Critikat

NAZA

par Stratis Vouyoucas

La projection retentissante à Venise de NAZA, le film de Yuval Abraham et Rachel Szor (journalistes d’investigation et coauteurs avec deux réalisateurs palestiniens, Hamdan Ballal et Basel Adra, de No Other Land), n’a pas suscité des réactions très amènes du gouvernement israélien, le ministre de la Culture Miki Zohar n’hésitant pas à qualifier les cinéastes de « traîtres en temps de…

Ni vue, ni connue

par Stratis Vouyoucas

Corinne Maclou (Isabelle Huppert), actrice ratée mais talentueuse, parvient à joindre les deux bouts en acceptant des figurations sur divers tournages plus ou moins prestigieux. Elle ne perd pourtant pas espoir d’obtenir un vrai rôle et distribue pour ce faire des CV à droite et à gauche sur les plateaux. Jusqu’au jour où elle croise Sandrine Kiberlain (dans son propre…

Jean-Pierre Thorn, fraternellement

par Stratis Vouyoucas

Héritier de René Vautier, compagnon de route de Chris Marker et de Bruno Muel, le nom de Jean-Pierre Thorn est aujourd’hui presque oublié. Il incarne pourtant une voix politique et artistique singulière dans le cinéma militant et le documentaire français. Une rétrospective intégrale de ses films, organisée par la BPI (Jean-Pierre Thorn, fraternellement, du 16 septembre au 1er novembre), donne…

La Ligne bleue

par Stratis Vouyoucas

Depuis plus de vingt ans, Marie Dumora mène une exploration documentaire dans l’est de la France qui l’a conduite à effleurer certains traumatismes liés à l’Occupation (comme la déportation des Yéniches dans Belinda, sorti en 2018). C’est sur l’un d’entre eux que se concentre son dernier film, La Ligne bleue, en faisant ressurgir la « cicatrice rose » qu’avait laissée la carrière…

Amour(s)

par Stratis Vouyoucas

La programmation de courts ou de moyens-métrages est un art qui requiert de trouver des équilibres délicats. Associer trois films de réalisatrices très différentes, mais traitant tous les trois du sentiment amoureux, dans une société aux identités (de genre ou de culture) plurielles, ressemble à une bonne idée. Mais comme toujours, lorsqu’un des morceaux choisis se détache trop nettement du…

Enamorada

par Stratis Vouyoucas

Découvrir Emilio Fernández aujourd’hui, c’est accéder, bien plus qu’à une curiosité historique, à un jalon essentiel du cinéma classique mexicain. Sa vie, romanesque et aventureuse, pourrait être le scénario de l’un de ses films. Né en 1904 dans le nord du Mexique d’une mère indienne kickapoo, il conservera toute sa vie le surnom affectueux de El Indio. Son père est…