Katia et Mau­rice Krafft sont alsa­ciens et vol­canologues. Mar­iés en 1970, ils par­courent le monde entier, fil­ment et pho­togra­phient cent soix­ante-quinze vol­cans, devi­en­nent célèbres puis meurent trag­ique­ment, le 3 juin 1991, dans l’éruption du mont Unzen au Japon. Leur légende roman­tique est bien instal­lée : plusieurs livres leur sont con­sacrés, ain­si qu’un doc­u­men­taire de Sara Dosa[1]. Si Wern­er Her­zog se fiche de leur his­toire d’amour, il s’intéresse en revanche beau­coup à leurs images – et surtout aux dernières, celles qui man­quent. Une caméra a‑t-elle pu enreg­istr­er la mort de Katia et Mau­rice Krafft ? Ce film hypothé­tique, même s’il n’a existé qu’une frac­tion de sec­onde, ne mar­querait-il pas le som­met de leur œuvre ? Comme Griz­zly man il y a vingt ans, Au cœur des vol­cans tourne autour d’une image absente, une sorte de trou d’où le film émerge et où il finit par retourn­er, aspiré comme par un siphon. Dans l’intervalle se déploie l’hommage, dont la loi de com­po­si­tion est musi­cale ; Her­zog par­le de requiem, mais on peut aus­si penser à une pavane – une danse lente et grave, qui ressem­ble à la marche. Sa par­ti­tion com­bine deux régimes d’images : celles de la télévi­sion japon­aise, qui fil­ma les dernières heures précé­dant l’éruption fatale, enca­drent celles du cou­ple, amassées au cours de leurs années d’expédition. Le cinéaste n’a tourné qu’un ou deux plans de ce film de mon­tage, où il développe pour­tant un art retors de ne pas s’effacer der­rière son sujet : c’est du rap­port sen­si­ble entre Her­zog et ses « héros » que naît le ver­tige.

Pourquoi les volcans ?

Her­zog aime les vol­cans, aux­quels il a déjà con­sacré deux doc­u­men­taires : La Soufrière (1977) et Au fin fond de la four­naise (2016). On trou­ve au moins trois raisons à cet attrait par­ti­c­uli­er. La pre­mière est d’ordre esthé­tique et con­cerne le paysage : tout le ciné­ma d’Herzog s’efforce d’arracher « la Nature » à une immo­bil­ité de décor, pour ren­dre vis­i­bles les forces par lesquelles elle agit et exprime le des­tin des hommes. Or le vol­can offre pré­cisé­ment une telle mise en puis­sance du paysage. Quand les Krafft pren­nent la pose devant la caméra, comme pour des pho­tos de vacances, il y a tou­jours quelque chose der­rière eux qui men­ace de débor­der sur le pre­mier plan : un jet de fumée, une coulée de lave, des lapil­li… Ain­si Her­zog donne-t-il sa préférence aux phénomènes les plus sus­cep­ti­bles de boule­vers­er les coor­don­nées de l’espace : les écrans de fumée, les rideaux de feu, tout ce qui brise ou aplatit la pro­fondeur de champ, comme s’il cher­chait le point où l’image du monde se met à ressem­bler à une pein­ture abstraite. Mag­nifique : le vol­can fait du Pol­lock ! Ter­ri­ble : cet anéan­tisse­ment des rap­ports entre la fig­ure et le fond, c’est exacte­ment la tragédie des Krafft – laque­lle, nous dit Her­zog, n’est que la bande-annonce d’un opéra mon­di­al.

