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Axel Scoffier
On entre dans le film par un long et patient travelling avant, dans un couloir neutre de l'hôpital psychiatrique du Vinatier, dans la région lyonnaise. Les portes sont closes, la lumière basse, on perçoit la légère vibration des néons et le bruit du silence ouaté. L’imaginaire s’ébranle, on repasse la filmographie bien connue sur l’enfermement hospitalier : Titicut Follies (Wiseman),…
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Axel Scoffier
"Les rêves inquiets sont réellement une folie passagère" lit-on en ouverture de La Bête, le truculent et lubrique chef d’œuvre de Walerian Borowczyk qui subit la censure avant de sortir avec une interdiction aux moins de 16 ans en 1975. Les mots de Voltaire résonnent d’un écho particulier dans l’œuvre iconoclaste de ce réalisateur-plasticien qui a su sublimement lier le…
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Axel Scoffier
Clément Cogitore, plasticien et cinéaste à qui l’on doit le beau et intriguant Ni le ciel ni la terre (2015), réalise en 2016 Braguino, ou la communauté impossible, récit documentaire de deux familles qui vivent isolées dans la taïga sibérienne. Le film sort au cinéma le 1er novembre après sa présentation au FID et à Lussas. Nous avons rencontré le…
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Axel Scoffier
Précédé d’une excellente réputation acquise au FID puis à Lussas, le nouveau film du cinéaste et plasticien Clément Cogitore, d’une durée de moins d’une heure, prolonge le travail entamé par ses installations et son premier long métrage, Ni le ciel ni la terre, autour de l’occupation de territoires hostiles, de la folie des hommes et du mystère des lieux. Dans…
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Axel Scoffier
George Rouquier, auteur de nombreux courts-métrages documentaires sur le monde rural (Vendanges, Le Chaudronnier, Le Sel de la Terre) réalisait en 1946 son premier long métrage, Farrebique. Premier volet d’un diptyque sur une famille paysanne du Rouergue, dans l’Aveyron, le film sera suivi trente ans plus tard par Biquefarre (1983). Deux versions successives d’un même monde, celui de la ruralité…
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Axel Scoffier
Fraîchement accueilli dans nos colonnes à sa présentation cannoise, Un beau soleil intérieur marque le retour de Claire Denis à un cinéma parisien doux-amer à travers le récit des déboires amoureux d’Isabelle (Juliette Binoche). La noirceur d’âme habituelle de la réalisatrice contraste avec ce portrait lumineux d’une femme d’âge mûr encore ouverte à l’amour, qui joue le rôle d’un formidable…
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Axel Scoffier
Un long immeuble gris : quelque chose comme un bâtiment administratif, peut-être même une prison. Soudain, le surgissement d’un groupe de gamins : c’est une école. L’enfant à la doudoune rouge, que le cinéaste agite sous notre nez et qui s’éloigne seul dans le parc voisin, n’apparaîtra que le temps fugace de quelques plans. L’un d’eux, remarquable, en dit long sur le…
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Axel Scoffier
Les États généraux du film documentaire de Lussas proposaient cette année une riche sélection (notamment des focus Liban et Pologne et des rétrospectives des œuvres de Peter Nestler et de Guy Sherwin) et étaient l’occasion de faire quelques découvertes et de confirmer le talent de documentaristes identifiés. Ayant cette année visionné à distance une partie de la sélection « Expériences du…
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Axel Scoffier
Il préfère le « réalisme » de Martin de George Romero, elle ne jure que par le spectacle de True Blood et le mélodrame de Twilight. Milo et Sophie : deux rapports au vampirisme qui structurent les bonnes intentions de Transfiguration, un film de vampire « méta » qui suit la trajectoire de Milo, un orphelin sans ami qui vit avec son frère, regarde des…
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Axel Scoffier
Pour la sortie de son dernier film, Entre 2 rives, Kim Ki-duk répond à nos questions dans un petit café du 12ème arrondissement, rue du Faubourg Saint-Antoine : l’occasion de comprendre un peu mieux les conditions de tournage de ce film sur la Corée du Nord, et de le resituer dans la filmographie du cinéaste. Entre 2 rives est un film…
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Axel Scoffier
