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Ophélie Wiel
La Seconde Guerre mondiale est sans doute le sujet qui a fait le plus dérouler de mètres de pellicule au cinéma. Comment en parler aujourd'hui tout en restant créatif ? Soixante-dix ans après la fin du terrible conflit meurtrier, le cinéma semble se tourner vers l'intime plutôt que les grandes épopées. Témoin ce Churchill, racontant les quelques jours précédant le…
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Ophélie Wiel
En 1989, il y avait en Roumanie 400 salles de cinéma. Aujourd'hui, il n'en reste plus que 30. Un chiffre effarant, sans doute voué à diminuer encore, mais auquel ce documentaire n'apporte pas réellement d'explication. Car ce n'est pas son sujet : Cinéma mon amour s'intéresse surtout, comme le dit joliment son pitch, à une histoire personnelle ("une histoire d'amitié,…
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Ophélie Wiel
Deux amoureux de 14 ans découvrent les affres et émois du premier coup de foudre, mais appartiennent malgré eux à deux bandes rivales qui se sont vouées une haine éternelle. Cela vous rappelle quelque chose ? Non, ne fuyez pas ! Malgré les apparences, 14 ans, premier amour, n'est pas une énième version rock'n'roll de Roméo et Juliette. Au contraire, ce long métrage venu…
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Ophélie Wiel
Wedding Doll correspond typiquement au genre du "petit film étranger" qui, en dehors de quelques festivals (Toronto), n'est pas destiné à sortir de son cadre national (Israël), mais qui par la magie des distributeurs français, se trouve catapulté dans quelques salles, où il rencontrera l'intérêt de spectateurs particulièrement avertis. C'est aussi typiquement le genre de "petit film" qui met le critique devant le…
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Ophélie Wiel
Chien enragé, tourné en 1949, est déjà le neuvième film de Kurosawa, qui commença sa carrière en 1942 alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage. S'attaquant aux mêmes problématiques que le néo-réalisme italien – et même le réalisme poétique de Renoir –, ce polar magnifique conjugue l'atmosphère tendue et oppressante du film noir, la réflexion existentialiste sur les notions…
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Ophélie Wiel
On ne finit plus de découvrir et redécouvrir Kurosawa. Après trois magnifiques coffrets DVD rassemblant les films les plus connus du maître japonais (Le Château de l'araignée, Les Sept Samouraïs, La Forteresse cachée etc.) et quelques polars moins célébrés à l'époque (Chien enragé, Vivre, Les salauds dorment en paix), après une grande rétrospective organisée en juin dernier, voici que les…
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Ophélie Wiel
Il est bienvenu de faire redécouvrir au public les œuvres du très méconnu Richard Quine, dont Blake Edwards fut longtemps le scénariste, et auprès duquel, on l'imagine, il a beaucoup appris. Mais là où le cinéaste de La Party mettait tout son génie comique au service exclusif du non-sens et du burlesque, Quine, plus classique, utilise avec talent les ressorts…
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Ophélie Wiel
Billy Wilder est toujours célébré pour sa maîtrise de la comédie : c'est pourtant Boulevard du crépuscule qui reçoit généralement tous les éloges, comme s'il fallait absolument trouver une œuvre qui dépassât les autres, résolvant du même coup l'impossibilité de départager La Garçonnière de Certains l'aiment chaud. Cependant, il reste très peu du cinéaste de Sabrina dans ce film très…
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Ophélie Wiel
Aux dirigeants de la Fox qui lui demandaient comment accélérer le tournage du film, retardé par le professionnalisme exacerbé d'une de ses actrices principales, Howard Hawks rétorqua : « Trois merveilleuses idées : remplacer Marilyn Monroe, réécrire le scénario et changer de réalisateur. » Le studio, bien lui en prit, n'eut cure du cynisme du cinéaste : que serait en…
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Ophélie Wiel
Si la vision amère et délicate de l’enfance dans Cría Cuervos est passée à la postérité, on connaît beaucoup moins bien celle de Víctor Erice et de son splendide Esprit de la ruche. Les deux films ont pourtant bien plus en commun que leur origine espagnole. Sorti en 1973, soit trois ans avant Cría Cuervos et produit par le même…
