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La rédaction
En complément du top 10 de l’année, retour sur quelques films de 2024 rattrapés ou revus pour l'occasion. Sous l'humus (Miséricorde) Miséricorde, le dernier long-métrage d’Alain Guiraudie, se présente de prime abord sous un jour assez ingrat : une photographie plate et terne, un découpage qui semble parfois fonctionnel, un montage privilégiant la fluidité, où les coupes semblent peu ou…
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Josué Morel
1. Furiosa : une saga Mad Max – George Miller 2. DIRECT ACTION – Guillaume Cailleau et Ben Russell 3. Megalopolis – Francis Ford Coppola 4. Le mal n'existe pas – Ryūsuke Hamaguchi 5. Juré n°2 – Clint Eastwood 6. The Substance – Coralie Fargeat 7. Here - Les plus belles années de notre vie – Robert Zemeckis 8. Miséricorde…
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Josué Morel
À l’image de ses personnages obsessionnels, partagés entre un entêtement et une aspiration à la fuite, le cinéma de Guiraudie se caractérise par un étrange mélange de cohérence bornée (c’est une qualité) et d’indécidabilité : à peine a-t-on cru localiser son désir que ce dernier prend une autre direction. Si les films reconduisent à chaque fois une poignée de motifs…
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Josué Morel
À l’image de ses personnages obsessionnels, partagés entre un entêtement et une aspiration à la fuite, le cinéma de Guiraudie se caractérise par un étrange mélange de cohérence bornée (c’est une qualité) et d’indécidabilité : à peine a-t-on cru localiser son désir que ce dernier prend une autre direction. Si les films reconduisent à chaque fois une poignée de motifs…
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La rédaction
En attendant la présentation de Miséricorde au prochain festival de Cannes, le ciné-club Critikat vous donne rendez-vous le jeudi 25 avril à 20h au cinéma Les 3 Luxembourg, pour découvrir ou redécouvrir deux des premiers films d'Alain Guiraudie : Du soleil pour les gueux et Ce vieux rêve qui bouge. La projection sera suivie d'un débat animé par Marin Gérard…
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Marin Gérard
Alain Guiraudie a tourné Viens je t'emmène en 2020, trois décennies après son premier court-métrage, Les Héros sont éternels, un autre film urbain secrètement comique. Après trente ans de carrière, on peut circonscrire trois grands éléments constitutifs du cinéma de Guiraudie : l’implantation au Sud de la France, ce qui en fait un cinéma régionaliste, à l'instar de celui des…
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La rédaction
Le retour du refoulé (Good Time) Comme dans les précédents films des frères Safdie, Good Time pénètre dans la ville pour explorer une âme écorchée – en l’occurrence Nick (Ben Safdie, d’une sincérité désarmante), jeune handicapé mental dont le regard vide révèle la détresse. Au début du film, la caméra effectue ainsi un zoom avant sur un building new-yorkais, puis…
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Raphaëlle Pireyre, Morgan Pokée
Après le lieu unique de L’Inconnu du lac, Alain Guiraudie retrouve avec Rester vertical un héros irrésolu pris dans un récit vagabond fait de fausses pistes, de raccourcis et de demi-tours plus proche de ses films précédents. Rencontré deux jours après la projection du film au festival de Cannes 2016, il évoque l’angoisse transmise à son héros, de voir disparaître…
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Raphaëlle Pireyre
Attendu au tournant, Alain Guiraudie l’était très certainement après l’unanimité critique et le succès public qui accueillirent L’Inconnu du lac. Ceux qui, comme nous, le suivaient avec passion depuis ses courts métrages produits par le GREC voyaient dans le film présenté à Un Certain Regard en 2013 la parfaite actualisation de tout ce que son œuvre passé contenait de spiritualité…
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Morgan Pokée
L'annonce de la présence d'Alain Guiraudie en compétition officielle avait un goût de revanche tant il paraissait incontestable que la relégation à Un Certain Regard de son film précédent, L'Inconnu du lac, apparaissait comme une injustice il y a trois ans. Rétrospectivement, il aura peut-être fallu en passer par là pour qu'aujourd'hui Rester vertical soit sélectionné dans la catégorie reine…
par
Raphaëlle Pireyre
Six mois après le succès de sa projection au festival de Cannes 2013 à Cannes, et sa sortie en salles, faut-il redire tout ce qui a déjà été dit sur L’Inconnu du lac ? Qu’il s’agit du film parfait de Guiraudie que l’on attendait depuis les débuts de son œuvre passionnante, d’un film qui parle du désir amoureux comme aucun…
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Olivia Cooper Hadjian
Un parking sauvage. Un bois. Une plage de galets. Chaque jour, Franck traverse chacun de ces lieux pour retrouver, au bord d’un lac, des hommes venus comme lui abandonner leurs corps nus aux rayons du soleil et au regard d’autrui. Parmi les nombreux individus rencontrés au gré de ce rituel quotidien – dont certains feront l’objet d’une exploration intime dans…
par
Arnaud Hée
Un parking, des bagnoles, un lac, des mecs, du vent, un bois : voilà ce qui peuple le dernier film d'Alain Guiraudie. Disons-le tout net, c'est ce que nous avons vu de mieux depuis le début d'un festival très aqueux, non pas en raison de la moiteur mais des trombes d'eau qui s'abattent sur la Croisette, ce samedi tout particulièrement.…
par
Frédéric Caillard
Nés au milieu des années 1960, tous trois originaires du Sud-Ouest, ils ont commencé à réaliser leurs premiers courts-métrages au tournant des années 90, avant de percer une dizaine d’année plus tard, avec Ce vieux rêve qui bouge pour Alain Guiraudie – prix Jean Vigo et révélation de la quinzaine des réalisateurs cannoise en 2001 – et Fin d’été pour…
par
Raphaëlle Pireyre
Armand, vendeur de matériel agricole quadragénaire, s'interroge sur l'évolution de son amoureux, et Guiraudie sur les moyens de concilier désir, engagement affectif et liberté, mais aussi sur sa place dans le cinéma français et sur son désir de filmer. Après quoi Armand court-il? Dans la forêt, dans les champs, à vélo, à travers de longs travellings latéraux, il semble fuir…
par
Mathieu Macheret
À l’issue du long continuum de films que propose le festival de Cannes, le critique peine à se souvenir du nom de tous les personnages croisés. Si l’on compte en moyenne quatre films vus par jour sur dix jours, avec une dizaine de personnages mémorables par film, cela donne environ 400 noms à retenir. C’est humainement impossible. Dans cette jungle…
par
Chloé Larouchi
L'astuce du cinéma de Guiraudie, c'est de substituer à notre réalité un monde à la croisée du conte métaphysique et de la fable épique, impliquant une confrontation incessante entre notre réalité et sa transformation à l'écran. Et ces héros inédits, à l'élocution savamment travaillée, distillent une interrogation à la mesure de notre réalité : comment sertir l'individualité ? En vue…