Nous pour­suiv­ons le chemin de cette sec­tion «Gior­nate degli Autori» qui a vis­i­ble­ment décidé de pour­rir la répu­ta­tion des auteurs. Cette fois il s’agit d’un film anglais de Sal­lie Apra­hami­an. Et qui dit film anglais dit tou­jours film plus ou moins social. En soi, cela n’aurait rien de péjo­ratif si seule­ment la trame pou­vait insuf­fler un peu d’intérêt. Ici tout reste très morose et on s’ennuie assez vite : Jake est un jeune juif qui com­mence à déprimer après avoir per­du son père. Il est cen­sé se mari­er, mais la ren­con­tre de Bec­ca va l’emmener dans les méan­dres d’une liai­son un peu com­plexe. En effet, la jeune femme vit avec un boxeur qui est resté con­va­les­cent dont elle ne tarde pas à devenir avant tout l’infirmière. Vous l’aurez com­pris, per­son­ne n’est vrai­ment très posi­tif et le film s’enferme vite dans une lour­deur un peu stérile.

Le traite­ment scé­nar­is­tique ne fait alors qu’enfoncer des portes ouvertes, stag­nant entre les mal­heurs de cha­cun. Du point de vue du dia­logue, ce n’est guère mieux puisque les quelques répliques qui nous sont con­cédées s’enlisent toutes dans une tristesse ambiante. À demi-mots, les per­son­nages par­lent de leur las­si­tude : Jake est per­tur­bé par l’héritage de son père – un mag­a­sin de tailleur –, B n’en peut plus de faire la gou­ver­nante de son copain bien qu’elle ne veuille pas le laiss­er, ce dernier se mor­fond chez lui dans son inap­ti­tude déca­dente sans vouloir même affron­ter une réé­d­u­ca­tion. Bref, tout le monde est triste et nous le sommes aus­si.