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Josué Morel, Clément Colliaux, Pierre-Jean Delvolvé
Pour ce deuxième épisode de L'ombre d'un doute, le nouveau podcast de Critikat, trois membres de la rédaction débattent de A House of Dynamite de Kathryn Bigelow et de The Chronology of Water de Kristen Stewart. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Avec : Clément Colliaux, Pierre-Jean Delvolvé et Josué Morel. Enregistrement et montage : Clément…
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Clément Colliaux
En prolongement de la sortie de A House of Dynamite, revenons sur un aspect vivement critiqué des deux précédents films de Kathryn Bigelow, Zero Dark Thirty (2012) et Detroit (2017) : la représentation de la violence. Avec Démineurs (2008), qui marque sa première collaboration avec le journaliste et scénariste Mark Boal, la carrière de Kathryn Bigelow a pris un tournant…
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Josué Morel
Depuis Démineurs, le cinéma de Kathryn Bigelow s’est branché sur l’histoire récente des États-Unis (même Detroit, retraçant les émeutes de juillet 1967, commentait par la bande l’émergence du mouvement Black Lives Matter) pour livrer des fictions empruntant à l’esthétique du reportage une nervosité et un sentiment d’urgence. Si A House of Dynamite semble dans un premier temps s’inscrire naturellement dans…
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Clément Colliaux
Une fois par mois, Parallax regarde le cinéma d’aujourd’hui en miroir de celui d’hier. Ce mois-ci, les heures sombres de A House of Dynamite de Kathryn Bigelow (2025) rappellent celles de Point Limite de Sidney Lumet (1964). En insistant dès son introduction sur la prolifération des armes atomiques, le dernier film de Kathryn Bigelow paraît s’inscrire dans une lignée d’œuvres…
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Josué Morel
Comment le cinéma hollywoodien, soudainement dépossédé des images qu’il a inventées, a-t-il fait face au 11-Septembre ? Et en a-t-il fini aujourd’hui avec cette déflagration qui l’a si longtemps hanté ? « De toutes ces péripéties nous gardons par-dessus tout la vision des images. Et nous devons garder cette prégnance des images, et leur fascination, car elles sont, qu'on le veuille ou…
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Sylvain Blandy
Si le générique d'un film peut avoir vocation à introduire l’intrigue (en reconstituant, par exemple, la généalogie d’une action ou en l’inscrivant dans une chaîne de cause à effet), il peut également annoncer un programme. Cas extrême : Mission Impossible et son générique qui déroule à grande vitesse la totalité du récit à venir. Plus généralement, le film d’action apparaît…
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Josué Morel
Il faut remonter à American Sniper ou à Zero Dark Thirty, déjà de Kathryn Bigelow, pour trouver trace d’un film hollywoodien provoquant une levée de boucliers comparable à celle qui se dresse face à Detroit. Que reproche-t-on exactement au film ? Dans un article pour le New Yorker, Richard Brody évoque une « faute morale » à propos d’un long-métrage qui porterait…
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Benoît Smith
Quoi qu'on en dise, le cinéma américain impressionnera toujours par sa capacité à digérer la grande histoire - y compris celle, brève, de ce pays - dans ses procédés pour raconter des petites histoires. Cela vaut aussi pour les épisodes les plus traumatisants, qu'il tâche d'exorciser par la fiction, comme on n'a cessé de le constater dernièrement avec le traitement…
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Camille Pollas
Après une dizaine de films de genres variés (Point Break, Aux frontières de l’aube, K-19 : le piège des profondeurs), Kathryn Bigelow se base sur le témoignage de son coscénariste pour relater le quotidien des démineurs de l’armée américaine en Irak. Contrairement à la plupart des films sur le conflit actuel, elle évacue en grande partie un message politique direct.…
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Oscar Duboy
The Hurt Locker fait partie de ces films qui paradoxalement sont en passe de devenir le genre américain par excellence : un film sur la guerre en Irak. On se souvient de Dans la vallée d’Elah et de Redacted, présentés ici même en compétition l’année dernière. Selon l’expression fort juste d’un spectateur assis à côté pendant la projection, le film…