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Sébastien Chapuys
Coincé entre un Cabaret aux huit oscars et la Palme d'or cannoise de Que le spectacle commence, Lenny fait figure de maillon méconnu dans la filmographie d’un cinéaste plus célèbre pour ses flamboyantes comédies musicales que pour cette biographie filmée. Sa ressortie en salles est l’occasion de redécouvrir une œuvre formellement fascinante, dont le discours sur la fonction sociale et…
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Sébastien Chapuys
Après Martyrs et Frontière(s), Captifs vient grossir la liste des « torture porns » français, ces films qui s'attardent avec force détails sanguinolents sur les sévices infligés à des victimes sans défense par des monstres à visage humain. Contrairement à ses prédécesseurs qui, au moins, assumaient leur côté malsain, le premier film de Yann Gozlan avancé masqué derrière une vague…
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Sébastien Chapuys
Construit à la manière d'un puzzle, Simon Werner a disparu... transpose dans la France des années Mitterrand les ingrédients d'un teen movie américain, mâtiné de polar et de fantastique. S'il ne tient pas toutes ses promesses, ce premier film très maîtrisé constitue cependant une bonne surprise, et atteint par moments une grâce assez poignante. En mars 1992, dans une petite…
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Sébastien Chapuys
Avant de signer ce premier long métrage, le fils de Costa-Gavras s'est fait un nom avec deux clips dont la violence, la bêtise et la gratuité ont suffi à lui valoir une petite aura de provocateur. Dans "Stress" (pour le groupe Justice), un groupe de jeunes de banlieue tout droit sortis des fantasmes d'un ministre de l'Intérieur sarkozyste semait la…
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Sébastien Chapuys
Aux yeux de beaucoup de cinéphiles, Frank Capra passe aujourd'hui pour un indécrottable optimiste, au point qu'on lui reproche parfois d'avoir abusé des bons sentiments pour prouver que la vie, décidément, était belle. C'est oublier que si certaines de ses fables (comme Horizons perdus) sont effectivement empreintes d'un humanisme touchant mais un peu nunuche, d'autres œuvres, telles L’Homme de la…
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Sébastien Chapuys
Œuvre à la fois totalement atypique (on n’en avait encore jamais vu de telle, et on n’en a plus revu depuis), et très caractéristique de ce que le cinéma américain produisait au tournant des années 1960-1970, Abattoir 5 n’a hélas pas rencontré le même succès public que d’autres films du « Nouvel Hollywood » pourtant tout aussi inclassables, complexes et…
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Sébastien Chapuys
Le deuxième long métrage de Fabrice Genestal, réalisateur il y a dix ans de La Squale, est une œuvre a priori ambitieuse, ne serait-ce que par son sujet : combien de réalisateurs français choisissent aujourd’hui de s'attaquer de front au pouvoir, politique ou, comme ici, économique ? Malheureusement pour lui (et pour nous), le discours de Krach n’est clairement pas…
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Sébastien Chapuys
De tous les grands cinéastes sud-coréens, Lee Chang-dong n'est pas, en apparence, le plus flamboyant. Moins ostensiblement virtuose qu'un Bong Joon-ho, un Park Chan-wook ou encore un Kim Ki-duk, le réalisateur-scénariste de Secret Sunshine et de ce Poetry choisit de raconter le parcours douloureux de gens simples, confrontés à des épreuves terribles et qui doucement cheminent de l'ombre vers la…
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Sébastien Chapuys
À sa sortie, Le Premier Maître avait connu d'une renommée internationale, avec notamment une sélection au festival de Venise de 1965. Aujourd'hui, bien malin ou bien chanceux sera celui qui parviendra à voir ce film magnifique : introuvable en DVD, rarement projeté en salles en dehors de quelques rétrospectives pointues, et bien sûr invisible à la télévision, il a rejoint…
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Sébastien Chapuys
Le thème des mondes virtuels serait-il maudit ? Après Summer Wars et L’Autre Monde, qui déjà peinaient à convaincre, Chatroom s'avère lui aussi souffrir de faiblesses narratives presque rédhibitoires. Mais le film se hausse malgré tout au-dessus du niveau de ses récents prédécesseurs grâce à la mise en scène inspirée du Japonais Hideo Nakata, petit maître de l'horreur aux commandes…
