Cour­ri­er des lecteurs

Un grand mer­ci pour vos com­men­taires, et l’in­fi­ni regret de n’avoir pu, habi­tant Lyon, assis­ter à la rétro­spec­tive de ce cinéaste cap­i­tal, à mon sens, dans l’évo­lu­tion du ciné­ma améri­cain. Issu d’un milieu très hup­pé, cet homme (Aldrich) a ensuite côtoyé des réal­isa­teurs comme Renoir, Losey, Polon­sky, Chap­lin, Mile­stone, Rossen mar­qués très à gauche, quand ils ne furent pas com­mu­nistes. Il y a là un para­doxe sur lequel beau­coup d’in­tel­lectuels cyniques d’au­jour­d’hui feraient bien de méditer. Toute­fois, Aldrich n’a pas agi en “idéal­iste”, à tra­vers son obser­va­tion des réal­ités du monde hol­ly­woo­d­i­en ou de l’his­toire de l’Ouest et de la société améri­caine. Il se démar­qua net­te­ment d’un “pro­gres­sisme”, certes généreux, mais finale­ment incon­sis­tant. Sa vision est implaca­ble, per­son­ne n’est “héroïsé”, idéal­isé ; l’en­tre­prise d’Aldrich par­ticipe à une démys­ti­fi­ca­tion totale de tous les sché­mas réduc­teurs, qu’ils soient car­ac­térisés “à droite” ou “à gauche”… Ce qui explique l’in­com­préhen­sion momen­tanée à l’é­gard de “Baby Jane” ou plus tard “Fureur Apache” par exem­ple. Aldrich restera défini­tive­ment mod­erne dans sa démarche.

Félic­i­ta­tions pour votre tra­vail.

Anonyme.

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Lire les arti­cles Rétro Aldrich, Les Douze Salopards et Qu’est-il arrivé à Baby Jane?, Chut… chut… chère Char­lotte, Pas d’orchidées pour Miss Blan­d­ish, Le Grand Couteau, En qua­trième vitesse et El Per­di­do, par Chloé Larouchi, Ari­ane Beauvil­lard, Benoît Smith et surtout Clé­ment Graminiès, qui tous méri­tent des félic­i­ta­tions.