Voici la deux­ième rai­son, sym­bol­ique, de la fas­ci­na­tion pour les vol­cans. Au fin fond de la four­naise l’affirmait déjà, à sa manière plus con­v­enue : parce qu’elle révèle la non-fix­ité de la Terre, l’éruption est l’objet naturel qui incar­ne le mieux l’Apocalypse ; avec son image duplice (le jail­lisse­ment et la chute, la nais­sance et la mort), elle dit que la planète est aus­si dans le temps, le temps pro­fond de la géolo­gie où celui des humains fini­ra par se fon­dre. Il reve­nait alors à Mael Moses, chef de vil­lage van­u­atais, de prophé­tis­er la fin de l’homme dans un déluge d’eaux rouges. Plus trou­blant est le décolle­ment tem­porel qui donne aux plans des Krafft une valeur de présage : ces sil­hou­ettes (vach­es, hommes, maisons, voitures) englouties dans le sol sous des tonnes de pous­sière appar­ti­en­nent aux archives, mais sont égale­ment des images du futur. L’histoire va pass­er dans le paysage. La ques­tion est de savoir à quel temps la cat­a­stro­phe se con­jugue : si elle est déjà adv­enue, en train d’arriver ou tou­jours immi­nente.

La troisième rai­son tient à la mytholo­gie her­zo­gi­en­ne (ou her­z­o­giste) telle que le réal­isa­teur l’a lui-même inven­tée, telle que les médias l’ont ensuite propagée et défor­mée. Depuis le tour­nage épique d’Aguirre (1972) dans la jun­gle péru­vi­enne, Her­zog est réputé aven­turi­er ; on lui prête un côté vision­naire (voire illu­miné) et l’amour du risque. Il a filmé un peu partout et son intérêt s’est porté sou­vent sur des sujets « sen­sa­tion­nels » : un sauteur à skis qui risque la mort (La Grande Extase du sculp­teur sur bois Stein­er), l’escalade de som­mets inac­ces­si­bles (Gasher­brum), un écol­o­giste dévoré par un ours (Griz­zly Man), etc. Son sens de la « vérité » doc­u­men­taire engage une fas­ci­na­tion pour ce qui casse, brûle ou engloutit – ce qui ne joue pas et men­ace de trouer la représen­ta­tion, de ren­dre l’image insouten­able ou sim­ple­ment impos­si­ble. Mais aus­si, symétrique­ment : ce qui trans­forme le tour­nage en épreuve, la prise en tour de force, et donne au plan qui en résulte l’aspect rare et cher de la per­for­mance. La voix-off du réal­isa­teur le for­mule on ne peut plus claire­ment quand elle évoque les images des Krafft, arrachées « des griffes mêmes du dia­ble » : le film de vol­can représente ce fan­tasme d’un ciné­ma « à la lim­ite ». On peut égale­ment dire qu’il en est la reprise cri­tique.

C’est ici qu’Au cœur des vol­cans atteint un niveau de com­plex­ité vrai­ment supérieur. Supérieur à celui des derniers films du cinéaste (car depuis une dizaine d’années, on pou­vait se deman­der si l’extension du domaine de l’herzogisme ne cher­chait pas à se pour­suiv­re par tous les moyens, sans beau­coup de con­sid­éra­tion pour la valeur indi­vidu­elle des films chargés d’augmenter le ter­ri­toire de l’œuvre) ; mais égale­ment supérieur à ce qu’il laisse croire, au pre­mier abord, de ses ambi­tions et de son pro­jet. Sous l’angle de l’hommage, il faut dire main­tenant qu’Au cœur des vol­cans n’est pas un chef‑d’œuvre. D’une part, parce que son lyrisme fait si peu dans la den­telle qu’il risque de s’auto-détruire : tombereaux de musique clas­sique, voix-off explicite, effets d’accumulation rehaus­sant inutile­ment des images déjà belles – et le spec­ta­teur, asphyx­ié là-dessous, qui ne sait plus vrai­ment quand il doit être ému. D’autre part, à cause de l’intérêt ban­cal que le film prête à ses per­son­nages prin­ci­paux. On ne peut pas dire qu’Herzog soit un cinéaste du cou­ple, ni du sen­ti­ment amoureux, ni de la sex­u­al­ité. Et on pense d’abord que c’est un avan­tage, au vu du sujet, puisqu’au moins il nous épargne l’arsenal des métaphores usées d’avance sur les flammes de l’amour, la pas­sion dévo­rante, la chaleur de l’affection, toutes ces portes ouvertes qu’enfonce joyeuse­ment le film de Sara Dosa. Dom­mage, en même temps, de laiss­er de côté ce que les archives offraient avec évi­dence : l’image d’un amour invis­i­ble, sub­sti­tué par les vol­cans qui s’y inter­posent sans cesse, où l’on ne sait jamais si Mau­rice regarde Katia, le vol­can ou l’agencement des deux… Il y a un germe de cru­auté là-dedans, mais le cinéaste le con­tourne. Son Requiem pour Katia et Mau­rice Krafft sem­ble en fait le por­trait le plus ennuyeux de sa fil­mo­gra­phie doc­u­men­taire.

