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Josué Morel
Au milieu du superbe épisode 10, une scène stupéfiante vient rompre sans heurts la drôlerie qui régissait alors le récit : Gordon Cole (interprété par Lynch lui-même) ouvre la porte de sa chambre de sa porte d'hôtel et voilà qu'apparaît, le temps de quelques secondes, un fantôme. Ce fantôme, précisons-le, n'est pas seulement une apparition, c'est aussi la résurgence d'une…
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Josué Morel
« Tic-tac, tic-tac… » rappelle fréquemment la musique de Hans Zimmer : c’est que le temps presse à Dunkerque, où les troupes allemandes se rapprochent de la poche de résistance alliée qui tente de fuir pour rejoindre l’Angleterre. De fait, le nouveau film de Christopher Nolan se présente avant tout comme une machine rythmique reposant sur deux tempos dictant la vitesse du récit.…
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Josué Morel
Quoi qu’on pense du cinéma d’Amat Escalante, l’argument de son nouveau film – un extraterrestre lubrique échoue dans une province mexicaine et entre en contact avec ses habitants – avait de quoi intriguer. Disons-le d’emblée, la promesse d’étrangeté portée par cet argument narratif n’est guère remplie, mais présente toutefois une particularité pour le moins curieuse : si l’apparition du fantastique et…
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Josué Morel
Baby Driver s’ouvre sur une scène de braquage et de course-poursuite qui augure un double programme : 1) un film d’action racé, mettant en scène "Baby", un petit génie silencieux capable de véritables prouesses avec un volant entre les mains 2) un film-playlist (le dit conducteur ne quittant quasiment jamais son baladeur) où les musiques se calquent parfaitement sur le rythme…
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Josué Morel
Au début de l’année, un petit film de Terrence Malick a été dévoilé sans crier gare, que beaucoup ont vu sans le savoir : Mon Guerlain, une réclame pour parfum mettant en scène Angelina Jolie dans ce qui ressemble à un embarrassant précipité de la filmographie du cinéaste. Si ce court-métrage publicitaire est probablement ce que Malick a fait de pire,…
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Josué Morel
Homecoming, le sous-titre de cette nouvelle mouture des aventures de l’homme-araignée (déjà la troisième version en quinze ans), évoque autant l’idée d’un retour qu’il ne formule la promesse d’une fête, le "homecoming" désignant une tradition américaine qui voit une école célébrer son anniversaire et accueillir ses anciens étudiants. Car revoilà Peter Parker au lycée : bien que déjà doté de ses…
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Josué Morel
C’est en 2008, dans le Centre des arts d’Enghien-les-Bains où ils se trouvaient là un peu par hasard, que Guillaume Namur, Fabien Hagege et Vincent Haasser ont fait la connaissance de Jean Douchet. Cette rencontre a donné naissance à un film, sélectionné à Cannes Classics et au Festival de la Rochelle, qui permet de mieux saisir la spécificité de « l’art…
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Josué Morel
« Ne fais confiance à personne, fais confiance aux circonstances » : cette phrase prononcée par l’un de gangsters de Sans pitié donne non seulement au film sa morale mais aussi une porte d’entrée pour saisir la stratégie d’écriture de Byun Sung-hyun. C’est que le film lui-même, plus tortueux que ne le laissent présager les premières scènes, rutilantes et d’un second degré affiché,…
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Josué Morel
Il y a dans le sixième et dernier épisode en date de la troisième saison de Twin Peaks une scène qui met en lumière ce qui se joue dans le retour, déjà magnifique, de la série. Un enfant joue à un jeu dans un parc : il parcourt une petite distance, toujours à peu près la même, puis s'immobilise jusqu'à…
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Josué Morel
Quelque chose cloche dans la toute première scène du Sens de la fête. Max (Jean-Pierre Bacri), traiteur qui connaît bien son métier, fait face à un couple plutôt inquiet quant au budget de leur mariage. Chacun essaie à son tour de négocier avec le professionnel des économies de bouts de chandelles, tandis que Max se projette déjà au téléphone dans…