Après deux films non distribués en France (Moebius et One on One), le cinéma de Kim Ki-duk retrouve une place sur les écrans français avec l’histoire d’un pêcheur nord-coréen qui franchit la frontière par erreur et se trouve accusé à tort d’être un espion. Adoptant une approche politique inédite dans sa filmographie et un style plus tenu qu’à son habitude,…
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Axel Scoffier
Traduction adaptée du titre chinois Wǒ Búshì Pān Jīnlián (littéralement « Je ne suis pas Pan Jinlian », personnage de la littérature classique chinoise connu pour être le stéréotype de la femme de petite vertu), I Am Not Madame Bovary annonce le portrait d’une provinciale (Fan Bingbing) en lutte contre le système pour faire reconnaître un faux divorce et retrouver sa réputation. Feng…
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Axel Scoffier
Présenté en compétition au Festival de Cannes, Le Jour d’après est apparu comme une véritable bouffée d’air cinématographique tranchant par la légèreté de son dispositif (une évidence chez Hong Sang-soo : une poignée d’acteurs, des décors communs, une caméra fixe réduite à quelques zooms ponctuels) et l’ironie pince-sans-rire de sa mise en scène. Au-delà d’un assez classique chassé-croisé amoureux et d’un…
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Axel Scoffier
Après le très convaincant L’Ombre des femmes, il faut reconnaitre que L’Amant d’un jour marque une menace d’essoufflement du dispositif Garrel. Si, en opérant constamment par soustraction, Philippe Garrel trouve une certaine grâce dans l’incarnation légère et juste de ces histoires continuelles de désillusions amoureuses, il prend aussi le risque de recroqueviller son cinéma sur le jeu de ses actrices…
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Axel Scoffier
Quarante ans après sa sortie dans l’ombre des séances de minuit américaines, revu à la lumière d’une filmographie riche et étouffante, Eraserhead, le premier film surréaliste de David Lynch, est-il réellement un film matriciel ? Quels jalons cette histoire cauchemardesque d’un ouvrier confronté à la paternité d’un enfant monstrueux a-t-elle posés pour l’œuvre à venir de David Lynch ? Entre tradition…
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Axel Scoffier
C'est peu dire que l'on attendait le nouveau film de Yorgos Lanthimos, dont l'essai glaçant Canine (rapidement suivi d'Alps) était transformé en 2015 par le casting international de The Lobster - film programme dont l'épais (et ludique) dispositif était sublimé par la délicatesse de Rachel Weisz. The Killing of a Sacred Deer devait prolonger l'élan animalier du précédent, dans un geste…
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Axel Scoffier
Kim Seong-hun est apparu sur les écrans français avec Hard Day, présenté en 2014 à la Quinzaine des réalisateurs. Il y avait rencontré un certain succès, assurant un cinéma de divertissement à la fois efficace et corrosif. Deuxième plus important succès au box-office coréen en 2016 après Dernier train pour Busan, Tunnel transforme l’essai avec une actualisation du film-catastrophe par…
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Axel Scoffier
Un homme calme, au sourire bienveillant. De passage à Paris quelques semaines avant la sortie de son film, Hirokazu Kore-eda nous accorde un entretien dans un petit salon du Quartier latin et revient avec entrain sur la conception d'Après la tempête, ses partis pris de mise en scène et ses souvenirs d'enfance. Comment est née l'idée du film ? La…
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Axel Scoffier
Hirokazu Kore-eda fait partie des réalisateurs les plus constants et intimistes du cinéma japonais contemporain : creusant son sillon, de Nobody Knows à Notre petite sœur, autour d’une œuvre domestique en demi-tons, il ne cesse de s'intéresser aux modèles familiaux et, à travers eux, à une certaine perception de la cyclicité du temps. Après la tempête, qui s’était fait discret dans la sélection cannoise…
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Axel Scoffier
Primé à Berlin en 2016, United States of Love apparaît comme un film au croisement entre le cinéma de Kieslowski et les sculptures de Ron Mueck mais qui ne parviendrait à saisir ni la force dramatique de l’un ni la justesse mélancolique de l’autre. Coincé dans son imagerie laiteuse, le troisième film du jeune réalisateur polonais Tomasz Wasilewski (après Chambre…