Pourquoi ? Her­zog a pour­tant l’habitude de mon­tr­er des per­son­nes qui sont d’emblée des per­son­nages, des spé­cial­istes de la mise en scène de soi dont il sait fig­ur­er la folie pro­pre (cf. Klaus Kin­s­ki dans Enne­mis intimes). Ses films ont inven­té des façons assez tor­dues de ren­dre hom­mage : Griz­zly Man s’avérait une dis­pute avec Tim­o­thy Tread­well, l’alpiniste Mess­ner pleu­rait devant l’objectif dans Gasher­brum, même Les Ailes de l’espoir et Petit Dieter doit vol­er traitaient leurs héros rescapés avec une cer­taine dureté. C’est sur le fond de ce malaise que le por­trait her­zo­gien se mod­e­lait en pro­fondeur, qu’il pou­vait s’acheminer vers ces grandes séquences de parole ou de rêve qui sem­blaient soudain accom­plir quelque chose – une trans­fig­u­ra­tion, une guéri­son ou plus mod­este­ment, la con­quête d’une empathie que rien n’avait don­née d’avance. Aucune séquence de ce genre n’existe dans Au cœur des vol­cans, film sans enquête de ter­rain et sans inter­view, bouclé à l’intérieur des images d’autrui. On peut alors trou­ver les Krafft bizarrement incon­sis­tants. Et on se demande si le réal­isa­teur ne s’est pas mis trop facile­ment au dia­pa­son de leur rêve, si même il ne nous l’impose pas avec une autorité un peu fac­tice.

Le dialogue entre cinéastes

Lorsqu’Herzog regarde les Krafft, il voit cer­taine­ment des fan­tômes – puisque Katia et Mau­rice ne vivent plus que dans les images qui ont gardé leur trace –, mais égale­ment des acteurs et des cinéastes (pour inclure la pho­togra­phie, on pour­rait dire « des pre­neurs d’images »). L’une des opéra­tions du film con­siste d’ailleurs à reli­er ces trois instances, à installer entre elles une intim­ité obscure. Tout entiers con­tenus dans leurs films ou ceux des autres (la télévi­sion japon­aise), les Krafft sont pour cette rai­son privés de l’épaisseur que leur don­nerait une per­spec­tive biographique plus large. Cela, Her­zog l’avait annon­cé dès les pre­miers plans, en soulig­nant que le film porterait moins sur la vie que sur les images du cou­ple. Aus­si s’emploie-t-il à épur­er tout ce qui, de leur exis­tence, pour­rait excéder les images ou s’en détach­er : en expé­di­ant le réc­it de leurs jeunes années, de leur ren­con­tre, de leur mariage, en écar­tant délibéré­ment leurs activ­ités pro­pre­ment « vol­canologiques », en sug­gérant même, au tour­nant des années 1970, leur con­ver­sion défini­tive de la sci­ence aux arts. Aus­si le regard d’Herzog sur les Krafft revient-t-il, plus net­te­ment encore que dans Griz­zly Man, à un dia­logue entre cinéastes. Reste à savoir dans quelle mesure ce dia­logue se présente comme une intro­spec­tion, et les Krafft comme des dou­bles de lui-même.

