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Ophélie Wiel
En recevant l'oscar du meilleur réalisateur en 1937 pour sa plus fameuse screwball comedy, Cette sacrée vérité, Leo McCarey déclara: "Merci, mais vous ne me l'avez pas donné pour le bon film." La même année, en effet, le cinéaste réalisait Make Way for Tomorrow (Place aux jeunes en français), qu'il considéra toujours comme son film préféré, et qui fut aussi…
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Ophélie Wiel
Isabelle Mergault n'aime pas les critiques, dixit le dossier de presse de son second long métrage. Enfin, disons qu'elle n'aime pas les critiques non "constructives", comprendre "négatives". Isabelle Mergault, dixit le même dossier de presse, n'aime pas écrire des scénarios, ne comprend rien au montage, et ne pense jamais à l'image quand elle imagine son film à venir. D'ailleurs, Isabelle…
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Ophélie Wiel
On imaginait bien que le succès surprise du "petit" film indépendant Little Miss Sunshine engendrerait quelques avatars, soucieux de surfer sur la réussite commerciale du genre "concours de musique/danse/pom-pom girls/majorettes" (cocher la case correspondante) avec petits génies en tutu et doux fêlés pour alléger l'atmosphère. Dancing Queens, OVNI venu d'Australie et filmé par un débutant, a tout parié sur cette…
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Ophélie Wiel
On ne change pas une équipe qui gagne... tout. Et surtout pas quand cette équipe réunit l'élite d'Hollywood : en vrac, l'indéboulonnable Cedric Gibbons de la MGM à la direction artistique, le génial William H. Daniels à la photo, le prolifique David Raksin à l'accompagnement musical et le couple à la ville comme au scénario Gordon/Kanin (à qui l'on doit…
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Ophélie Wiel
Êtes-vous plutôt "Taratata" ou "Fiddle-dee-dee" ? Plutôt Ashley Wilkes ou Rhett Butler ? Tara ou Les Douze Chênes ? Si ces termes vous parlent, c'est que vous aussi avez succombé au récit de l'amour tumultueux et inachevé entre l'ensorcelante (mais pimbêche) Scarlett O'Hara et le fascinant (mais cynique) Rhett Butler, sur fond de guerre fratricide entre Yankees et Confédérés. Vous…
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Ophélie Wiel
C'est l'un des films qui fit la gloire de Howard Hawks à sa sortie (Gary Cooper y emporta même l'oscar) et l'un des plus mal-aimés aujourd'hui: si patriotisme et moral de bon ton convenait à l'Amérique pré-guerre de 1941, ils paraissent datés au spectateur d'aujourd'hui, qui a du mal à reconnaître le cynisme hawksien auquel il est habitué. Sergent York…
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Ophélie Wiel
Inutile d'aller bien loin pour deviner quel est le genre préféré de Djamel Bensalah: après le très parlant Il était une fois dans l'Oued, le cinéaste français s'attaque enfin de front au western, par le biais du film pour enfants, où tous les héros sont joués par des acteurs de moins de douze ans, dans une ambiance reprenant un à…
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Clément Graminiès, Ophélie Wiel, Oscar Duboy
En quatre décennies d'activité, Howard Hawks s'est imposé comme l'un des maîtres incontestés du cinéma classique américain. Brillant quel que soit le genre abordé, le célèbre réalisateur au cigare fait aujourd'hui l'objet d'une rétrospective complète où les films rares côtoieront ses plus grands chefs d'œuvre. Quand la critique sait jouer son rôle La Cinémathèque Française décide donc d'honorer l'œuvre d'Howard…
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Ophélie Wiel
Elizabeth Ire d'Angleterre, contrairement à son homonyme d'Autriche (la fameuse Sissi) n'a pas été souvent à l'honneur au cinéma. Est-ce parce que le destin de la Reine Vierge n'était pas assez romantique, ou parce qu'elle n'était pas réputée assez jolie pour qu'une autre actrice que Bette Davis (La Vie privée d'Elizabeth d'Angleterre de Michael Curtiz) osât l'interpréter? L'inconscient Shekhar Kapur…
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Ophélie Wiel
81 ans et 44 films au compteur, Youssef Chahine dispose d'une énergie pour le moins débordante et n'a pas l'intention de s'arrêter là. Mais, est-ce l'âge qui a rendu le cinéaste quelque peu paresseux, ou la co-réalisation avec Khaled Youssef, son scénariste attitré, qui n'a pas fonctionné? Le Chaos se perd en effet dans un méli-mélo assez invraisemblable de bons…
