Ce que ces journées ont de dionysien, c’est bien sûr d’abord leur ancrage en Seine Saint-Denis, aux portes du nord de Paris (“dionysien” est l’élé­gant gen­tilé qui désigne les habi­tants de la ville) ; mais c’est cer­taine­ment aus­si et surtout le cli­mat de douce folie hal­lu­cinée qui s’a­bat sur l’Écran de Saint-Denis depuis la quin­zaine d’an­nées d’ex­is­tence du fes­ti­val.

Après une édi­tion con­sacrée aux fins de monde, la page se tourne sur le revers de la médaille : les utopies, qui for­ment la colonne vertébrale d’une pro­gram­ma­tion 2014 nav­iguant d’Ale­jan­dro Jodor­owsky (El Topo) à Yann Gon­za­lez (Les Ren­con­tres d’après minu­it, et une carte blanche), d’un idéal à un autre. Des utopies d’en­fance (Le Château dans le ciel de Hayao Miyaza­ki, La Folle Escapade de Mar­tin Rosen) et des rêves intox­iqués (Metrop­o­lis de Fritz Lang, Brazil de Ter­ry Gilliam) ponctuent ce fes­ti­val qui présente égale­ment son lot d’a­vant-pre­mières inrat­a­bles (Révo­lu­tion Zendj de Tariq Teguia, très appré­cié à Belfort).

Toutes les infor­ma­tions sont disponibles sur la page offi­cielle du fes­ti­val.