Avec son ton badin et son défilé de « bons clients », ce doc­u­men­taire dis­pose de quelques atouts accrocheurs. Les faits : un Israélien sur cinq est un Arabe, mais allez savoir pourquoi, il y a comme une petite fâcherie qui se réper­cute dans les cham­bres à couch­er et autres lieux plus ou moins adap­tés aux ébats. Et même un véri­ta­ble apartheid sex­uel, c’est ce qui ressort net­te­ment d’un film proche du micro-trot­toir, dis­posi­tif qui n’est pas sans rimer avec dis­cus­sion de comp­toir ; même s’il s’agit évidem­ment de soulever de graves et sérieux prob­lèmes par le biais de cet angle coquin.

Would You Have Sex with an Arab ? : titre un peu provoc’, mais aus­si prob­lé­ma­tique pour sujet de dis­ser­ta­tion des élèves d’un lycée de péd­a­gogie alter­na­tive un peu olé-olé. Bien enten­du, le con­tre­point finit par inter­venir ; silence gêné chez les Arabes, à qui l’on retourne la ques­tion : un partout, balle au cen­tre, nous voici bien avancés. Mais c’est sans doute le geste ciné­matographique qui pose ques­tion. Très approx­i­matif, il insiste assez lour­de­ment sur sa décon­trac­tion – volon­taire – et recherche ain­si la con­nivence ; se loge ici le sen­ti­ment que cet objet faisant beau­coup pour être sym­pa­thique n’est pas sans être un peu irri­tant.