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Étienne Cimetière-Cano
« Horriblement conventionnelles » : c’est par ces mots que Tove Jansson qualifie les sculptures de son père au début de Tove. Adressée avec le sourire, cette critique acerbe révèle du même coup l’enjeu principal du film de Zaida Bergroth, racontant la quête d'émancipation de la créatrice des célèbres Moomins — de petits trolls ressemblant à des hippopotames. Retraçant ses…
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Étienne Cimetière-Cano
Alain Ughetto, le réalisateur d’Interdit aux chiens et aux Italiens, était de passage à Paris avec sa valise de marionnettes, avant de s’envoler pour Tokyo où il allait présenter son film. Nous l’avons rencontré pour évoquer la genèse de ce film historique nourri de l’histoire de sa famille. Votre film est résolument hybride, à commencer par la manière dont il…
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Étienne Cimetière-Cano
À la lumière d’un feu de camp, l’un des trois frères au centre du récit d’Interdit aux chiens et aux Italiens raconte à des enfants une histoire en ombres chinoises. Peu à peu, sous le regard captivé des jeunes spectateurs, les formes, derrière lesquelles subsistent celles des doigts du narrateur, gagnent en fluidité et en abstraction, jusqu’à devenir de véritables…
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Étienne Cimetière-Cano
« Go away, go away… » répète la chanson « She Was » de Camille, qui constitue l’un des rares points de repère autour desquels s’agencent les fragments de la vie de Sissi, célèbre impératrice autrichienne de la fin du XIXe siècle. Au-delà de dépoussiérer la figure jadis incarnée par Romy Schneider, Marie Kreutzer cherche à révéler le vernis craquelé d’une aristocratie…
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Étienne Cimetière-Cano
Hasard du calendrier, Cow commence là où EO, sorti il y a quelques semaines, s’achève : dans le tumulte d’un troupeau de vaches. Si le film d’Andrea Arnold partage avec celui de Jerzy Skolimowski un désir commun de filmer au plus près des animaux, le dispositif de Cow, centré sur le « quotidien » de deux vaches, Luma et son veau, va…
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Étienne Cimetière-Cano
La première heure de Bones and All repose en grande partie sur l’ambivalence de Maren, son personnage principal. Le brouillard que Guadagnino entretient autour d’elle passe par un détournement des genres, d’abord l’horreur (le réalisateur signait, il y a quatre ans, un remake de Suspiria), puis le teen movie, et enfin le road movie. La scène pré-générique donne ainsi à…
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Étienne Cimetière-Cano
La compétition de la trente-deuxième édition du Festival du Film d’Histoire de Pessac présentait, comme c’est souvent le cas lors de festivals thématiques, le défaut de projeter des films parfois sélectionnés pour leur seul sujet. La Conférence de Matti Geschonneck en est le parfait exemple, incarnant la tendance d’un certain cinéma « mémoriel » mû par la seule ambition de…
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Étienne Cimetière-Cano
Brassant comme chaque année plusieurs compétitions, avant-premières, rétrospectives, séances spéciales et multiples rencontres, le Cinemed appartient à ces festivals qui ont le don de fédérer des films d’horizons différents avec une cohérence assez remarquable. Au sein de la compétition, plusieurs bonnes découvertes semblaient notamment s’articuler autour d’une tentative commune d’explorer les singularités de personnages aux parcours de vie atypiques :…
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Étienne Cimetière-Cano
Tragicomédie ankylosée, Amsterdam retrace par le prisme de l’enquête de trois amis (Burt, Valérie et Harold, joués respectivement par Christian Bale, Margot Robbie et John David Washington), un vaste complot du début des années 1930 visant à faire tomber les États-Unis dans une dictature fasciste. David O. Russell y accumule les scènes lourdes de sens qui accentuent le manichéisme à…
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Étienne Cimetière-Cano
C’est un parfum doux-amer qui se dégage du Pharaon, le sauvage et la princesse, le dernier film crépusculaire de Michel Ocelot. L’émerveilleur phare de l’animation française y propose, non sans une certaine mélancolie, une synthèse de son cinéma, en rassemblant ses multiples influences graphiques et ses motifs de prédilection. Si cette démarche de compilation suscite des sentiments contrastés, c’est qu’elle…
