’Amérique de la contestation. Nous sommes en 1969, le malaise qui imprègne la société occidentale envahit aussi le cinéma : c’est cette même année que Dennis Hopper est récompensé à Cannes pour son road-movie Easy Rider. Force est d’avouer qu’Antonioni, que Blow-Up vient de…
par
Clément Graminiès, Fabien Reyre
En quelques jours, le septième art vient de perdre quelques-uns de ses plus grands noms avec les décès successifs d'Ingmar Bergman et de Michelangelo Antonioni. Cinéastes mythiques et inépuisables, œuvrant sur sept décennies, ils laissent tous deux une filmographie extrêmement diversifiée dont on n'aura jamais fini de (re)découvrir les trésors. À l'aube de l'été, nous apprenions la mort prématurée du…
par
Sarah Elkaïm
Avec Le Désert rouge, Antonioni reprend la caméra trois ans après l'Ours d'or à Berlin pour La Nuit (1961), de sa trilogie (L'Avventura en 1960 et L'Éclipse en 62) sur l'incommunicabilité entre les êtres. Un thème qu'on retrouve encore dans son dernier projet, le court métrage réalisé pour le film Eros (avec Steven Soderbergh et Wong Kar-Wai, 2005), porté ici…
par
Sarah Elkaïm
Quoi de commun entre Michelangelo Antonioni, Steven Soderbergh et Wong Kar Wai ? Pas grand-chose a priori, à comparer leurs filmographies. Réunis ici autour d'un thème universel, ils composent trois visions d'un sentiment labyrinthique. Puisque Antonioni, Soderbergh et Wong Kar Wai évitent remarquablement les lieux communs dans cette partition qui rejoue le thème amoureux dans tous les sens (toutes les…