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Josué Morel
On devine pourquoi la Semaine de la critique, sélection qui, on le rappelle, accompagne les premiers ou deuxièmes longs de cinéastes émergents, a choisi Alma Viva pour le coup d’envoi de sa dernière édition : le film raconte l’éveil et la maturation d’un regard. Pour s’en convaincre, on peut comparer son ouverture et sa conclusion, mises en miroir. S'il débute sur…
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Josué Morel
Cet article a été initialement publié en novembre 2015. Le Temps de l’innocence occupe une place étrange au sein de la filmographie de Scorsese. Entre le triomphe de Raging Bull et des Affranchis (1990), le réalisateur de Taxi Driver s’est essayé à bien des genres, de la comédie satirique (La Valse des pantins) à la farce métaphysique (After Hours), en…
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Josué Morel
Rebond sur deux films sortis en début d’année. À première vue, Aftersun et Tàr n’ont formellement pas grand-chose à voir. Ils visent toutefois chacun une complexité de façade à partir de deux stratégies communes : le morcellement et le signal. C’est une scène d’Aftersun, film défendu dans nos colonnes (ici et là), mais qui a fait débat au sein de la…
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Josué Morel
Après Astérix et Obélix : L’Empire du milieu, la « reconquête » du public hexagonal promise par Jérôme Seydoux de Pathé passe par une adaptation dispendieuse – et en deux parties – des Trois Mousquetaires de Dumas. L’entreprise s’attelle, la tâche est ardue, à rafraîchir le genre compassé (et passé de mode) du film de cape et d’épée, mais aussi…
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Josué Morel
Tourné entre Gueule d’amour et Remorques, L’Étrange Monsieur Victor n’est pas le film le plus connu de Jean Grémillon, dont l’œuvre, pourtant remise en lumière ces dernières années[1], n’en conserve pas moins une part de mystère. Tout comme Lumière d’été, pris en étau entre Remorques et Le Ciel est à vous, L’Étrange…, sans atteindre les sommets qui l’entourent, mérite certainement qu’on s’y intéresse, ne serait-ce que parce qu’il témoigne de…
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Josué Morel, Corentin Lê, Marin Gérard
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, trois de nos rédacteurs débattent d'Eternal Daughter de Joanna Hogg. Avec : Marin Gérard, Corentin Lê et Josué Morel. Présentation : Marin Gérard. Réalisation, image et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Après un blockbuster bancal mais curieux (Noé) et un bric-à-brac insauvable (Mother), Aronofsky semble revenir, du moins en apparence, à un semblant de sobriété avec ce film contenu dans l’espace d’un petit appartement et ramassé sur une poignée de jours – les derniers de Charlie, un professeur d’anglais atteint d’obésité morbide. Le seul réel effet spécial, mais de presque tous…
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Josué Morel, Adrien Mitterrand Munch, Clément Colliaux
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, trois de nos rédacteurs débattent de The Fabelmans de Steven Spielberg. Avec : Clément Colliaux, Adrien Mitterrand et Josué Morel. Présentation : Clément Colliaux. Réalisation, image et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
La méthode de Clément Cogitore commence à être identifiée : il s’agit de partir de l’étude d’un milieu concret et doté d’une spécificité forte pour faire émerger sa part mystique et fantasmagorique. D’où que le cinéaste alterne fictions documentées et documentaires contenant en eux un potentiel mythologique : son cinéma repose sur une nécessaire porosité entre ces deux formes. Ramsès…
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Josué Morel
La scène se passe en 1999, sur le plateau du talk-show Inside the Actors Studio. « Votre père était un ingénieur informatique, votre mère une musicienne. Dans Rencontres du troisième type, quand le vaisseau spatial atterrit, comment communiquent les humains et les extraterrestres ? » demande James Lipton à Steven Spielberg, qui sourit. « C’est une excellente question. Vous venez d’y répondre. » Et le présentateur…
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Josué Morel
