Critikat

Notre enfance à Tbilissi

par Gildas Mathieu

Le plan-séquence qui ouvre Notre enfance à Tbilissi résume toute l’ambition du film : tandis qu’un vieil homme remonte difficilement une rue pavée, un camion passe en sens inverse, rempli de jeunes gens fêtant l’indépendance, drapeaux brandis au vent. D’un mouvement calme et fluide, la caméra fixe ce va-et-vient puis longe la façade d’un immeuble d’où s’échappe une douce mélodie.…