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Étienne Cimetière-Cano
L’ambition comique qui a animé le cinéma des frères Farrelly, de leurs emblématiques Dumb & Dumber et Mary à tout prix à leurs films fous des années 2010 (Les Trois Corniauds ou Dumb & Dumber De), semble désormais bien loin. Si Green Book, le premier film en solo de Peter Farrelly, amorçait un changement de ton, l’argument de The Greatest…
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Étienne Cimetière-Cano
Difficile de dire ce qui frappe le plus dans Poulet Frites, entre le vertige suscité par les ramifications complexes de l’enquête menée par la police criminelle bruxelloise et la manière dont elle met en lumière la glaçante réalité dans laquelle vit la population défavorisée au cœur de l’affaire. Prenant pour point de départ un fait-divers (le corps d’une femme égorgée…
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Étienne Cimetière-Cano
« My life is just an old men’s memory » (Ma vie n’est qu’un souvenir de vieil homme), arbore sur l’un de ses T-shirt l’infirmière qui s’occupe du vieillard sénile au cœur d’Anatomy of Time. Une phrase qui métaphorise grossièrement ce que le film travaille par son entremêlement des temporalités en racontant parallèlement deux moments de la vie d’une femme, Maem, de…
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Étienne Cimetière-Cano
Dans la lignée de la saga Harry Potter, dont les derniers épisodes adoptaient une tonalité résolument sombre, ce troisième volet de la saga des Animaux fantastiques s’engage sur un terrain plus grave que celui des deux films précédents. Pour contrer la menace de Grindelwald, le magicien noir qui s’apprête à conquérir le monde des sorciers, Albus Dumbledore réunit une équipe…
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Étienne Cimetière-Cano
Envisager ce que seront les images de demain implique également de se demander ce qu’il adviendra des œuvres du passé. La restauration des films, qui s’est développée depuis l’avènement de la vidéo domestique (VHS, puis DVD, Blu-Ray et VOD), ne cesse de se perfectionner, permettant aujourd’hui de créer des fichiers numériques en ultra-haute résolution à partir de supports pellicules en…
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Étienne Cimetière-Cano
Neuf ans après Gare du Nord, sa dernière fiction mâtinée de documentaire, Claire Simon affirme avec Vous ne désirez que moi un goût semblable pour le brouillage des codes et des genres. Adaptation de l’entretien entre Yann Andréa, le dernier compagnon de Marguerite Duras, et Michèle Manceaux (qui fut retranscrit après la mort d’Andréa dans un livre intitulé Je voudrais…
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Étienne Cimetière-Cano
À quel Paris Édouard Baer adresse-t-il ses adieux ? À celui où l’anonyme peut croiser la route d’une célébrité populaire, comme ces hommes qui interpellent Benoît Poelvoorde dans la première scène du film ? Ou au Paris des repas mondains entre artistes sexagénaires, reliques d'un passé idéalisé ? Sans doute un peu aux deux, puisque c'est un télescopage entre ces…
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Étienne Cimetière-Cano
La Memory Box qui donne son titre au film est une boîte regorgeant de souvenirs non pas oubliés, mais plutôt à oublier. Reçue par Maia, expatriée libanaise au Québec, elle contient les photos de son adolescence pendant la guerre civile et sa correspondance avec son amie Liza, réfugiée en France, et dont elle apprend la mort récente. Sa fille Alex,…
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Étienne Cimetière-Cano
Dans une scène de Luzzu, un beau champ-contrechamp oppose Jesmark, le pêcheur maltais au centre du film, à sa compagne Denise : lui, la mine renfrognée, se tient dans l'ombre, sous le toit d'un bateau amarré, tandis que sa femme, tournée vers l’horizon, s’offre au soleil méditerranéen. Si l’homme croit aveuglément aux principes moraux de son métier traditionnel, sourd aux…
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Étienne Cimetière-Cano
Il était légitime, à l’annonce de cette suite de SOS Fantômes (le premier est sorti il y a trente-sept ans), de s’interroger sur le public ciblé : s’agirait-il d’un film pour les fans originaux, ou serait-il plutôt destiné à une nouvelle génération dont les références sont sensiblement différentes, notamment nourries par le revival des années 1980 à l’œuvre aujourd’hui ?…