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Ophélie Wiel
Quelle foisonnante, passionnante littérature féminine anglaise. À elles trois, les sœurs Brontë et Jane Austen n'ont pas écrit plus d'une dizaine de romans. Mais quels romans. Rédigées par de jeunes femmes qui n'avaient pas beaucoup voyagé, ni beaucoup vécu, ces œuvres furent avant tout le fruit d'une débordante imagination, variations ironiques sur la bonne société anglaise dans le cas de…
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Ophélie Wiel
Onir n’est pas un inconnu à Bombay. Ses films n’attirent peut-être pas les foules – et pour cause, ils sont de ceux qui courent les festivals étrangers plutôt que les multiplexes indiens – mais depuis My Brother Nikhil, qui traitait d’un sujet dérangeant (les homosexuels et l’épidémie du SIDA), le cinéaste fait souvent parler de lui, au moins en tant…
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Ophélie Wiel
Il y aura cinquante ans le 5 août, disparaissait la plus grande icône du XXe siècle, Marilyn, alias Norma Jean Baker. Elle avait trente-six ans, avait tourné dans trente-trois films, dont seulement onze en véritable vedette. La légende s'empara d'elle. On lui écrivit des chansons post-mortem (Elton John), on la peignit en multicolore et on l'accrocha dans des musées (Andy…
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Ophélie Wiel
Que Bollywood ne soit pas gay-friendly est presque un pléonasme. L'industrie en hindi de Bombay aime traditionnellement les amours qu'elle qualifie de "pures", menant à un mariage heureux et à beaucoup d'enfants, et ne voit pas ces amours-là autrement qu'hétérosexuelles. Au-delà de l'homophobie, il s'agirait plutôt d'ignorer totalement l'existence de l'homosexualité, sauf à l'utiliser par le biais du ressort comique…
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Ophélie Wiel
Josef Von Sternberg aurait peut-être fini dans les oubliettes du cinéma sans sa muse Marlene Dietrich et réciproquement. À eux deux, ils donnèrent à l'industrie hollywoodienne tout juste parlante six bijoux (et L'Ange bleu au cinéma allemand), associant deux idées presque contradictoires, l'art expressionniste et le glamour. Dans L'Impératrice rouge, avant-dernier film de leur collaboration, ils sont au sommet de…
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Ophélie Wiel
Deuxième adaptation hollywoodienne du célèbre roman de Charlotte Brontë, en pleine Brontë-mania (Les Hauts de Hurlevent, réalisé en 1938 avec Laurence Olivier et Merle Oberon dans les rôles principaux, a été couronné d'un beau succès), le Jane Eyre de 1943 joue à plein la carte gothique de l'œuvre. Serait-ce la présence du ténébreux Orson Welles qui a incliné le film…
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Ophélie Wiel
Stanley Donen confessait volontiers que Voyage à deux était son film préféré. Il n'y a rien d'étonnant à ce que le réalisateur des plus étonnantes comédies musicales hollywoodiennes (Chantons sous la pluie, Un jour à New York, Funny Face ou Les Sept Femmes de Barberousse) privilégiât ainsi l'un de ses seules œuvres sans chansons. Voyage à deux, boudé par la…
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Ophélie Wiel
La Seconde Guerre mondiale fut la guerre de tous les excès. Excès d'horreurs, excès de bombes, excès d'idéologies, excès de propagande. Alors que les médias audiovisuels entraient en force dans le paysage quotidien (le cinéma parlant, rappelons-le, était né seulement douze ans avant le début du conflit), force est de constater que son utilisation, de quelque côté que ce soit,…
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Ophélie Wiel
Visionner la version soviétique de Guerre et paix (sortie une dizaine d'années après la version américaine par King Vidor), c'est vivre une expérience au-delà du surréalisme. Presque sept heures de film, trois cents acteurs professionnels, des centaines de milliers de figurants débauchés de l'armée russe, une bataille de Borodino de quarante minutes (dont le tournage a pris une année), «le…
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Ophélie Wiel
Il ne s'agit pas ici du célèbre homonyme réalisé en 1957 avec Deborah Kerr et Cary Grant dans les rôles principaux, mais de sa première version (1939) tournée par le même réalisateur, Leo McCarey, et interprété par le célèbre Frenchie à Hollywood, Charles Boyer, et la «fiancée de l'Amérique» Irene Dunne. La comparaison est inévitable, d'autant que les deux films…