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Sébastien Chapuys
Auréolé d'un considérable succès public et critique de l'autre côté des Pyrénées, Cellule 211 a récolté huit Goyas – l'équivalent de nos César –, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur. Le troisième film de Daniel Monzón (les deux premiers sont inédits en France) sera ainsi inévitablement présenté comme l'équivalent espagnol d'Un prophète. Une comparaison…
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Sébastien Chapuys
Il y a deux ans, La Zona, propriété privée révélait un réalisateur très prometteur. Avec son nouveau film (tourné en réalité peu de temps avant La Zona), Rodrigo Plá abandonne la description de la violence sociale contemporaine et les banlieues huppées de Mexico, et s'attache à un récit apparemment plus universel et intemporel. Le sujet change, mais le talent du…
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Sébastien Chapuys
Il est de ces films dont il suffit de lire le synopsis pour en pressentir l’insondable potentiel nanardesque. L’Éclair noir ne viendra pas contredire notre a priori : sur le papier comme à l’écran, il ne vole pas bien haut. Dima est bien embêté. Trop timide pour aborder la jolie Nastya, ce jeune étudiant se fait voler la politesse par…
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Sébastien Chapuys
Se contentant d'un discours assez convenu sur le rapport entre l'addiction aux jeux online et le besoin de fuir la réalité – voire la vie –, L'Autre Monde, tout comme Summer Wars, peine à sonder les vertiges du virtuel. Mais le réalisateur Gilles Marchand cherche surtout à renouveler le genre du film noir en y injectant des formes et des…
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Sébastien Chapuys
C’est triste à dire, mais pour exprimer ce que l’on ressent à la vision du second long métrage de Marc Fitoussi, dont la mise en scène s’avère redoutablement incolore et inodore, on pourrait presque se contenter de reprendre mot pour mot ce que Fabien Reyre écrivait ici-même à propos du premier, La Vie d’artiste, sorti il y a trois ans…
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Sébastien Chapuys
Le premier "vrai" film de Vicky Jenson, jusqu'alors coréalisatrice de médiocres productions DreamWorks (Shrek, Gang de requins), lorgne ouvertement du côté des pires "Disnieyseries", qu’elle parvient même à surpasser en mièvrerie et en médiocrité. Sévèrement étrillé par la presse américaine, Post-Grad bénéficie pourtant, à la faveur de la torpeur estivale, d'une sortie technique en France – quand tant d'autres œuvres…
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Sébastien Chapuys
Après avoir signé plusieurs petites séries B fantastiques froidement conceptuelles (Cube, Cypher, Nothing) et l’un des plus mauvais sketches de l’indigent Paris je t’aime, Vincenzo Natali réactualise avec Splice le mythe de Frankenstein. Le réalisateur canadien délaisse un sujet passionnant au profit du portrait plus convenu d’une famille dysfonctionnelle, et son film finit par ressembler à un catalogue complaisant de…
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Sébastien Chapuys
Quasiment tous les classiques de cinéma d'horreur ayant fait l'objet de remakes ces dernières années, c'est logiquement au tour d'œuvres plus obscures de passer désormais à la moulinette de producteurs sans ambition, de scénaristes sans imagination et de cinéastes sans envergure. S'il ne constitue pas le pire représentant de cette vague de sous-produits, et s'il ne pâtit pas trop de…
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Sébastien Chapuys
Il y a trois ans sortait, au cœur de la torpeur estivale, La Traversée du temps, un petit film d’animation que personne n’attendait vraiment. On y suivait le parcours d’une jeune fille qui se découvrait le pouvoir de remonter dans le temps, rencontrait l’amour et apprenait les responsabilités – en un mot : mûrissait. Sans être inoubliable, cette œuvre au…
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Sébastien Chapuys
Depuis le début des années 2000, le cinéma peine à dialoguer avec le jeu vidéo – ce que déplorait un récent dossier de Critikat. Nouvelle illustration avec ce Prince of Persia : Les Sables du temps, qui transforme un principe de gameplay astucieux (les retours en arrière dans le temps) en prétexte narratif idiot. Les épreuves du héros s’enchaînent comme…