Critikat

Madame de…

par Estelle Bayon

Avant-dernier long-métrage de Max Ophuls, Madame de… est le dernier film que le cinéaste tourne avec sa muse, Danielle Darrieux. Entrée dans La Ronde ophulsienne en 1950, l’actrice est devenue l’égérie du cinéaste, prêtant sa beauté à l’une des prostituées de La Maison Tellier, épisode centrale du Plaisir, avant d’incarner ici l’inoubliable Louise du roman éponyme de Vilmorin. Classique et…

La Ronde

par Ariane Beauvillard

Revenu en France après un périple américain qui ne donna rien de moins, entre autres, que Lettre d'une inconnue, Max Ophuls commence en 1950 une série de films impressionnants de beauté tragi-comique (Le Plaisir, Madame de..., Lola Montès) dont le premier, La Ronde, réunit un nombre de tableaux et d'acteurs non moins impressionnants. Tirés d'une pièce de Schnitzler à mi-chemin…

Lettre d’une inconnue

par Ariane Beauvillard

Si Lettre d'une inconnue n'est pas le premier film américain de Max Ophuls après une partie de Vendetta (1946) et L'Exilé (1947), il est l'exemple éclatant de la victoire d'un style durement imposé outre-Atlantique. Né en Allemagne, en fuite dès 1933 en France puis aux États-Unis après la drôle de guerre, Ophuls (ou Ophüls, mais crédité Ophuls ici) a eu…

Le Plaisir

par Estelle Bayon

Le plaisir chez Ophuls, c’est d’abord celui de filmer, avec cette exubérante virtuosité qui rebutait quelque peu les critiques de l’époque. Il fallut la ténacité d’un Truffaut pour porter aux nues son cinéaste de chevet, qui signe là le second film de son tardif retour en France. L’histoire a donné raison aux critiques des Cahiers du Cinéma, en imposant Ophuls,…

Les Désemparés

par Clément Graminiès

Réalisé en 1949, Les Désemparés est le dernier film de la période américaine de Max Ophuls avant un retour prolifique en France qui le verra accoucher de chefs d'œuvre tels que La Ronde, Madame de... et Le Plaisir. Probablement le plus américain de tous ses films, Les Désemparés est à la croisée des nombreuses influences du cinéaste allemand et offre…

Lola Montès

par Ophélie Wiel

Œuvre funèbre: Lola Montès est le dernier film du grand cinéaste d'origine allemande Max Ophuls (décédé en 1957, deux ans après la sortie du film) qui marqua de sa patte inimitable tous les pays qui accueillirent sa ronde insatiable: l'Allemagne (Liebelei, 1932), les États-Unis (Lettre d'une inconnue, 1948) et la France surtout, dernier refuge (De Mayerling à Sarajevo, 1940, Madame…