Sou­vent primé en Ital­ie pour ses précé­dents films – Tableau de famille et La Fenêtre d’en face par exem­ple –, Özpetek était le pre­mier Ital­ien, bien qu’il soit turc de nais­sance, à pass­er en lice pour le Lion d’or. Les sif­flets l’ont accueil­li pour cette adap­ta­tion du roman homonyme de Mela­nia Maz­zuc­co. C’est le réc­it d’une journée dra­ma­tique pen­dant laque­lle se croisent les vies d’Antonio (Vale­rio Mas­tan­drea) qui har­cèle vio­lem­ment son ex-femme Emma (Isabel­la Fer­rari), du poli­tique Elio Fio­ra­van­ti (Vale­rio Binasco) en pleine cam­pagne élec­torale et de sa jeune et belle com­pagne Maja (Nicole Gri­mau­do) qui décou­vre être enceinte. Mais il y a aus­si leurs enfants : Aris passe un exa­m­en à l’université et sa petite sœur Camil­la fête son anniver­saire auquel est invité Kevin, fils d’Emma et Anto­nio. Nous pas­sons sur une autre sœur, une prof de lycée, une grand-mère, etc. Au-delà des liens entre ces per­son­nages, c’est une poisse générale qui relie l’ensemble de l’histoire. Si elle est bien ren­due par une dis­tri­b­u­tion aux valeurs sures, elle est en revanche un peu exagérée par des effets mélo­dra­ma­tique un peu ridicules et très com­muns, surtout dans une diégèse déjà un peu tirée par les cheveux comme le sont sou­vent ces intrigues chorales. Cela dit, il n’y a rien de très méchant à dire sur ce film qui ne méri­tait tout de même pas le lyn­chage dont il a été vic­time.