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Vincent Avenel
Surtout connu pour sa trilogie des zombies (L'Enfer des zombies, Frayeurs et L'Au-Delà), Lucio Fulci est pourtant un réalisateur touche-à-tout, versatile et à la filmographie étendue. Avec La Guerre des gangs, il se frotte au genre du poliziottesci, le polar à l'italienne, dont la popularité est en déclin au moment du tournage du film, au début des années 1980. Comme…
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Vincent Avenel
Avec son remake de La Mouche (1986), David Cronenberg acquiert véritablement une stature cinématographique importante, lui que ses obsessions de la chair pervertie cantonnait auparavant à un public de spécialistes. Deux ans plus tard, le cinéaste radicalise son univers d'horreur clinique avec Faux-Semblants, les deux films formant un diptyque hautement symptomatique de son époque, et qui pourtant traverse sans encombre…
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Vincent Avenel
Que le cinéma parle de littérature, ce n'est pas nouveau. Et, s'il parle de littérature de genre, il semble que cela doive être dans un film du même genre. Prisonnier de ses références de polar, White Lie emprunte des voies prévisibles, trébuche à la moindre tentative de sortir des sentiers battus – mais peut-être est-ce parce que l'histoire qu'il veut…
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Vincent Avenel
Il s'est passé trente-cinq ans entre le début du travail de Paul Grimault sur La Bergère et le Ramoneur – devenu depuis Le Roi et l'Oiseau – et la sortie au cinéma du film, tel que voulu par le réalisateur. Il s'est aujourd'hui écoulé presque autant de temps depuis cette sortie : c'est à la faveur d'un rafraîchissement technique que…
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Vincent Avenel
L’heure est à la réécriture des mythes. Au menu de Dark Skies : les extra-terrestres. Puisque l’affiche française souligne la présence de Jason Blum, producteur de Paranormal Activity et d’Insidious, il est permis de remarquer que, comme ces deux films et leurs succédanés éventuels, il s’agit avec Dark Skies plus de recyclage que de réécriture : recyclage de la «…
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Figure centrale du cinéma anglais des années 1960-70, le scénariste Jimmy Sangster est débauché loin de la Hammer pour Le Sang du vampire en 1958. Le talent et l'intelligence narrative du compère de Terence Fisher sur Frankenstein s'est échappé (1957) est tout aussi présent dans cette histoire de vampire d'une impressionnante modernité. 1958 est également l'année du Cauchemar de Dracula…
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Vincent Avenel
Du fait de sa popularité tout entière due à son rôle dans Glee, Chris Colfer supporte ce Struck sur ses seules épaules d'acteur-scénariste. Cela pourrait faire du film un simple caprice de star : si le film prête le flanc aux critiques d'un strict point de vue formel, la candeur délicate de son approche de l'adolescence en fait un projet…
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Vincent Avenel
Quoi de mieux pour un compositeur de glam rock frustré que d'aller se reposer dans un sanatorium dont il ne sait strictement rien, au milieu de la campagne anglaise, sur un coup de tête, juste parce que l'agence qui le promeut est nommée « Hairy Holidays » (coup de chapeau, en passant, aux traducteurs qui traduisent ce nom en «…
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Vincent Avenel
On ne compte plus les réalisateurs importants sortis de la formule instaurée par Roger Corman : un film d'exploitation au cahier des charges simple (sexe + violence), réalisé dans les temps et dans le budget, et une totale liberté en dehors de ça. Coppola fit Dementia 13 dans ces conditions, et Scorsese réalisa avec lui Boxcar Bertha : Joe Dante,…
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Vincent Avenel
En 2009, J.J. Abrams faisait plutôt bonne impression avec un reboot de la franchise Star Trek malin et spectaculaire, un blockbuster réfléchi et de bonne tenue. Grosse déception, donc, aujourd'hui, alors que Star Trek Into Darkness commet toutes les erreurs que le premier épisode avait su éviter. Tout de même, soyons honnêtes, il faut comprendre le désarroi du casting : voyez…
