Critikat

La Grazia

par Josué Morel

Il est beaucoup question dans La Grazia de « retrouver de la légèreté », voire de s’affranchir de la pesanteur – c’est l’objet de l’ultime plan (enfin presque : Sorrentino, qui accumule les fins possibles, glisse dans son générique une ultime pirouette comique), vision poétique comme le cinéaste les affectionne. Ce n’est pas la première fois que Sorrentino nous fait le coup ; on…

Parthenope

par Josué Morel

Mystère ou escroquerie ? La question est posée dans le dernier mouvement du film par Parthenope elle-même, une jeune Napolitaine dont la beauté provoque chez tous ceux qui croisent son chemin un ravissement proche de l’hypnose. Est-elle si mystérieuse ? Son charme n’est-il pas de la poudre aux yeux ? « Que penses-tu ? » lui demande-t-on souvent, pour essayer de voir ce qui se trame…

Parthenope

par Josué Morel

Mystère ou escroquerie ? La question est posée dans le dernier mouvement du film par Parthenope elle-même, une jeune Napolitaine dont la beauté provoque chez tous ceux qui croisent son chemin un ravissement proche de l’hypnose. Est-elle si mystérieuse ? Son charme n’est-il pas de la poudre aux yeux ? « Que penses-tu ? » lui demande-t-on souvent, pour essayer de voir ce qui se trame…

Silvio et les autres

par Josué Morel

Silvio et les autres se conclut sur l’émotion d'Abruzzais contemplant le sauvetage d’un Christ arraché aux décombres d’une église dévastée par un séisme. Quelques séquences plus tôt, un badaud admonestait justement Berlusconi, présent pour afficher son soutien aux victimes de la catastrophe : "Rendez-nous le Christ !" Rendre le Christ ? Que signifie donc pareille apostrophe ? Pour comprendre à la fois le sens…

Youth

par Josué Morel

Souvenez-vous, c’était en avril dernier. Lors de la conférence de presse du Festival de Cannes, Thierry Frémaux annonçait la sélection de Youth de Paolo Sorrentino en compétition : "La dernière fois il était venu avec La Grande Bellezza, et en fait c’était un peu “La grande vulgarité”, la vulgarité de la société italienne contemporaine." Le directeur du général du festival…

This Must Be the Place

par Olivia Cooper Hadjian

Les images de This Must Be the Place qui circulaient quelques mois avant sa sortie avaient de quoi intriguer. On y voyait un Sean Penn presque méconnaissable, arborant la crinière ébouriffée, le maquillage et la moue boudeuse de Robert Smith. Performance d'acteur périlleuse en perspective. À la vision du film, il s'avère finalement que c'est bien pire que cela :…

Il Divo

par Anne-Violaine Houcke

Le cinéma italien est sorti du festival de Cannes 2008 couvert de lauriers : un Grand Prix pour Gomorra, de Matteo Garrone, le Prix du Jury pour Il Divo, de Paolo Sorrentino. Ce dernier est de toute façon un chouchou des festivals, et un habitué de Cannes, où il a déjà concouru deux fois avec Les Conséquences de l’amour et…

L’Ami de la famille

par Benoît Smith

Révélé dans les festivals par ses longs métrages L'Uomo in Più et surtout Les Conséquences de l'amour, Paolo Sorrentino serait, aux dires de certains, l'héritier hybride du néo-réalisme italien et du travail formel d'Antonioni. L'énergie débordante qu'il met à démontrer cette filiation autorise cependant à lever un sourcil incrédule, particulièrement au regard de la vacuité du résultat. Puisqu'on ne change…