par
Josué Morel
Clap de fin pour le 72e Festival de Cannes. Quel bilan tirer de cette édition ? Outre la cinquantaine de textes déjà publiés sur Critikat, voici quelques notes en guise de synthèse. En gestation Petite coïncidence : les deux films les plus passionnants de cette édition, Once Upon a Time… in Hollywood et Mektoub My Love : Intermezzo, ne sortiront peut-être…
par
Sylvain Blandy
Les vives réactions suscitées par la projection de Mektoub, My love : Intermezzo invitent à aborder le film avec prudence. S'il est difficile de ne pas faire cas des nombreuses problématiques qui ont été soulevées ici et là, elle seront traitées en temps et en heure, avec le recul nécessaire, loin du tumulte qu'implique le rythme intense d'un festival. Nous…
par
Olivia Cooper Hadjian
Présenté en clôture de l’Acid, Kongo faisait partie des rares films documentaires dignes d’intérêt que l’on pouvait voir à Cannes cette année. Les réalisateurs Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav y proposent une immersion dans l’univers spirituel de Brazzaville, et plus précisément celui de l’apôtre Médard, guérisseur que l’on voit œuvrer pour la libération des victimes de mauvais sorts. Nous…
par
Olivia Cooper Hadjian
Commande de Valentino, le moyen métrage de Luca Guadagnino The Staggering Girl réunit en toute logique un casting luxueux : Julianne Moore, Marthe Keller, Kyle MacLachlan… Conçu en étroite collaboration avec le directeur artistique de la maison de haute couture, Pierpaolo Piccioli, le film met les créations en lumière sans pour autant avoir l’allure d’une publicité. Le monde qui se…
par
Olivia Cooper Hadjian
Parmi les courts métrages présentés à la Quinzaine des réalisateurs cette année, un premier film déjà très assuré brillait : celui d’Ariane Labed, connue jusqu’à présent pour son travail d’actrice chez Athina Rachel Tsangari, Yórgos Lánthimos ou encore Philippe Grandrieux. Olla est le prénom d’une jeune femme (Romanna Lobach) dont le film relate le séjour dans une petite ville non…
par
Olivia Cooper Hadjian
Blaise Harrison signe avec Les Particules sa première fiction, après des documentaires remarqués (Armand 15 ans l’été, L’Harmonie…). Ce nouveau film ne marque pourtant en rien une rupture, tant Les Particules s’imprègne et s’inspire profondément de la réalité. Celle d’abord d’une région frontalière, le pays de Gex, où le réalisateur a grandi et où se situe également l’accélérateur de particules…
par
Chloé Cavillier
Quelque part entre le Pôle Nord et Paris, La Famille Addams et un film d’animation japonais, J’ai perdu mon corps est un conte à la fois cruel et candide dont les paradoxes émerveillent. Il réussit haut la main un pari pourtant difficile : rendre captivant et émouvant le périple d’une simple main, qui n’a ni voix ni visage. C'est que…
par
Corentin Lê
Si la caractérisation psychologique était déjà présente, par intermittence, dans ses deux premiers films, Justine Triet en a fait le sujet de son troisième, délaissant la vivacité d’un dispositif entre fiction et documentaire (La Bataille de Solférino) ou la légèreté comique d’un film de procès (Victoria) pour n’en garder que la part la plus bruyante. Sibyl, une psychanalyste reconvertie en…
par
Thomas Lequeu
Dans It Must Be Heaven, Elia Suleiman fait voyager E.S., son alter ego cinématographique, de la Palestine à New York en passant par Paris. Dans un enchaînement de petites scènes burlesques, le réalisateur, avec ses faux airs de Buster Keaton ou de Jacques Tati miniature, pose un regard inquiet sur la société occidentale. Le principal ressort comique du film résulte…
par
Olivia Cooper Hadjian
« T’as déjà brûlé sur un bûcher ? » C’est sur cette question incongrue que s’ouvre la première scène de Lux Æterna, moyen métrage de Gaspar Noé présenté en Séance de minuit. Béatrice Dalle, qui la pose à Charlotte Gainsbourg, incarne-t-elle alors une sorcière passée dans l’autre monde ? À mesure que la conversation se déroule, il apparaît plutôt que…
