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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent des Crimes du futur de David Cronenberg, présenté en compétition. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Simon Denis
Si l’on s’habitue à voir Blanche Gardin au cinéma, jamais un film n’avait été autant centré sur elle, et plus encore sur l’univers de ses stand-ups. Dans son premier long-métrage, Céline Devaux explore la dépression inavouée que traverse Jeanne, confrontée à la fois au suicide de sa mère, à l’effondrement de sa vie professionnelle et à un désert affectif ;…
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Josué Morel
Il ne faut pas attendre de révolution de la part du dernier cru des frères Dardenne. Tori et Lokita est, comme attendu, un film à l’os, ciselé et dépouillé, pas sans limites, mais pas sans beauté non plus. Le film suit deux migrants qui, on le devine rapidement, font semblant d’être frères et sœurs aux yeux de l’administration belge. Le…
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Josué Morel
« Have we just been made obsolete ? » se demande, avec un mélange d’inquiétude et d’excitation, Caprice (Léa Seydoux), confrontée aux prémices de l’émergence d’une nouvelle humanité. La question vaut aussi pour le cinéma de David Cronenberg, qui propose ici un pot-pourri de sa filmographie (on y retrouve tout à la fois des éléments de Videodrome, eXistenZ, La Mouche, Faux semblants, Le…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 6. Deux de nos rédacteurs discutent de De Humani Corporis Fabrica de Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Corentin Lê
De Leviathan à Caniba, où l’anthropophage Issei Sagawa était filmé au plus près de sa chair, le cinéma de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor n’a cessé d’annoncer De Humani Corporis Fabrica, inspiré de l’ouvrage d’anatomie fondateur d’André Vésale, dont il reprend le titre. Le film se déroule au sein de plusieurs hôpitaux de la région parisienne et s’ouvre sur une…
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Josué Morel
On appréhendait un peu de découvrir le nouveau film de Valéria Bruni-Tedeschi, papesse du cinéma d’autofiction à la française, qui prend place au Théâtre des Amandiers dans les années 1980, à l’époque où il était dirigé par Patrice Chéreau (interprété ici par Louis Garrel). Si la tentation de l’autoportrait demeure présente (la réalisatrice a fait partie des élèves du théâtre-école),…
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Corentin Lê
Tous les films d’Alex Garland racontent peu ou prou la même chose. Un personnage déboussolé, souvent névrosé, arrive dans un lieu coupé du monde où se produisent d’inquiétants phénomènes (les pièces cachées du laboratoire-prison d’Ex Machina ou encore la « Zone X » d’Annihilation, jungle hostile et psychédélique). Dans Men, Garland opte pour un cadre plus réaliste en ancrant son…
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Marin Gérard
Avant Don Juan, Serge Bozon avait déjà réalisé un film musical : La France, où des soldats déserteurs de la Première Guerre mondiale y interprétaient de façon anachronique des chansons de pop-sike, genre obscur et sautillant de la musique anglaise des années 1960. Quinze ans plus tard, si Benjamin Esdraffo, Laurent Talon et Mehdi Zannad signent à nouveau le livret…
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Corentin Lê
Après le Cambodge dans Diamond Island, Davy Chou a posé ses valises en Corée du Sud pour Retour à Séoul, drame centré autour d’une jeune Française, Freddie, partie au Pays du matin calme à la recherche de ses parents biologiques. Accompagnée par une nouvelle amie qui joue aussi le rôle de traductrice, elle rencontre son père biologique, alcoolique, mais essuie…
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Marin Gérard
Deux ans après Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait, film aux allures d’œuvre somme, Emmanuel Mouret retrouve une forme de simplicité avec Chronique d’une liaison passagère. Cet apparent retour en arrière accueille cependant une nouveauté : le personnage de l’amoureux maladroit habituellement interprété par Mouret est ici incarné par Vincent Macaigne, expert en balbutiements depuis ses débuts (et…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 5. Deux de nos rédacteurs discutent de Triangle of Sadness de Ruben Östlund, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Corentin Lê. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Il faut attendre la fin du prologue des Nuits de Mashhad, qui induit volontairement le spectateur en erreur, pour comprendre où veut en venir le film : il s’agit au fond d’un remake de Frenzy d’Alfred Hitchcock, à un détail près, l'arme du crime – Iran oblige, le tueur en série étrangle ses victimes à l’aide de leur voile islamique…
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Marin Gérard
La filmographie de Quentin Dupieux semble comme coupée en deux. Il y a d’abord la période américaine, de Rubber aux collaborations avec Judor (Steak, tourné au Canada, Wrong, Wrong Cops), puis celle du retour en France, avec ses castings débordants à la Wes Anderson. Réalité, situé entre ces deux blocs, constitue probablement le film le plus accompli de son auteur,…
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Josué Morel
Le titre de R.M.N., contrairement aux apparences, est moins cryptique qu’on pourrait le croire : correspondant à l’acronyme roumain d’IRM, il résume bien l’horizon du récit, qui scanne les pulsions racistes et violentes d’un village perturbé par l’arrivée de travailleurs sri-lankais. Le programme n’est pas sans lourdeur, en témoigne un dernier plan métaphorique appuyé, mais la méthode de Mungiu, elle,…
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Josué Morel
Après le carré, le triangle : Ruben Östlund continue de circonscrire géométriquement les travers du monde contemporain avec un film qui, comme le précédent (auréolé, on le rappelle, d’une Palme d’or), dessine deux voies inégalement convaincantes. Triangle of Sadness confirme le talent d’Östlünd pour aménager des situations à partir desquelles la mise en scène cultive un humour acide. On pense…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent de Trois mille ans à t'attendre de George Miller, présenté hors compétition. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Marin Gérard
Hasard du calendrier cannois, nous avons découvert quasi coup sur coup Un beau matin de Mia Hansen-Løve et Frère et sœur d'Arnaud Desplechin. Si les filmographies de ces deux cinéastes s'inscrivent dans le sillon d'un certain cinéma français littéraire et sentimental, et qu'ils accueillent ici ce grand acteur qu'est Melvil Poupaud, il existe une différence fondamentale entre leurs œuvres. Là…
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Corentin Lê
C'est devenu une petite tradition : à chaque festival de Cannes son thriller sud-coréen en séance de minuit. La case est, depuis plusieurs années, systématiquement cochée, avec des fortunes diverses (du frénétique Dernier train pour Busan à l’atone Le Gangster, le flic et l’assassin). En suivant la double enquête menée par deux agents sud-coréens se suspectant l’un l’autre d’être une…
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Josué Morel
Si ce festival de Cannes est loin d’avoir livré tous ses enseignements, une première tendance se dégage déjà peut-être : pour le moment, les films les plus inventifs sont aussi les plus naïfs. C’est comme s’il fallait d’abord, pour regarder le monde autrement, retrouver une certaine virginité et même faire preuve d’un peu d’inconscience. Voir autrement nécessite de croire : croire…