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Vincent Avenel
Richard Kuklinski est une figure réelle, tueur œuvrant pour divers clans mafieux au tableau de chasse impressionnant. Décidé à suivre son personnage de ses débuts à sa chute, Ariel Vromen lorgne vers les grandes sagas de gangsters, celles de Brian De Palma en premier lieu (on pense surtout à L'Impasse). L'exécution est appliquée, mais manque du grain de folie qui…
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Vincent Avenel
En 1971, le cinéma d'exploitation se remet encore difficilement de l'onde de choc du Grand Inquisiteur de Michael Reeves (1968). La maison de production Tigon met en chantier un projet bâtard, mélange d'éléments à succès : d'un côté, l'univers du film de Michael Reeves (le genre du « film d'inquisiteur », mettant en scène une lutte entre un bien et…
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Vincent Avenel
Celles qui voulaient se souvenir / Celles qui voulaient oublier : la sortie ciné de cette série télé réalisée par Kiyoshi Kurosawa se pare de beaux titres. Des titres plus attachés à l'univers du cinéaste qu'à ce projet précis, pour lequel ils constituent un contresens partiel. Mais l'idée de l'omniprésence des absents dans l'univers mental et affectif de ceux qui…
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Vincent Avenel
Retour au grand écran pour le réalisateur de The Machinist, après une période intensément productive à la télévision. Logiquement, The Call porte les stigmates d'une narration télé appliquée au cinéma : efficacité redoutable sur une heure de narration, pertinence d'une mise en scène autour d'un décor ramassé... et effondrement total au bout d'une heure de film. Jordan Turner travaille au…
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Vincent Avenel
Une chose est sûre : on ne pourra guère, globalement, prêter à Epic le mérite de l'originalité. Reprenant sur un ton martial et échevelé l'argument du sensible Arrietty, le film de Chris Wedge ne se pose pas autant de questions. Il parvient cependant à être un divertissement de très bonne tenue. Il convient de nuancer, toutefois, le regard porté sur…
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Vincent Avenel
On n'annonce jamais une blague en disant "vous allez voir, vous allez rire" : c'est le plus sûr chemin vers le four intégral. De la même façon, arborer fièrement sur une affiche de film d'horreur "vivez l'expérience cinématographique la plus terrifiante", c'est tendre le bâton pour se faire battre. Et il y a bien de quoi taper sur ce remake…
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Vincent Avenel
Bernard Rose lui-même définit Paperhouse comme "son" premier film, le premier dans lequel il se soit réellement impliqué, le premier qui ait été vraiment personnel. Tellement personnel, tellement hors des sentiers battus, que le film n'a jamais trouvé son public, et qu'il a été éclipsé, dans la filmographie de son réalisateur, par Candyman, sans doute à raison, ce dernier étant…
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Vincent Avenel
Une maison isolée dans les bois, des meurtres, un personnage principal sadiquement éprouvé par les événements, une réalisation nerveuse et inventive... Ah, que l'on aurait aimé pouvoir, en disant cela, parler de l'Evil Dead 2013, tout juste sorti et indigne de l'héritage de Sam Raimi ! C'est l'Indonésien Joko Anwar qui peut, avec ce Modus Anomali, justement s'en prévaloir. Hélas,…
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Vincent Avenel
Reconnaissons un mérite à Danny Boyle : ses choix de projets sont pour le moins erratiques et imprévisibles. Après avoir raflé la mise (ce qui ne laisse pas d'étonner) avec Slumdog Millionaire aux Oscar 2009, il avait retrouvé son penchant pour l'esthétique clip dans 127 heures – une esthétique qu'il pousse au paroxysme avec ce Trance, son Inception à lui.…
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Vincent Avenel
Exit "Happy" Jon Favreau : si la saga d'Iron Man a transfiguré le réalisateur de Zathura, son travail plutôt impersonnel sur Cowboys & Envahisseurs montre que c'est avant tout l'univers de Tony Stark qui a beaucoup aidé. Pour Shane Black, en revanche, nul besoin de faire ses preuves (l'homme est au scénario du Dernier Samaritain, ou de L'Arme fatale, et…