Dilawar, jeune rebelle de 17 ans, vit sous la tutelle sévère de son oncle à Sri­na­gar dans le Kash­mir. Peu enclin vers les études et ten­té par l’illégalité, il prof­ite de tous les moyens pour ramass­er l’argent qui lui servi­ra pour aller à Del­hi voir sa mère adop­tive. C’est ain­si qu’il demande à la jeune et bril­lante Bani de l’aider à faire ses devoirs, qu’il revend de fait à ses cama­rades de classe jusqu’au jour ou elle le décou­vre. Le beau rap­port qu’il avait réus­si à nouer avec elle s’estompera, finis­sant par laiss­er Dilawar dans une sit­u­a­tion dif­fi­cile pour son avenir. La mis­ère du Kash­mir de l’après-guerre est là et l’on sent une volon­té sincère de la dénon­cer à tra­vers ces réc­its du quo­ti­di­en. Hélas, il ne suf­fit pas de faire un film gris pour par­ler aux gens des maux de la société ; il faut aus­si leur don­ner envie de suiv­re une his­toire, en la con­stru­isant et en la por­tant d’un bout à l’autre, alors qu’ici les pistes sont lancées sans suite – comme la dif­férence entre Dilawar et Bani qui est très mal exploitée. Tapa ne sem­ble pas don­ner beau­coup d’importance à cela. Dom­mage.