La Femme de Tchaïkovski est peut-être à ce jour le Serebrennikov le plus digeste, le cadre du biopic tempérant sans doute légèrement ses ardeurs de cinéaste foufou. Mais cette relative épure met aussi plus crûment en lumière les limites de sa mise en scène, qui abonde ici en plans séquences performatifs à la gratuité presque assumée. Surgit même devant plusieurs…
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Josué Morel
C’est une scène située à la fin de Glass : alors que Kevin Wendell Crumb (James McAvoy) était sur le point de s’enfuir de l’hôpital psychiatrique où se déroulait la majeure partie du film, une main, celle de Casey (Anya Taylor-Joy), le retenait. Le dénouement spectaculaire promis par le récit restait lettre morte : en guise de feu d’artifice, Glass s’en tenait…
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Josué Morel
Fer de lance de la « reconquête » du public qu’appelait de ses vœux Jérôme Seydoux, au détour d’une couverture controversée du Film Français où ne figuraient que des hommes, Astérix et Obélix : L’Empire du milieu semble justement frappé par une crise de la masculinité. C’est même, dans les plis du gros spectacle franchouillard calibré qu’il s’attelle à redynamiser, son principal sujet :…
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Josué Morel, Mahaut Thébault
Comment va la critique de cinéma (et où va-t-elle) ? Telle est la question qui structure souterrainement cette série, baptisée « perspectives critiques », dans laquelle nous allons à la rencontre de confrères et de consœurs pour discuter de leur regard sur la critique, de leur rapport à l’écriture, de l’intrication entre leur travail et leur cinéphilie… Par petites touches…
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Josué Morel
On saura gré à Damien Chazelle de nous avoir mâché le travail : à la suite d’une présentation de Babylon, le cinéaste a qualifié son dernier film de « hate letter to Hollywood, but a love letter to cinema ». Difficile de mieux résumer ce portrait d’une industrie à la croisée des chemins : Chazelle retrace la bascule du muet vers le parlant en…
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Josué Morel
Comment saisir le génie d’un musicien, ce mystère sur lequel les mots butent ? Rewind and Play se coltine à cette question en deux temps – « Rewind », puis « Play » – par le retravail de rushes d’une émission de télévision consacrée à Thelonious Monk et enregistrée en 1969 pour la télévision française. On le sait, Monk était un fort…
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Josué Morel
Présenté au dernier Festival de Cannes, Nostalgia constituait peut-être le film le moins excitant parmi ceux concourant à la Palme d'or, au point que l'on se demandait en mai dernier comment un drame aussi pantouflard avait réussi à se frayer un chemin jusque dans les rangs de la compétition officielle. Le film raconte le retour de Felice (Pierfrancesco Favino) dans…
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Josué Morel
Le cinéma hollywoodien est actuellement dans un étrange état, entre vitalité des films – sur ce point, il n’a pas perdu de sa superbe – et faisceau d’indicateurs qui pointent une crise manifeste : l’impact du Covid, l’avènement des plateformes, les échecs répétés au box-office de films de studio dits « adultes », l’hégémonie de Marvel… Or qui dit crise dit introspection : que…
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Josué Morel, Mahaut Thébault
Comment va la critique de cinéma (et où va-t-elle) ? Telle est la question qui structure souterrainement cette série, baptisée « perspectives critiques », dans laquelle nous allons à la rencontre de confrères et de consœurs pour discuter de leur regard sur la critique, de leur rapport à l’écriture, de l’intrication entre leur travail et leur cinéphilie… Par petites touches…
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Josué Morel
Après l’oscarisé (et très surfait) 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance, Martin McDonagh renoue avec son genre de prédilection : la comédie noire existentielle, de prime abord délestée du grand sujet, mais qui n’en demeure pas moins gorgée de lourdes intentions. En 1923, sur la petite île irlandaise d’Inisherin, une guerre éclate : sans raison apparente, Colm (Brendan Gleeson) décide du…