par
Olivia Cooper Hadjian
Le deuxième long métrage de Benoît Forgeard, présenté en clôture de la Quinzaine des réalisateurs, partage avec le film qui ouvrait la sélection un sens aigu de l’absurde. Yves est cependant aussi dense et abouti que Le Daim ne l’était pas. C’est encore l’histoire d’une relation entre un être humain et un objet : d’un côté, un frigo « intelligent…
par
Thomas Lequeu
En suivant le personnage d’Alma, jeune fille qui vit aux Pays-Bas et part en Bosnie rencontrer son père pour la première fois, Take Me Somewhere Nice nous promet un road movie dans les Balkans qui n’advient jamais réellement. Ena Sendijarević fait le choix de porter son regard exclusivement sur son héroïne en proie aux tourments inévitables de son âge (solitude,…
par
Thomas Lequeu
Loin du film de gangsters que son pitch pouvait promettre (la trahison, dans les années 1980, de Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, fait tomber une partie de la mafia sicilienne), Le Traître s’attache à dresser le portrait complexe d’un traître non repenti, image ambiguë de l’homme juste qui a du sang sur les mains. Marco Bellocchio tourne autour de…
par
Josué Morel
« Un film dirigé par Arnaud Desplechin » nous dit le générique de fin. Que déduire de cette formulation ? Peut-être moins que le film organise un chaos (le style nerveux et pris sur le vif qu’il adopte) ou s'en remet à ses acteurs (dont les visages et les profils détonnent là aussi dans le cinéma de Desplechin) qu'il ne s'achemine, comme…
par
Chloé Cavillier
Parmi les courts métrages présentés à la Semaine de la Critique, au moins trois d'entre eux mettent en scène des personnages en conflit avec le monde des adultes, portant à chaque fois un regard différent sur l'adolescence. La comédie Mardi de 8 à 18 de Cécilia de Arce prend par exemple place entre les murs d'un collège, lieu exorcisant ce…
par
Thomas Lequeu
L’Été à Changsha, premier long-métrage du réalisateur chinois Zu Feng, débute comme un polar urbain convenu, avec son traditionnel inspecteur neurasthénique et une intrigue à tiroirs à la lisière du fantastique. De ce canevas dénote cependant l'attention du réalisateur portée sur le travail besogneux de l'enquêteur, que l'on voit autant sur le terrain que chez lui, devant son ordinateur, où…
par
Sylvain Blandy
Pour les besoins du tournage d’un petit film amateur, Matthias (Gabriel d’Almeida Freitas) et Maxime (Xavier Dolan) sont contraints d'échanger un baiser. Véritable déflagration, il suscite en chacun des deux amis un trouble dont le film s'efforcera de suivre la trace, en enregistrant la façon dont il ébranle les certitudes les mieux installées (l'orientation sexuelle des personnages, l'opportunité du départ…
par
Josué Morel
Parasite n’est pas un mauvais film, loin de là, mais il déçoit un peu au regard de ce qu’il met en place – un jeu de stratifications sociales et spatiales dans une maison bourgeoise – et de ce qu’il peine à finalement atteindre – une épaisseur qui irait au-delà d’un quadrillage topographique joueur et bien tenu. Le film est à…
par
Olivia Cooper Hadjian
La première scène d’Abou Leila témoigne d’emblée de la virtuosité d’Amin Sidi-Boumédiène, qui signe ici un premier long métrage aussi exigeant que généreux. L’action se situe en 1994 en Algérie. Après avoir été témoins d’un assassinat, nous voici en voiture avec deux hommes dont l’identité et le but nous sont inconnus, partant d’Alger et se dirigeant vers le sud du…
par
Thomas Lequeu
Au milieu de séances parfois arides, d'expérimentations intéressantes, de tentatives ratées, il arrive un moment où le festivalier zélé peut se laisser happer par la plénitude romanesque d’un film parfaitement inattendu. Nous avions laissé le réalisateur brésilien Karim Aïnouz avec Zentralflughafen – THF, joli documentaire sur l’accueil des migrants en Allemagne. Il revient ici à la fiction, dans la veine…