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Arnaud Hée
Comme chaque année, à Manosque – c'est-à-dire au sein du pentagone de la folie défini quasi scientifiquement par Luc Moullet – se tiennent les Rencontres cinéma de Manosque, lieu de projections et d'une parole fournie et fertile. Comme toujours Pascal Privet s'y fait cartographe ; de nombreux points cardinaux du globe seront ainsi "couverts" par une programmation aussi éclectique que…
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Arnaud Hée
Moins de quarante ans, deux films à son actif (le dernier réalisé en 2005), l'Argentin Damián Szifrón fut l'un des invités surprise du dernier festival de Cannes. Il s'avançait, et s'avance toujours, gaillardement sous la bannière du promoteur Almodóvar, qui «présente» la chose – il n'est en fait pas que le présentateur mais aussi l'un des producteurs. Notre champion de…
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Arnaud Hée, Josué Morel
Ce nouveau film d'Alain Cavalier ne prend pas de détour pour faire appel à une dimension religieuse ; pour un film avec un tel titre, deux textes ne sont pas de trop, c'est ce que l'on propose. Ces articles élogieux approchent d'une manière assez contrastée la question du singulier mysticisme et de l'étrange sacré façon Alain Cavalier : de là-haut…
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Arnaud Hée
Un carrefour, des carrefours Un carrefour est un croisement, il peut se former en un point nodal s'il parvient à se rendre attractif. Ceci peut lui jouer des tours : l'encombrement, la congestion. Lussas est, on le sait, un petit village d'Ardèche (1100 habitants), précisément structuré en son centre par un carrefour à l'intersection des départementales 259 (vers Aubenas d'un côté,…
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Arnaud Hée
Une tendance assommante à l' "hommagisme" (avec grosse larme à l'œil) fait de la mort d'un cinéaste un moment où les plus étranges rédemptions interviennent - avec concours de superlatifs pour en faire une grande perte. Avec la mort de Harun Farocki, la perte est grande, mais elle ne représentera qu'une vaguelette au cœur d'un été où déferlent sur les…
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Arnaud Hée
Conte de saison On est tellement habitué aux répétitions-variations chez Hong Sang-soo qu'on ne prête pas attention aux tonalités saisonnières très marquées colorant ses films. Tellement peu que l'on ne s'est pas forcément rendu compte de la succession de quatre saisons de Oki's Movie (2010) à Haewon et les hommes (2013) – franches teintes automnales et printemps frisquet – en…
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Arnaud Hée
Article initialement paru dans la revue Images documentaires, n° 78/79 (décembre 2013), remerciements affectueux à Catherine Blangonnet. Après le portrait sensible et sensoriel d’un adolescent (Armand 15 ans l’été, 2011), Blaise Harrison s’attache ici au collectif par le biais de l’harmonie municipale de Pontarlier. On découvre la localité et ses environs par des plans aériens inauguraux dévoilant des paysages pétrifiés…
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Arnaud Hée
Les premiers plans dominent une ville : quoi de plus logique lorsqu'on s'attache à dessiner un portrait de ses habitants? C'est une façon de faire les présentations avec le contenant. Sauf qu'il s'agit de Sarajevo et que ce point de vue n'est pas neutre, il fut celui des milices paramilitaires serbes qui tinrent le fameux siège depuis ces bois funestes…
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Arnaud Hée
Ceci est un rattrapage : casé en fin de festival à Cannes en Séance spéciale de la sélection officielle et sorti en salles (le 23 mai) dans la foulée en plein embouteillage de la distribution, Maïdan ne bénéficie(ra) pas de l'exposition qu'il mérite. La démarche de Loznitsa s'apparente à celle de Stefano Savona au Caire (Tahrir, place de la libération) :…
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Arnaud Hée
Avec une cinématographie encore peu structurée dans les années 1960 malgré de notables éclats (La maison est noire de la grande poétesse Forrough Farrokhzad date de 1962), La Vache marque en 1969 un jalon pour la reconnaissance internationale du septième art persan. Le film de Dariush Mehrjui fit en effet sensation lors de sa présentation à la Mostra de Venise,…
