par
Josué Morel, Marin Gérard
Pour ce nouvel épisode de L'ombre d'un doute, le podcast de Critikat, deux membres de la rédaction débattent de Marty Supreme de Josh Safdie et The Mastermind de Kelly Reichardt. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Enregistrement : Marin Gérard. Montage : Clément Colliaux. Musique : Emile Petitperrin. © Critikat 2026
par
Robin Vaz
Le générique de début de Marty Supreme consiste en une animation numérique figurant la course de spermatozoïdes alors que Marty Mauser (Timothée Chalamet), pongiste surdoué, et son amante, Rachel (Odessa A’Zion), viennent de faire l’amour. À l’issue de la séquence, un fondu transforme l’ovule en balle de ping-pong, rappelant l’étrange association entre l’éclat d’un diamant et une coloscopie dans l’ouverture…
par
Josué Morel
1. City Hall – Frederick Wiseman 2. Mank – David Fincher 3. Le Cas Richard Jewell – Clint Eastwood 4. Uncut Gems – Joshua et Ben Safdie 5. Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait – Emmanuel Mouret 6. La Femme qui s'est enfuie – Hong Sang-soo 7. Malmkrog – Cristi Puiu 8. Avant l'effondrement du Mont Blanc – Jacques…
par
Josué Morel, Thomas Grignon, Victor Bournerias
En prolongement de notre critique d’Uncut Gems, nous avons souhaité revenir sur le film, en compagnie de Victor Bournerias, programmateur au Grand Action et fin connaisseur de l’œuvre des deux frères new-yorkais. Josué Morel : Je voudrais commencer par te donner la parole, Victor. Thomas et moi-même avons été agréablement surpris par Uncut Gems des frères Safdie, dont les précédents…
par
Chloé Cavillier
À travers un plan-séquence reliant l’intérieur d’une pierre précieuse à un côlon, le début d’Uncut Gems résume parfaitement le cinéma des frères Safdie, où la beauté se tapit dans ce qu’il y a plus de sale et trivial. Après la vagabonde cleptomane de The Pleasure of Being Robbed, les amants toxicos de Mad Love in New York ou encore les…
par
La rédaction
Le retour du refoulé (Good Time) Comme dans les précédents films des frères Safdie, Good Time pénètre dans la ville pour explorer une âme écorchée – en l’occurrence Nick (Ben Safdie, d’une sincérité désarmante), jeune handicapé mental dont le regard vide révèle la détresse. Au début du film, la caméra effectue ainsi un zoom avant sur un building new-yorkais, puis…
par
Chloé Cavillier
Les premiers cartons de Mad Love in New York défilent sur les images de deux junkies à la rue, Harley (Arielle Holmes) et Ilya (Caleb Landry Jones), qui s’étreignent à même le sol dans un flot de notes aquatiques et extra-terrestres composées par Isao Tomita. Leurs visages exsangues et leurs ongles noircis par la crasse sont les stigmates de leurs…
par
Fabien Reyre
Aux nostalgiques du cinéma indé américain des années 1990, celui des polars granuleux qui suivent avec affection et empathie les destins cabossés qui errent dans les bas-fonds des métropoles, les frères Safdie réactivent avec Good Time (présenté à Cannes en compétition officielle cette année) les heures glorieuses de Sundance et de Miramax. Tout y est : l’image grossière, la caméra…
par
Adrien Dénouette
Sous ses dehors de trip survolté façon Pusher, Good Time est surtout une belle histoire de frangins. Le film s’ouvre sur le visage filmé très près de Nick, handicapé mental, prié à cet instant de répondre aux questions d’un thérapeute qui l’intimide. Il se sent coincé, l’image le montre : ses yeux sont perdus dans le vague (Benny Safdie, également coréalisateur…
par
Adrien Dénouette
Vendu comme une chronique de laissés pour compte, dans l’héritage des drames toxiques façon Requiem for a Dream, on aurait tort de résumer Mad Love in NY (déjà vu, et traité à Venise) à ses produits d’appel : les kids et la défonce. Principalement parce que le dernier film des frères Safdie, malgré les références massives qui le cernent de…
par
Benoît Smith
Avec de précédents films comme The Pleasure of Being Robbed ou Lenny and the Kids (Go Get Some Rosemary), les frères Safdie ont été un peu montés en épingle comme les figures de proue d'un cinéma indépendant new-yorkais fauché mais énergique, avec John Cassavetes pour ancêtre (on peut associer à ce mouvement Ronald Bronstein, un de leurs collaborateurs réguliers, par…
par
Bélinda Saligot
Coup de chapeau aux frères Safdie pour ce premier long métrage malicieux et quasi autobiographique, Lenny and the Kids, l’histoire d’un père divorcé peu ordinaire, projectionniste fou, prêt à accueillir deux semaines ses jeunes garçons dans un minuscule appartement new-yorkais. Dans la joie et la bonne humeur, ce film se questionne sur des temps révolus et réinvente, avec une mélancolie…
par
Vincent Avenel
Ce film aura-t-il jamais les honneurs d’une distribution française ? Les entrées de The Pleasure of Being Robbed y seront pour beaucoup – en tout cas, ce ne serait que justice, tant le nouveau film de Joshua Safdie, ici flanqué de son frère Benny, se révèle bien meilleur que le précédent. Lenny a divorcé de la mère de ses enfants,…
par
Emilie Padellec
Premier long métrage du New-Yorkais Joshua Safdie, The Pleasure of Being Robbed séduit par son style léger et mélancolique à la fois. Centré sur Eleonore, jeune kleptomane énigmatique, ce film lo-fi vagabonde dans les rues de New York, de jour comme de nuit, sur fond de jazz et de pop folk alternative. Si les références traversent l’écran sans jamais l’encombrer,…
par
Emilie Padellec
Pimpante et menue dans sa robe à pois, Eleonore Hendricks, actrice principale de The Pleasure of Being Robbed, m'accueille avec générosité au rez de chaussée d'un immeuble parisien. Le temps de me confier, en français, quelques souvenirs d'adolescence à Paris, voilà déjà Joshua Safdie à nos côtés dans la pièce, surgissant par la fenêtre... The Pleasure of Being Robbed est…