Critikat

Police

par Fabrice Fuentes

Cinéaste né sur le tard (il fera ses débuts à l’âge de 43 ans), Maurice Pialat n’aura jamais cessé de courir après le temps, et plus encore après l’enfance. La sienne tout d’abord : à peine dissimulée sous le vernis de la fiction, son premier film s’en souviendra comme d’un grand cri étouffé. Vingt-sept ans après L’Enfance nue (1968)...

Le Vent nous emportera

par Fabrice Fuentes

Une voiture progresse sur un chemin en terre sinueux et adossé à une colline. Le plan est large, le panoramique lent et le paysage vallonné totalement investi par des à-plats de couleurs ocre. S’il est une image qui vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on évoque le cinéma d’Abbas Kiarostami, c’est bien celle-ci : l’incessant mouvement d’un véhicule tout-terrain qui chemine, monte…

Où est la maison de mon ami ?

par Fabrice Fuentes

Deuxième volet de notre série d’articles consacrée au cinéma d’Abbas Kiarostami, à l’occasion de la réédition progressive de son œuvre chez Potemkine et en amont de l’exposition du Centre Pompidou (accompagnée d’une rétrospective intégrale), qui devrait finalement s’ouvrir en avril 2021. Au programme cette fois-ci : la trilogie de Koker, un village où le cinéaste a réalisé trois de ses…

Le Goût de la cerise

par Fabrice Fuentes

Une voiture progresse sur un chemin en terre sinueux et adossé à une colline. Le plan est large, le panoramique lent et le paysage vallonné totalement investi par des à-plats de couleurs ocre. S’il est une image qui vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on évoque le cinéma d’Abbas Kiarostami, c’est bien celle-ci : l’incessant mouvement d’un véhicule tout-terrain qui chemine, monte…

Au travers des oliviers

par Fabrice Fuentes

Deuxième volet de notre série d’articles consacrée au cinéma d’Abbas Kiarostami, à l’occasion de la réédition progressive de son œuvre chez Potemkine et en amont de l’exposition du Centre Pompidou (accompagnée d’une rétrospective intégrale), qui devrait finalement s’ouvrir en avril 2021. Au programme cette fois-ci : la trilogie de Koker, un village où le cinéaste a réalisé trois de ses…

Et la vie continue

par Fabrice Fuentes

Deuxième volet de notre série d’articles consacrée au cinéma d’Abbas Kiarostami, à l’occasion de la réédition progressive de son œuvre chez Potemkine et en amont de l’exposition du Centre Pompidou (accompagnée d’une rétrospective intégrale), qui devrait finalement s’ouvrir en avril 2021. Au programme cette fois-ci : la trilogie de Koker, un village où le cinéaste a réalisé trois de ses…

Revoir Kiarostami (3) : les années Kanoon

par Fabrice Fuentes

Troisième et dernier volet de notre série d'articles consacrée à Abbas Kiarostami, à l'occasion de la réédition progressive de son œuvre chez Potemkine. Au programme cette-fois ci : les films produits par la Kanoon, et plus spécifiquement les nombreux courts-métrages réalisés par le cinéaste. Abbas Kiarostami intègre Kanoon en 1969. Dans ce Centre pour le développement intellectuel des enfants et…

The Nightingale

par Fabrice Fuentes

Si, en 2014, le premier film de Jennifer Kent, Mister Babadook, avait produit son petit effet horrifique dans le landernau du cinéma d’épouvante, la réalisatrice australienne a vu avec The Nightingale sa côte s’envoler pour mieux ensuite s’effondrer. Les réactions de rejet suscitées lors des rares projections en salle depuis trois ans valent d’ailleurs à son film d’être directement recalé…

Servant, saison 2

par Fabrice Fuentes

La première saison de Servant constituait, à défaut d’un événement majeur, du moins une surprise rassurante après Wayward Pines. Loin de céder à la tentation de la facilité récréative, voire de la seule rentabilité, M. Night Shyamalan déployait ses obsessions avec suffisamment de savoir-faire et d’à-propos pour assurer à ce projet parallèle une place singulière dans la masse des séries…

His House

par Fabrice Fuentes

Si Netflix s’affiche dorénavant comme la plateforme incontournable pour nombre de cinéastes de renom désireux d’obtenir sans entraves les moyens de leur ambition, elle aspire aussi à révéler les auteurs de demain, à l’instar du réalisateur et scénariste britannique Remi Weekes. Ce nouveau venu dans le Landernau du cinéma horrifique engagé, récemment remis au goût du jour par Jordan Peele…

