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Thomas Lequeu
À distance des débats suscités par la virtuosité de L’Arche russe au moment de sa sortie, quelques éléments de réflexions sur le sens profond de son dispositif, dans un film qui place la démonstration technique au premier plan. Continuum temporel et invention de l’espace À l’unité temporelle du plan-séquence, qui rejoue trois cent ans d’histoire de la Russie dans un…
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Thomas Lequeu
Tout comme Le Bruit des glaçons, précédente réalisation de Bertrand Blier, Convoi exceptionnel repose sur une astuce scénaristique, ici une mise en abyme du processus du film lui-même, les personnages recevant au fil des scènes les pages d’un scénario à suivre. Très vite, ce jeu cinématographique laisse toutefois place à une métaphore existentielle dans laquelle chaque nouvelle page semble écrire…
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Thomas Lequeu
Les Étendues imaginaires débute comme un polar un peu convenu. Dans une atmosphère de nuit urbaine, le sombre inspecteur Lok enquête sur la disparition d’un ouvrier chinois travaillant à Singapour. Le film prend une certaine densité lorsque le point de vue se renverse dans une scène particulièrement bien construite : au cours d’une visite sur un chantier, Lok, au premier plan…
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Thomas Lequeu
Peut-être plus que tout autre réalisateur, Anthony Mann a construit ses films autour d’apparentes coïncidences, de hasards troublants, de rencontres à l’allure fortuite. Cinéaste de l’épopée (de l’Antiquité à la conquête de l’Ouest), il semble bien souvent mettre en scène l’accomplissement du destin lui-même. Est-ce à dire qu’il serait un auteur tragique ? Quelques éléments d’explications à partir de deux de…
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Thomas Lequeu
Guillaume Massart a tourné La Liberté à Casabianda, centre pénitentiaire ouvert à vocation agricole où la plupart des détenus ont été condamnés pour des crimes sexuels à caractère pédophile et incestueux. Sans brûler aucune étape, ce long documentaire témoigne du cheminement commun, sur plusieurs années, du réalisateur et de ceux qu’il filme pour donner du sens à leur rencontre. Alors…
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Thomas Lequeu
La singularité la plus évidente des Funérailles des roses tient à sa description du quartier tokyoïte de Shinjuku où se mêlent, en cette fin des années 1960, travestis, jeunes homosexuels et artistes d’avant-garde dans un univers de drogues, de sexe et de contestation politique. C’est dans ces rues que Matsumoto situe le Genet, bar à hôtesses où Eddie travaille et…
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Thomas Lequeu
En prenant connaissance de tous les éléments de l’affaire Preynat (du nom de ce prêtre accusé d’agressions sexuelles à Lyon qui aurait bénéficié de la protection du cardinal Barbarin), François Ozon a d’abord eu l’idée d’en faire un documentaire mais, répondant notamment à la volonté des victimes, dont les témoignages constituent le matériau premier du film, le réalisateur s’est décidé…
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Thomas Lequeu
L’exposition que le musée d’Orsay consacre aux liens unissant les œuvres de Jean et Pierre-Auguste Renoir s’ouvre sur le parallèle entre la scène de la balançoire de Partie de campagne (fig.2), film tourné par Jean en 1936, et le tableau La Balançoire (fig.1), achevé par son père en 1876. La proximité thématique saute aux yeux et d’autres plans du film,…
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Thomas Lequeu
Le film Mary Poppins de Robert Stevenson sorti en 1964 se terminait par cette réplique : "Revenez-nous vite, Mary Poppins !" Il lui aura fallu plus de cinquante ans pour atterrir à nouveau chez les Banks. En cinq décennies, qu’y a-t-il de changé dans l’univers de la nurse de l’allée des cerisiers ? Rien du tout. Et dans le cinéma ? Rien non…
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Thomas Lequeu
Ces dernières années, nombreux sont les festivals à fêter leur âge de raison. Ces événements qui trouvent leurs origines dans les débats des années soixante-dix (vogue des films ethnographiques avec Cinéma du Réel, luttes féministes avec le Festival de Films de Femmes et courant tiers-mondiste pour les 3 Continents) doivent leur longévité à leur capacité à évoluer avec l’époque et à…
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Thomas Lequeu
Mon oncle d’Amérique s’ouvre avec la voix-off du neurobiologiste Henri Laborit. Le professeur jette les bases de la théorie qu’il développera tout au long du film, celle des trois cerveaux humains guidant les trois principaux comportements de l’espèce : la consommation qui assure la survie élémentaire, l’inhibition face à l’agression et la mémoire que l’individu utilise comme une forme d’autojustification.…