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Ophélie Wiel
En 1948, la grande période du scénariste-réalisateur le mieux payé d'Hollywood, Preston Sturges, est déjà derrière lui. Après Infidèlement vôtre, réalisé avec le soutien de la Twentieth Century Fox après son départ de la Paramount, Preston Sturges ne tournera plus que deux films aujourd'hui oubliés et disparaîtra de la mémoire trop sélective des cinéphiles. L'auteur de screwball comedy le plus…
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Ophélie Wiel
Le réalisateur Vishal Bhardwaj est connu pour ses adaptations indiennes des tragédies shakespeariennes: Macbeth pour Maqbool (2003), Othello pour Omkara (2006) et Hamlet pour le plus récent et très réussi Haider (2014). Loin du Romeo+Juliet de Baz Lhurmann, Bhardwaj se plaît à mêler les bases des trames shakespeariennes, dont il ne réutilise pas le texte, aux codes bollywoodiens comme au…
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Ophélie Wiel
C'est une petite révolution qui se joue en Inde lorsque sort sur les écrans bengalis, en 1955, le premier film d'un cinéaste voué à devenir grand, Satyajit Ray. Pather Panchali (parfois intitulé en français La Complainte du sentier) signe en effet la naissance d'un cinéma d'auteur, rompant avec les codes de l'industrie hindi dominante. A posteriori, le film auréole également…
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Ophélie Wiel
Sans vouloir médire de qui que ce soit, la sortie du film indien Queen en France a plus à voir avec le fait que la moitié du film a été tournée à Paris qu’avec une prétendue supériorité artistique sur ses contemporains. Bien qu’il soit produit par Anurag Kashyap et Vikramaditya Motwane, deux importants sponsors du « nouveau cinéma » indien…
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Ophélie Wiel
Sorti en 1960, Rocco et ses frères marque un tournant dans la carrière de Visconti, commencée avec la libération de l'Italie du joug fasciste, en 1943. Qu'il est loin le jeune assistant réalisateur de Jean Renoir! À l'époque où le néo-réalisme italien brille de ses derniers feux et où la Nouvelle Vague française s'acharne à briser tous les schémas établis,…
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Ophélie Wiel
Auréolé de sa Caméra d'Or reçue à Cannes en 1988, de sa nomination à l'Oscar du meilleur film étranger l'année suivante, mais surtout d'un succès public et critique certain, le premier film de la réalisatrice indo-américaine Mira Nair ressort dans les salles françaises plus de vingt-cinq ans après sa sortie originale. L'intérêt de cette reprise est double : social d'abord,…
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Ophélie Wiel
De lui, certains disent que c'est le plus grand. Dans sa filmographie de 145 films (si l'on compte une trentaine de muets, pour la plupart perdus), les chefs d'œuvre s'accumulent et les ratés sont rares. On le connaît surtout pour avoir porté le western au rang de mythe. Mais John Ford (Sean O'Fenney de son vrai nom) savait tout faire,…
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Ophélie Wiel
La patte d'un maître est rapidement reconnaissable, même aux yeux les moins informés. Avec Ford, quelques éléments suffisent : de vieux compagnons de route (John Wayne, Woody Strode), un noir et blanc lumineux, une flambée de personnages secondaires, un humour finement intégré à l'histoire. L'Homme qui tua Liberty Valance contient tout cela à la fois. C'est une œuvre d'un classicisme…
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Ophélie Wiel
L'Impossible Monsieur Bébé fait partie de ces curiosités de l'histoire du cinéma : aujourd'hui révéré comme l'une des plus importantes screwball comedy d'Hollywood, réalisé à une époque où le genre faisait salle comble, le film ne créa pas beaucoup de vagues ni de recettes à sa sortie, en 1938. Pour cause, entre autres, le statut de « poison du box-office…
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Ophélie Wiel
Révolution à Hollywood : depuis le milieu des années 1960, le cinéma suit le mouvement culturel populaire pour briser les chaînes des studios (déjà bien éreintées) dans les années 1970. Exploser les conventions, donner du crédit à la série B (Friedkin), faire de la liberté le credo ultime (Dennis Hopper), filmer la rue et ses anonymes (Schatzberg), explorer l'inconscient (Cassavetes),…