par
Clément Colliaux
Une fois par mois, Parallax regarde le cinéma d’aujourd’hui en miroir de celui d’hier. Ce mois-ci, la plongée dans la France occupée des Rayons et les Ombres rappelle celle des Quatre cavaliers de l’Apocalypse (1962). Le son des bottes nazies résonne dans Paris : pour Julio Desnoyer (Glenn Ford) dans Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse (1962) et Jean Luchaire (Jean…
par
Bastien Gens
Au-delà de l’inspiration hugolienne, le titre du nouveau Giannoli affiche avec clarté son projet : il faut lire « les rayons du Cinéma » (avec un grand « C », comme le laisse entendre la toute dernière réplique), à même de révéler la vérité des âmes noircies des collaborateurs français, de la même façon que les radiographies mettent au jour…
par
Thomas Grignon
Racontant l’histoire de Lucien de Rubempré, poète romantique de province parti à l’assaut du milieu du journalisme parisien, l’épais roman de Balzac (près de 900 pages) révèle l'existence d’un inframonde d'affaires et de petits arrangements véreux. C’est dans le spectacle de cette mécanique bien huilée que l'adaptation de Giannoli tire son épingle du jeu. Dans la meilleure scène d'Illusions perdues,…
par
Thomas Choury
L'effet baudruche que produit l'épilogue de L'Apparition, s'il charrie forcément avec lui le sentiment de déception d'un film qui retombe comme un soufflé, ne saurait annihiler entièrement l'ampleur et l'ambition des deux heures qui le précèdent. Presque fatalement, le nouveau long-métrage de Xavier Giannoli est rattrapé par sa générosité scénaristique jusqu'au petit péché de gourmandise : expliquer rationnellement après avoir…
par
Clément Graminiès
En s'inspirant librement de la vie de Florence Foster Jenkins (1868-1944), une riche Américaine devenue célèbre pour chanter terriblement faux et n'avoir aucun sens du rythme, Xavier Giannoli tenait là un sujet en or. Fortunée et issue de la haute société, l'apprenti-cantatrice se produisait pour un cercle d'intimes qui n'ont jamais osé lui dire que ses prestations scéniques dépassaient l'entendement.…
par
Camille Pollas
Un anonyme devient soudain célèbre, sans savoir pourquoi. Le synopsis du nouveau Xavier Giannoli a le mérite d’être clair et direct. À l’image de son film, si dévoué à son efficacité qu’il en oublie la portée politique de son sujet. Plus ahuri que jamais, Kad Merad sur un plateau télé, la tête penchée sur le côté, la bouche pendante, l’œil…
par
Sébastien Chapuys
Comment un escroc à la petite semaine, dépassé par l’ampleur de son arnaque, se transforme en aspirant-bienfaiteur et bouleverse la vie d’une ville entière ; de ce sujet en or inspiré d’un fait divers survenu en 1997, Xavier Giannoli a tiré un film ambitieux, mais dont la force du sujet est desservie par les maladresses du scénario et le manque…
par
Fabien Reyre
Difficile de se faire une idée précise du cinéma de Xavier Giannoli à l'heure de ce troisième long métrage, après l'intense et très réussi Les Corps impatients (2003) et Une aventure (2005), polar boursouflé malgré de belles ambitions formelles. Quand j'étais chanteur, présenté cette année à Cannes, s'est perdu dans une sélection française peu cohérente, coincé entre la radicalité de…
par
Fabien Reyre
Contrairement aux États-Unis, le cinéma français joue peu sur l'interaction vie privée/vie publique qui fait ordinairement les choux gras de la presse à scandale. Il y a bien Vincent Cassel et Monica Bellucci, qui ont à leur actif huit films ensemble (dont certains, comme Irréversible de Gaspar Noé et Agents secrets de Frédéric Schoendoerffer, ont bâti une bonne partie de…