Peter, jeune enseignant qui fuit Prague où il avait une bril­lante car­rière, pour un poste dans un vil­lage de cam­pagne loin de tout. C’est ici qu’il ren­con­tre Marie qui l’accueille et l’introduit tout de suite comme l’un des siens, avant de lui déclar­er sa flamme. L’irruption d’une anci­enne con­nais­sance va révéler la réal­ité de la sit­u­a­tion : Peter est homo­sex­uel et amoureux de Lada, fils ado­les­cent de Marie. Nous pour­rions faire tout un dis­cours sur le rap­proche­ment entre ces per­son­nages plus ou moins exclus de la société. Nous pour­rions par­ler de ces cam­pagnes paumées où le monde sem­ble s’être arrêté il y a trente ans. Nous pour­rions abor­der les tra­cas qui sub­sis­tent dans le proces­sus d’acceptation de soi. Nous pour­rions philoso­pher sur cette grande illu­sion qu’est le mythe de l’évolution des men­tal­ités. Mais ce film ne le mérite pas, telle­ment sa mise en scène est plate, son pro­pos est rébar­batif et ces sujets ont été traités de manière bien plus intéres­sante ailleurs.