À Rome, la vie du vieux garçon Gian­ni (inter­prété par le cinéaste) con­siste à pren­dre soin de sa vieille mère, lui racon­ter des his­toires, se lever la nuit quand elle a besoin… disponi­bil­ité dont elle n’hésite pas à abuser. Endet­té auprès de ses copro­prié­taires, il accepte le deal que lui pro­pose son admin­is­tra­teur : en échange d’une annu­la­tion de sa dette, il devra s’occuper de la mère de ce dernier, la journée du 15 août (fête nationale en Ital­ie), pour qu’il prof­ite d’un peu de lib­erté. S’apprêtant à accom­plir cette corvée à recu­lons, Gian­ni a la sur­prise de se voir impos­er deux mamies sup­plé­men­taires, elles sont donc qua­tre au total. Con­trastant avec une bonne par­tie de la pro­gram­ma­tion, Pran­zo di Fer­ragos­to (pro­duit par Mat­teo Gar­rone) est un film léger et drôle. Les trois vieilles dames, inter­prétées par des non pro­fes­sion­nelles, ont impro­visé dia­logues et atti­tudes qui font sou­vent rire, émeu­vent par­fois. Au milieu de leurs caprices, piaille­ments et autres rado­tages, Gian­ni tente d’accomplir digne­ment son devoir d’hospitalité et de tenir le coup – on s’amuse de voir ses nerfs mis à l’épreuve. Con­cen­tré dans l’appartement et lors de la journée du 15 août, Pran­zo di Fer­ragos­to est bien ryth­mé, sym­pa­thique, intel­ligem­ment léger.