Comme chaque année axées autour d’une thé­ma­tique déclinée au sein une pro­gram­ma­tion riche et choisie, Les Ren­con­tres porteront cette année sur « La Poésie doc­u­men­taire ». Plus qu’un pied de nez, on peut décel­er ici une reven­di­ca­tion de toute la sub­jec­tiv­ité d’une forme d’expression por­teuse d’un imag­i­naire foi­son­nant, ne pou­vant donc être con­fon­due avec un enreg­istrement objec­tif de la réal­ité – l’un des nom­breux et mal­heureux « malen­ten­dus » col­lant à la peau du doc­u­men­taire. Bien au con­traire, ques­tion­ner la présence des cinéastes et du ciné­ma est une des con­stantes du 7e art au sens large, et il s’agit par ce biais d’un moyen d’interroger la nôtre et de for­muler des hypothès­es afin de regarder et d’habiter un monde pour le moins insat­is­faisant. Nao­mi Kawase – à laque­lle nous con­sacrons un long arti­cle pour l’occasion – et Audrius Stonys seront les cinéastes à l’honneur lors de cette édi­tion 2011. Quant à la pro­gram­ma­tion, elle mul­ti­plie les pos­si­bil­ités de déam­bu­la­tion ; comme tou­jours les œuvres de pat­ri­moine (par­mi lesquelles le clas­sique des clas­siques de l’essai ciné­matographique : Méditer­ranée de Jean-Daniel Pol­let) dia­logueront avec de plus récentes. On note par exem­ple la présence d’Exer­ci­ces de dis­pari­tion de Clau­dio Pazien­za – que nous avions tant aimé à l’occasion de sa présen­ta­tion au 33e Ciné­ma du Réel – et de Fad­ing d’Olivier Zabat, décou­vert à la 67e Mostra de Venise. Pour finir de manière prag­ma­tique : pas for­cé­ment très poé­tique mais très pra­tique, un jeu-con­cours vous per­met de rem­porter des places pour une séance de votre choix.