par
Josué Morel
C’est pas moi ? Un peu tout de même, mais finalement, pas tout à fait non plus. Réalisé pour une exposition finalement annulée au Centre Pompidou, le film, long d'à peine quarante minutes, est un bric-à-brac de collages, d’intertitres, d’extraits de films (surtout ceux de Carax) et de microbouts de fiction tournés pour l’occasion. Même pour les spectateurs qui ne…
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Josué Morel
C’est pas moi ? Un peu tout de même, mais finalement, pas tout à fait non plus. Réalisé pour une exposition finalement annulée au Centre Pompidou, le film, long d'à peine quarante minutes, est un bric-à-brac de collages, d’intertitres, d’extraits de films (surtout ceux de Carax) et de microbouts de fiction tournés pour l’occasion. Même pour les spectateurs qui ne…
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Josué Morel
Certains de nos collègues ont judicieusement noté qu’Annette de Leos Carax est sorti à quelques jours d’intervalle d’une autre comédie musicale autrement moins commentée : In the Heights (D’où l’on vient, en français) de Jon Chu. Petit cousin de West Side Story, le film réactualise de manière solaire et réjouissante l’un des horizons fondamentaux du musical hollywoodien, en cela qu’il est…
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Josué Morel
« So may we start ? » demande Leos Carax en personne au début d’Annette, avant que les Sparks ne reprennent l’interrogation pour en faire l’antienne du film. Question bien caraxienne que ce « peut-on y aller ? », qui recouvre un nœud : qu’est-ce qui pourrait bien entraver l’élan vitaliste porté par cette promesse d’un départ apparaissant d’emblée comme contrarié ? Du « on voudrait revivre…
par
Josué Morel, Corentin Lê, Sylvain Blandy
Alors que Leos Carax s’apprête à faire son retour en fanfare avec Annette, il nous a semblé nécessaire de revenir sur Holy Motors afin d’ausculter, voire de clarifier, certains malentendus qui l’entourent. L’occasion de s'interroger aussi sur son héritage et, plus loin, sur ce que recouvre le « mythe Carax ». Josué Morel : Si Holy Motors est pour un…
par
Nicola Brarda
Deux ans après Boy Meets Girl, premier film remarqué au festival de Cannes, Leos Carax trouvait en 1986 la consécration cinématographique avec Mauvais Sang, où le cinéaste âgé d'à peine vingt-six ans donnait la mesure de ses talents de réalisateur. Trente ans plus tard, la filmographie de Carax a fait l'objet depuis la sortie de Holy Motors d'une redécouverte qui…
par
Arnaud Hée
Comme quelques films qui déboulent de temps à autre, Holy Motors nous rappelle qu’il n'y a pas lieu de transiger, que l’on est toujours en droit d’attendre beaucoup du cinéma – ce qui n’a visiblement rien à voir avec les attentes d’un certain jury cannois. Holy Motors questionne la matière du cinéma : l’image et le temps. Holy Motors dégage…
par
Arnaud Hée
Entre quelques bons films, les mauvais, les déceptions et ceux laissant totalement indifférents, cette Sélection Officielle a failli nous avoir à l’usure. Un cinéaste rare, un casting improbable (Denis Lavant, Eva Mendes, Édith Scob, Kylie Minogue, Michel Piccoli), un titre intriguant : 1h55 plus tard, l’affaire est pliée, l’édition 2012 a dévoilé sa grande œuvre, on pourrait presque repartir par…
par
Emmanuel Didier
Initiative de producteurs, Tokyo! réussit à passer le cap du pur exercice de consommation courante. Composite, la série propose trois visions différentes mais pourtant cohérentes de la mégalopole technoïde, loin du ronronnement habituel de ce type d’entreprise. La douceur désenchantée de Gondry contraste avec la fureur nihiliste propre à Carax, tandis que le Sud-Coréen Bong peint avec finesse une allégorie…