Revoir Kiarostami (2) : la trilogie de Koker

par Fabrice Fuentes

Deuxième volet de notre série d’articles consacrée au cinéma d’Abbas Kiarostami, à l’occasion de la réédition progressive de son œuvre chez Potemkine et en amont de l’exposition du Centre Pompidou (accompagnée d’une rétrospective intégrale), qui devrait finalement s’ouvrir en avril 2021. Au programme cette fois-ci : la trilogie de Koker, un village où le cinéaste a réalisé trois de ses…

Ne vous retournez pas

par Fabrice Fuentes

Une petite fille avec un ciré rouge s’amuse à lancer une balle au bord d’un étang. Dans un pavillon situé non loin, sa mère lit au coin du feu, tandis que son père visionne des diapositives. L’une d’elles arrête soudain son regard : une personne, vêtue d’un manteau rouge et dont le visage est dissimulé par une capuche, se tient dans…

Un soupçon d’amour

par Fabrice Fuentes

La fin d’Un soupçon d’amour est un recommencement. Elle invite aussitôt à revoir le film de Paul Vecchiali à l’aune d’une révélation douloureuse levant le voile d’étrangetés qui, à certains endroits, recouvrait le récit. Un corps que l’on croyait présent était donc en réalité absent. Tout le monde (mari, amies, collègues, quidams) jouait à faire semblant et, par précaution ou…

Scanners

par Fabrice Fuentes

« Tu ne me regardes pas dans les yeux, Michel ! C’est moche, seuls les faibles font ça. » Les mots claquent comme des gifles : sur une estrade rouge bordée d’ombre, devant un public médusé, le docteur Hal Ralgan (Oliver Reed) tente d’expurger l’inconscient d’un patient en se livrant à un douloureux jeu de rôle thérapeutique, dont lui seul semble connaître…

Revoir Kiarostami (1) : Le Goût de la cerise et Le Vent nous emportera

par Fabrice Fuentes

2020 devait être une année faste pour les amateurs d'Abbas Kiarostami, avec notamment l'organisation d'une exposition au Centre Pompidou (accompagnée d'une rétrospective intégrale), finalement reportée en 2021 suite à l'épidémie de Covid-19. Heureusement, Potemkine réédite cet été une première partie de sa filmographie. L'occasion d'évoquer deux de ses films majeurs, Le Goût de la cerise et Le Vent nous emportera,…

Servant, saison 1

par Fabrice Fuentes

La première vertu de Servant est d’être pleinement une œuvre de M. Night Shyamalan. Le cinéaste n’a pourtant réalisé que deux épisodes (le premier et le neuvième) de la série diffusée sur Apple TV+, parmi les dix que compte la première saison, mais cette histoire de mystérieuse nourrice qui débarque chez un couple endeuillé et huppé de Philadelphie coche à…

Les Gens de la pluie

par Fabrice Fuentes

Dans la filmographie de Francis Ford Coppola, Les Gens de la pluie apparaît volontiers comme un de ses films les plus personnels. Un road movie intimiste plutôt méconnu, réalisé avec un budget modique, dont le cinéaste a lui-même écrit le scénario sur le tas, réunissant acteurs en devenir (James Caan, Robert Duvall, Shirley Knight) et amateurs de passage conviés à…

Les Pleins pouvoirs

par Fabrice Fuentes

« On peut y aller, le spectacle est terminé ». Les corps sont tombés comme des mouches sous les coups de feu ininterrompus de gueules cassées, sourires sardoniques aux lèvres, là pour saccager un décor et massacrer les figurants d’un Far West opératique réduit à des archétypes usés jusqu’à la corde. Caché dans un cercueil, celui qui n’a pas de nom, mais…

Triple frontière

par Fabrice Fuentes

Depuis son premier film, Margin Call (2011), J.C. Chandor place au centre des ses récits des personnages entêtés, tout occupés au labeur de survivre dans un milieu hostile, tandis que la mort, encore plus obstinément, rôde et accomplit son travail de sape. Quand tout semble perdu, il reste encore à s’acharner à vivre, jusqu’à l’absurde. De Triple frontière, on retiendra…

High Flying Bird

par Fabrice Fuentes

S’il est une pratique prisée par Steven Soderbergh, cinéaste doué dans le maniement des genres, c’est bien celle du rebond. Non que ses projets soient systématiquement pensés les uns contre les autres, mais ils relèvent à chaque fois d’un élan nouveau, dessinant une filmographie sinueuse et volontiers inégale. Soucieux de brouiller les cartes, Soderbergh a d’ailleurs manifesté ces dernières années…