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Ophélie Wiel
La date est symbolique : en 1975, année de tournage de Cría Cuervos, le Caudillo Francisco Franco décède, après près de quarante ans de règne à la tête de l'État espagnol. Deux ans plus tard, le roi Juan Carlos fait voter les premières lois démocratiques. Pour Carlos Saura, cette mort signe la fin d'un long combat artistique, dont Cría Cuervos…
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Ophélie Wiel
Needle, en anglais, c'est l'aiguille, et pas seulement à tricoter, mais aussi celle qu'on s'enfonce dans le bras pour s'injecter des substances pas tout à fait licites ni tout à fait bonnes pour la santé. "Needle Park" est le nom que donnaient les héroïnomanes new-yorkais des années 1970 (post-beatniks mais pré-SIDA) au parc où ils s'approvisionnaient. Quant à la panique,…
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Palme d'or au festival de Cannes 1973, L'Épouvantail n'est pas resté dans les annales du cinéma. La faute peut-être à la carrière en dents de scie de Jerry Schatzberg, qui, après un film très remarqué (Panique à Needle Park) ne fit plus beaucoup parler de lui. L'Épouvantail a pourtant tout pour plaire: deux acteurs au sommet (notamment Al Pacino, qui…
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Ophélie Wiel
Il y a Chaplin, et les autres. De toute l'histoire du cinéma, aucun cinéaste n'a aussi bien réussi à unir cinéphiles et spectateurs de tous les pays. Personne n'est devenu célèbre aussi vite et ne l'est resté aussi longtemps, accumulant chef d'œuvre sur chef d'œuvre. Pour preuve de ce succès sans cesse renouvelé, aucun des longs-métrages muets de Chaplin et…
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Ophélie Wiel
À un mois du soixantième anniversaire de la disparition du grand génie de la comédie américaine Ernst Lubitsch, les éditions MK2 mettent les petits plats dans les grands en proposant un superbe coffret de cinq œuvres muettes et – donc – rarissimes de la période allemande du prolifique artiste. Cinq films réalisés entre 1918 et 1921, un an avant que…
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Ophélie Wiel
La Charge héroïque est le deuxième volet de la trilogie de la cavalerie de John Ford, qui comprend Le Massacre de Fort Apache, tourné en 1948 et Rio Grande (1950). Comme leur titre générique l'indique, ces films devaient, pour le cinéaste, glorifier les hauts faits de l'armée américaine, jetée dans les affres des "guerres indiennes" alors que les États-Unis sortaient…
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Ophélie Wiel
Le western est un genre plutôt masculin; mais dans cet univers d'hommes, la femme réussit à trouver sa place. Anthony Mann disait ainsi qu' "en fait, on ajoute une femme dans la balade parce que sans une femme, un western ne marcherait pas" : la femme a donc une fonction spécifique, elle est un "signe". "Ce qui est important c'est…
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Ophélie Wiel
En 1960, Le Sergent noir est le premier western « classique » à évoquer la participation active dans les guerres indiennes des « Buffalo Soldiers », ces soldats noirs américains qui formaient les 9e et 10e de la cavalerie des États-Unis. Et c'est John Ford, celui que l'on taxe bien souvent, par ignorance, de réactionnaire, qui se chargea de stigmatiser…
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Ophélie Wiel
Les Cavaliers marque le grand retour de John Ford au western, cinq films et trois ans après le splendide La Prisonnière du désert. Le cinéaste revient également à son sujet de prédilection: la cavalerie, dont il avait fait l'héroïne de la trilogie La Charge héroïque / Rio Grande / Fort Apache, trois chefs d'œuvre réalisés dans les années 1940. Il…
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Ophélie Wiel
La Rivière d'argent marque la dernière collaboration, et sans doute la moins connue, du vieux briscard Raoul Walsh et de sa vedette préférée Errol Flynn. Une époque s'achève, dans la forme comme dans le fond: Raoul Walsh pousse ici très loin le cynisme froid déjà évident dans l'un de ses films les plus célèbres, La Charge fantastique. Western cruel et…