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Josué Morel
Que peut-on attendre aujourd'hui de Quentin Dupieux ? La question mérite d’être posée au regard de l’effritement progressif, depuis Au poste !, de ce qui faisait l'intérêt du cinéaste à ses débuts. C’est comme si le spectre de l’affectation, qui menace tous ses films (même les plus convaincants), avait quelque part altéré le goût pour le jeu dont faisaient preuve…
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Josué Morel
Le retour sur les écrans de La Maman et la putain invite à rebondir sur Vortex de Gaspar Noé, qui rappelle, s’il le fallait, à quel point Françoise Lebrun est l’une des plus grandes actrices du cinéma français. La sortie et la ressortie à quelques semaines d’intervalle de Vortex et de La Maman et la putain produisent une troublante mise…
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Josué Morel
On n’avait pas ressenti cela depuis un moment : l’excitation éprouvée devant le spectacle d’une grande machinerie qui se met en route, le petit vertige suscité par la mise en orbite d’un blockbuster inspiré et inspirant, le vrombissement sonore qui fait légèrement trembler les murs d’une salle. D’emblée, Kosinski se détache habilement de l’ombre écrasante du film de Tony Scott…
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Josué Morel
« Have we just been made obsolete ? » se demande, avec un mélange d’inquiétude et d’excitation, Caprice (Léa Seydoux), confrontée aux prémices de l’émergence d’une nouvelle humanité. La question vaut aussi pour le cinéma de David Cronenberg, qui propose ici un pot-pourri de sa filmographie (on y retrouve tout à la fois des éléments de Videodrome, eXistenZ, La Mouche,…
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Josué Morel
Le festival de Cannes s’est ouvert dans un climat chargé, pour ne pas dire pesant, entre l’ombre de la guerre en Ukraine, avec l’intervention surprise de Volodymyr Zelensky devant le public cannois, une série de couacs (une tentative de caviardage d’un entretien de Thierry Frémaux, ainsi que des attaques de bots qui ont perturbé pendant plusieurs jours le bon fonctionnement…
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Josué Morel
Retour à Cannes pour Hirokazu Kore-eda après la Palme d’or pour Une affaire de famille en 2018 (et l’embarrassant La Vérité, parenthèse parisienne avec Deneuve et Binoche). Si le cinéaste tourne pour la première fois en Corée du Sud, on remarque à peine la différence : il s’agit bien d’un Kore-eda pur jus. Le film raconte le voyage d’un groupe composite…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 9. Deux de nos rédacteurs discutent de Tourment sur les îles d'Albert Serra, présenté en compétition. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Il y a des acteurs que l’on aime profondément même quand leur filmographie ne paraît pas, à quelques exceptions près, à la hauteur de leur talent. Il faut les accompagner bon gré mal gré, accepter leurs choix de carrière parfois hasardeux, essuyer les railleries des sceptiques (« ah oui, même dans la série Marseille, avec son accent du sud ? »), les admirer…
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Josué Morel
Le nouveau film de Nicolas Pariser, son plus réussi à ce jour, semble de prime abord entretenir une forme de paradoxe : si la mise en scène lorgne ouvertement du côté de la ligne claire de la bande dessinée, le récit organise dans le même temps un assemblage syncrétique de références, de clins d’œil et d’imaginaires divers. À la faveur d’un…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 8. Deux de nos rédacteurs discutent de Tori et Lokita de Jean-Pierre et Luc Dardenne, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Si un festival tel que Cannes ambitionne de prendre le pouls de la production mondiale dans toute sa diversité, il peut aussi se faire, même involontairement, le miroir d’une certaine uniformisation. La présentation à quelques jours d’intervalle des Nuits de Mashhad et de Leila et ses frères révèle par exemple une sorte de « farhadisation » du cinéma d’auteur iranien : même penchant…
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Josué Morel
La compétition du Festival de Cannes suscite pour l’instant des émotions diverses : de l’enthousiasme, de la surprise, de la déception, et maintenant une certaine perplexité qui se lisait sur les visages de mes collègues en sortant de la séance de Nostalgia. Mais que fait donc ce film-là, aussi plat qu’une crêpe, dans la sélection la plus prestigieuse du festival ?…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent des Crimes du futur de David Cronenberg, présenté en compétition. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Il ne faut pas attendre de révolution de la part du dernier cru des frères Dardenne. Tori et Lokita est, comme attendu, un film à l’os, ciselé et dépouillé, pas sans limites, mais pas sans beauté non plus. Le film suit deux migrants qui, on le devine rapidement, font semblant d’être frères et sœurs aux yeux de l’administration belge. Le…
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Josué Morel
« Have we just been made obsolete ? » se demande, avec un mélange d’inquiétude et d’excitation, Caprice (Léa Seydoux), confrontée aux prémices de l’émergence d’une nouvelle humanité. La question vaut aussi pour le cinéma de David Cronenberg, qui propose ici un pot-pourri de sa filmographie (on y retrouve tout à la fois des éléments de Videodrome, eXistenZ, La Mouche, Faux semblants, Le…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 6. Deux de nos rédacteurs discutent de De Humani Corporis Fabrica de Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
On appréhendait un peu de découvrir le nouveau film de Valéria Bruni-Tedeschi, papesse du cinéma d’autofiction à la française, qui prend place au Théâtre des Amandiers dans les années 1980, à l’époque où il était dirigé par Patrice Chéreau (interprété ici par Louis Garrel). Si la tentation de l’autoportrait demeure présente (la réalisatrice a fait partie des élèves du théâtre-école),…
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Josué Morel
Il faut attendre la fin du prologue des Nuits de Mashhad, qui induit volontairement le spectateur en erreur, pour comprendre où veut en venir le film : il s’agit au fond d’un remake de Frenzy d’Alfred Hitchcock, à un détail près, l'arme du crime – Iran oblige, le tueur en série étrangle ses victimes à l’aide de leur voile islamique…
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Josué Morel
Le titre de R.M.N., contrairement aux apparences, est moins cryptique qu’on pourrait le croire : correspondant à l’acronyme roumain d’IRM, il résume bien l’horizon du récit, qui scanne les pulsions racistes et violentes d’un village perturbé par l’arrivée de travailleurs sri-lankais. Le programme n’est pas sans lourdeur, en témoigne un dernier plan métaphorique appuyé, mais la méthode de Mungiu, elle,…
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Josué Morel
Après le carré, le triangle : Ruben Östlund continue de circonscrire géométriquement les travers du monde contemporain avec un film qui, comme le précédent (auréolé, on le rappelle, d’une Palme d’or), dessine deux voies inégalement convaincantes. Triangle of Sadness confirme le talent d’Östlünd pour aménager des situations à partir desquelles la mise en scène cultive un humour acide. On pense…