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Ophélie Wiel
Comme toute collection DVD aux désormais presque innombrables titres, celle des productions RKO aux éditions Montparnasse est de qualité inégale. On ne peut pourtant que se réjouir de son existence lorsqu'après avoir écumé les films les plus célèbres du mythique studio (de Citizen Kane en passant par les Astaire/Rogers), il est encore possible de découvrir des œuvres «mineures» de genres…
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Ophélie Wiel
Dans La Nuit du chasseur, l'inquiétant pasteur interprété par Robert Mitchum mimait dans une scène légendaire le combat entre l'Amour (LOVE) et la Haine (HATE), dont les lettres noires étaient dessinées sur ses doigts. Quelques années plus tôt, il semble forcément incongru de voir le même Robert dans une ode à l'amour, le vrai, le beau, l'unique, un amour tellement…
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Ophélie Wiel
On l'a dit fou (faute à la fameuse consanguinité des familles princières) et son homosexualité choquait. Les circonstances de sa mort restent inconnues: accident? suicide? meurtre? Louis II de Bavière, roi d'un petit royaume allemand pendant une vingtaine d'années, fit autrefois scandale, et fascine aujourd'hui: héros romantique par excellence, amoureux platonique de sa célèbre cousine Sissi; fiancé à la sœur…
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Ophélie Wiel
Bonne nouvelle pour le cinéma indien : le voici mis à l'honneur cette semaine en France dans toute sa richesse et sa diversité. On oubliera l'énième cirque autour d'un Bollywood à bout de course avec le pitoyable documentaire présenté au festival de Cannes, simple accumulation de clips vidéo qui a beaucoup déplu en Inde. Alors que sort au même moment…
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Ophélie Wiel
Il a fallu attendre presque 40 ans (Ritwik Ghatak nous a quittés en 1976), mais le temps est bon conseiller : voici un ouvrage, qui, en plus de 400 pages, s’impose comme l’une des plus remarquables analyses existantes (certes, elles sont rares) sur l’œuvre de ce très grand cinéaste indien. Finement documenté, pertinemment illustré, Ritwik Ghatak, Des films du Bengale…
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Ophélie Wiel
Entre 1997 et 2007, 187 000 fermiers se sont suicidés en Inde. Une situation catastrophique qui revient régulièrement hanter les pages des journaux nationaux, sans qu'aucune mesure drastique ne soit prise, dans le même genre de fatalisme qui entoure les attentats en Irak. Dettes auprès de prêteurs peu scrupuleux, famine et sécheresse hantent le quotidien des campagnes indiennes depuis des…
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Ophélie Wiel
Quand Ritwik Ghatak entame le tournage de son premier film, Nagarik (Le Citoyen) dans les années 1950, le cinéma indien est assez uniforme: depuis l'avènement du cinéma parlant en 1931 avec Alam Ara, c'est la "formule" qui règne en maître, soit le cocktail de chansons et de danses sur fond d'amours improbables que l'on appelle aujourdhui "Bollywood". Calcutta, l'ancienne capitale…
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Ophélie Wiel
Ces dernières semaines, la Faucheuse a semblé avoir une dent contre Hollywood : le 9 avril ce fut au tour de Sidney Lumet (vétéran de 84 ans tout de même) de tirer sa révérence. Sidney, et non pas Sydney (Pollack), qui, lui, nous a déjà quittés. Lumet : un nom que les cinéphiles ont un peu du mal à cerner.…
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Ophélie Wiel
Auréolé du succès de Vingt mille lieues sous les mers, l'une des meilleures adaptations de Jules Verne à ce jour, Richard Fleischer n'était qu'à l'aube de sa très prolifique carrière quand il réalisa La Fille sur la balançoire. Inspiré d'une histoire vraie, restée dans les mémoires sous le nom de «procès du siècle», le film traite en filigrane, sous les…
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Ophélie Wiel
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... David Yates nous étant apparu lui-même comme un parfait imbécile de par ses désastreuses adaptations des deux épisodes précédents (Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé), nous ne pouvions que craindre sa prise en main du dernier opus. Reconnaissons donc tout de go…