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Arnaud Hée
La 67e édition a donc rendu son verdict : les Dardenne (Deux jours, une nuit), Naomi Kawase (Still the Water) ou encore Abderrahmane Sissakho (Timbuktu) sont les principaux absents de cet intéressant panachage tricoté par le jury présidé par Jane Campion. La principale surprise tient dans le Grand Prix attribué à Les Merveilles alors qu’Alice Rohrwacher faisait vraiment figure d’invitée…
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Arnaud Hée
En fin de festival, le regard fatigue, il s'avoue parfois carrément vaincu (très confortables pour voir les films, les fauteuils le sont aussi pour dormir) ou botte en touche (« je ne sais pas quoi en penser, ça me semble pas trop mal mais en même temps pas terrible »). Puis il faut dire que l'on a vu du jamais vu…
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Arnaud Hée
Le feuilleton Godard – viendra, viendra pas – n'en a pas vraiment été un cette année. Il y a eu cette vidéo de la TSR (le cinéaste y répond avec douceur aux questions d'un morne journaliste encravaté), suivie de la lettre filmée envoyée au festival ce jour de présentation officielle d'Adieu au langage. Il n'est pas venu mais on s'en…
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Arnaud Hée
Fini la rigolade (Le Grand Détournement), la gaudriole (les OSS 117), la déclaration d'amour aux magies du cinéma d'antan (The Artist), Michel Hazavanicius veut parler du monde, de la vie vraie en regardant la vérité droit dans les yeux. D'ailleurs, pour faire vrai, il mime un régime d'image supposément vrai avec un prologue perçu par le biais d'un caméscope captant…
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Arnaud Hée
Voilà un film qui a fait son petit effet, les applaudissements très nourris lors de ses présentations en font sans doute un prétendant au palmarès et même à la palme d'or. On suit deux beaux adolescents, Kaito, le garçon, et Kyoko, la fille. Ils vont vivre leur initiation à la vie, à la mort, à l'amour, apprendre à prendre place…
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Arnaud Hée
À moins de se lancer dans la fosse aux lions du grand spectacle (comme le catch ou les déclinaisons de quelque ultimate fighting), la vie de lutteur n'est pas franchement sexy, nonobstant le maillot de bain une pièce très échancré et si seyant enfilé par ses praticiens. Mark Schultz (Channing Tatum) a porté haut les couleurs américaines aux JO de…
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Arnaud Hée
Après Le Policier (2011), un homme et un métier, voici donc une femme et un autre métier d’utilité, de service et de fonction publics – la visée sécuritaire laissant la place à une vocation éducative. Comme dans le film précédent, l’intitulé au singulier est contredit par un déploiement du pluriel : la structure en diptyque du Policier (et la question de…
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Arnaud Hée
Richard Dane abat un homme qui s'introduit de nuit par effraction dans sa maisonnée : pan dans l'œil ! Bien visé, sauf que le quidam n'a pas agi de sang-froid mais par maladresse et tremblant de peur. Le verdict policier est clair comme de l'eau de roche : légitime défense. Et au Texas, quand un common man protège sa famille et sa…
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Arnaud Hée
La présentation de l'équipe du film à base de private jokes sur les clubs de football argentins s'est révélée beaucoup moins convaincante que Jauja, objet singulier et captivant, œuvre parmi les plus remarquables depuis le début des festivités. Si ce film est argentin (le cinéaste l'est, le film quant à lui est une coproduction réunissant pas moins de huit pays,…
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Arnaud Hée
Nous évoquions avec plaisir hier l'absence des « habitués » italiens (pas celle de Nanni Moretti, entendons-nous bien) comme Paolo Sorrentino, Les Merveilles, le film transalpin en compétition officielle cette année, est venu redoubler ce contentement. Alice Rohrwacher appartient à une autre famille du cinéma italien, celle de Leonardo Di Costanzo (L'Intervallo), Michelangelo Frammartino (Le Quattro Volte), Tizza Covi et Rainer Frimmel…