L’été 1978 à Lon­dres. Dans sa salle de classe, Peter regarde Geor­gia avec insis­tance. Après l’é­cole ils se retrou­vent chez un dis­quaire, cha­cun souhai­tant acheter le nou­veau 45-tours des Buz­zcocks. Ils l’écouteront chez la jeune fille. Ce court-métrage de fic­tion de Sam Tay­lor-Wood est admirable­ment filmé grâce à une belle mise en exer­gue musi­cale des sens et des corps. Sur un morceau des Buz­zcocks, les per­son­nages s’enlacent et font l’amour en présence d’une caméra qui se fait proche et sen­suelle. On sent un regard d’une grande ten­dresse sur cette amourette qui restera peut-être sans lende­main. Nous sommes dans le pur acte rock’n’roll : la fille, la musique, l’alcool et le sexe, mais avec une touche de belles har­monies pop qui apporte quelque chose de réelle­ment frais et naïf à ce bel acte nos­tal­gique.