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Josué Morel
On va désormais voir les films de super-héros de Marvel ou de DC Comics avec la crainte d’assister à un programme bien ficelé mais avec aussi l’espoir qu’un petit quelque chose justifie le déplacement. Ce quelque chose, simplement, peut être un grain de sable qui singularise le film et lui permet, malgré le système sériel dans lequel il se fond,…
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Josué Morel
Twin Peaks : Fire Walk with Me est une étape importante dans la filmographie de David Lynch : non seulement le film clôture la période Twin Peaks (du moins pour un temps seulement, puisque le cinéaste s’apprête à révéler la très attendue troisième saison de la série), mais il amorce surtout le tournant des récits tortueux et labyrinthiques qui feront la marque…
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Josué Morel
Joe (Joaquin Phoenix) est un tueur à gages vivant seul avec sa mère. Alors qu’il est engagé par un homme politique pour sauver sa très jeune fille d’un réseau de prostitution pédophile, la situation déraille et le voilà traqué par les sbires d’un gouverneur au cœur de ce trafic sexuel. Pareil point de départ pourrait laisser entrevoir une série B…
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Josué Morel
Petite surprise, mais seulement petite, à la découverte des premières minutes du nouveau film de Michel Franco (Después de Lucía, Chronic) : en filmant la grossesse d’une jeune fille de 17 ans qui va bénéficier de l’aide de sa mère Avril (Emma Suárez, la Julieta du dernier Pedro Almodóvar), le cinéaste mexicain semble s’ouvrir à une douceur nouvelle et pour le…
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Josué Morel
Par quel bout prendre un spectacle aussi sidérant que ce double épisode inaugural de la troisième saison de Twin Peaks ? Comme souvent chez David Lynch, grand expérimentateur narratif mais aussi conteur pédagogue, la carte pour suivre le sinueux récit tient en une petite scène anodine, en marge du récit et qui donne pourtant à voir son mouvement général. Une voiture…
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Josué Morel
Jeune femme (également présenté à Un Certain Regard) et Une vie à l’étroit ont beau être des films radicalement différents, ils partagent toutefois une scène en commun : une jeune fille sort de la douche, ses cheveux masquent son visage. Soudain, une mauvaise nouvelle tombe comme un couperet. On ne peut pas lire la réaction du personnage, mais on devine qu'elle…
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Josué Morel
24 Frames, film posthume d’Abbas Kiarostami, n’a rien de l’œuvre somme ou de l’opus magnum : il s’agit plutôt d’un petit essai filmique aussi âpre que modeste constitué de 24 plans hétéroclites (on y retrouve des plans de nature, mais aussi une photo fixe et Les Chasseurs dans la neige de Pieter Bruegel). Chacun de ces plans dure environ cinq minutes,…
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Josué Morel
Le Jour d’après s’ouvre sur une scène bouleversante. Bongwan, éditeur et critique littéraire, commence à passer à table. Sa femme le taquine : « Tu as l’air différent », lui dit-elle d’abord, « Tu n’aurais pas maigri ? », lui demande-t-elle ensuite, avant que ne tombe l’embarrassante question, celle qui va lancer le film, « Dis-moi, tu n’aurais pas trouvé une maîtresse ? ». Bongwan force un…
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Josué Morel
Mais comment Hong Sang-soo fait-il pour tourner aussi rapidement des films aussi beaux ? Alors que l'on n’a pas encore vu Le Jour d’après, son film présenté en Compétition, Hong Sang-soo livre avec La Caméra de Claire (qui est en fait un appareil photo) l’un des joyaux de cette édition. Il serait facile de cataloguer ce nouveau film, concis (1h09) et…
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Josué Morel
Sacrée gageure que relève Michel Hazanavicius avec Le Redoutable, qui signe son retour à la comédie : mettre en scène la relation de Jean-Luc Godard (Louis Garrel) et Anne Wiazemsky (Stacy Martin) et son délitement au cœur des insurrections de mai 1968. Malgré le potentiel commercial incertain d’un pareil projet (on se demande bien à qui il s’adresse, et qui ira…