par
Daniel Akhoun
Comme Lingui, les liens sacrés, précédent long-métrage de Mahamat-Saleh Haroun, Soumsoum, la nuit des astres embrasse un horizon féministe en figurant, dans le Tchad d’aujourd’hui, des femmes unies contre le système patriarcal et ses lois corsetées. Cette ambition politique se joint à la volonté reconduite du cinéaste de brosser le portrait d’une adolescente, avec sa solitude et sa difficulté à…
par
Josué Morel, Corentin Lê
Il serait trompeur de confondre l’épure de Mahamat-Saleh Haroun avec une transparence, ou d’en faire la marque d’une simplicité sans profondeur. Ce n’est guère le cas : dépouillé, Lingui, les liens sacrés l’est assurément, mais n’en demeure pas moins très varié dans sa forme, qui multiplie les ruptures de ton (par exemple : passage soudain d’une scène nocturne en extérieur…
par
Josué Morel, Corentin Lê
Puisque Lingui parle de « liens », permettons-nous d’abord un petit préambule sur la place qu’occupe le film de Mahamat-Saleh Haroun par rapport aux autres titres présentés jusqu’ici en compétition. Si la critique festivalière s’attarde souvent sur les thématiques qui se dégagent volontairement ou non de la juxtaposition des œuvres, elle évoque moins fréquemment les fluctuations de tonalités, de formes…
par
Thomas Choury
Mahamat-Saleh Haroun accompagne ses personnages - réfugiés centrafricains exilés en France - dans une chronique filmée en équilibre, sur un fil tendu entre d’un côté, un style impressionniste délicat et un peu distant, de l’autre, une démonstration plus didactique et lourdaude. Difficile de savoir : est-ce l’importance et l’urgence du sujet ou la délocalisation en France (ou, plus assurément, un peu…
par
Arnaud Hée
Le temps nous avait manqué au Festival de Cannes pour évoquer Grigris de Mahamat-Saleh Haroun lors de sa présentation en compétition officielle. Lacune réparée à l’occasion de sa sortie en salle. Un jeune homme paralysé d’une jambe tente de s’inventer une existence dans un pays déliquescent. Grigris est peut-être avant tout le récit de présences. D’abord celle du personnage-titre ;…
par
Julia Allouache
Du 1er au 10 juillet avait lieu la 39ème édition du Festival International du Film de La Rochelle. Chaque année, la ville portuaire aime à présenter dans un même geste ressorties, films inédits et avant-premières sans les soumettre à une thématique quelconque. Autant dire que c’est toute l’histoire du cinéma qui est ici brassée et que le festivalier peut parfois…
par
Sarah Elkaïm
Auteurs des très beaux Bye Bye Africa, Abouna et Daratt, Mahamat Saleh Haroun a remporté le Prix du Jury à Cannes l’an dernier pour Un homme qui crie. Le film était en compétition officielle au 22ème Fespaco (Festival Panafricain de Cinéma de Ouagadougou), où il a remporté l’Étalon d’argent. Entretien avec un cinéaste exigeant sur cette édition du Fespaco et…
par
Camille Pollas
Prix du Jury cette année à Cannes, le nouveau film du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun prend à revers ce qu’on se plaît trop souvent à attendre du cinéma africain. Une œuvre délicate, politique aux périphéries mais qui fait des mouvements émotionnels son centre, sincère et maîtrisée. Un soleil droit et une lumière jaune, presque blanche sur l’eau calme d’une piscine. Des…
par
Sarah Elkaïm
Avec une économie de moyens d'une parfaite efficacité, Mahamat-Saleh Haroun construit un huis clos impeccable et implacable entre deux personnages : Atim, l'orphelin, et Nassara, l'assassin du père du premier, qu'il est chargé par son grand-père d'éliminer. Une œuvre juste et sobre sur les ravages que quarante ans de guerre civile au Tchad ont laissés dans les cœurs. Daratt, c'est…