L’ambiguïté perce donc dans le por­trait que brosse Her­zog, mais elle n’est vrai­ment suiv­ie que dans la pro­por­tion où elle touche à des obses­sions per­son­nelles, de nature (directe­ment ou indi­recte­ment) ciné­matographique. Par exem­ple : on le sent plus inspiré par Katia que par Mau­rice, et à plusieurs moments il sug­gère, chez ce « per­son­nage » féminin, une sorte de tristesse ; mais ce fil n’est aperçu qu’en pointil­lés. On peut trou­ver cette pudeur émou­vante, elle donne cepen­dant une impres­sion bizarre, comme si le film n’arrêtait jamais de gliss­er à la sur­face de ses « héros ». Or ce glisse­ment fait par­tie du jeu. Car la cru­auté dis­crète de l’hommage se glisse, elle aus­si, pré­cisé­ment à cet endroit : presque tout ce que font les Krafft ressem­ble à des ges­tic­u­la­tions d’acteurs, leur moin­dre geste est joué, répété ou dédou­blé – ce qu’Herzog souligne en mon­trant plusieurs pris­es suc­ces­sives d’un même évène­ment, ou en s’amusant des effets de révéla­tion à tiroirs : Mau­rice retire sa capuche, sous laque­lle il porte un bon­net, sous lequel il porte un masque, sous lequel son « vis­age au naturel » se mon­tre dans une sorte de représen­ta­tion au car­ré (c’est le moment où il devient « un grand cinéaste »).

La dernière image

Au fond, per­son­ne ne sait ce que sont les Krafft. Peut-être sont-ils des sci­en­tifiques, ou sim­ple­ment des clowns déguisés en Cousteau. Peut-être sont-ils un peu des touristes, en voy­age de noces éter­nel, comme cette dame qui grav­it le Vul­cano en biki­ni et talons hauts. Peut-être sont-ils des human­istes, ou plutôt comme les pom­piers fous de Leçons de ténèbres, des gens pour qui « la vie sans feu est dev­enue intolérable ». La prise d’images est l’activité la plus indis­tincte qui soit, une sorte de non-statut. Or cette indis­tinc­tion est aus­si une affaire d’emplacement, con­cret et métaphorique : le cinéaste (ou le pho­tographe) est-il à l’extérieur ou à l’intérieur de ce qu’il mon­tre, trop loin ou trop près ? Dans les films d’Herzog, ces deux excès cor­re­spon­dent à deux pos­tures liées :  con­tem­pler le monde et com­mu­nier avec lui y appa­rais­sent tour à tour comme une ten­ta­tion, un espoir, un piège ou une bêtise. Tim­o­thy Tread­well, l’amoureux des ours (Griz­zly Man), meurt de son désir de fusion : il n’a pas com­pris que l’œil des bêtes féro­ces n’était qu’un miroir rebondis­sant, qui lui ren­ver­rait son rêve à la fig­ure. Leçons de ténèbres fait le con­stat, ironique et triste, que l’horreur vue du ciel ressem­ble à une œuvre d’art pyrotech­nique. Dans Au cœur des vol­cans, ces deux posi­tions ne cessent pas de jouer et d’échanger leurs places : le zoom de Mau­rice ne marche plus bien, les Krafft s’approchent trop près ; les images ten­dent au pur jeu des formes et des couleurs, nous voici trop loin. Mais le recul néces­saire au spec­ta­cle esthé­tique est aus­si per­ver­ti par ce dou­ble savoir du spec­ta­teur : l’excès de prox­im­ité a tué les Krafft ; et nous-mêmes ne sommes pas vrai­ment en dehors de la cat­a­stro­phe annon­cée, puisqu’en un sens, c’est la nôtre.

D’une façon ou d’une autre, Her­zog a bien com­pris que le spec­ta­cle de « l’horreur déli­cieuse [2] » – ce que depuis l’Antiquité on appelle le sub­lime – appelait quelques révi­sions à l’heure du désas­tre écologique. Et il a pris acte que ce prob­lème, touchant à la mise en mou­ve­ment du paysage, gag­nait à être con­sid­éré par le ciné­ma. Ces jeux de dis­tance ren­voient toute­fois encore à une médi­ta­tion plus intime. Car les Krafft, tels qu’il les perçoit et les représente, incar­nent un rap­port d’implication à l’image qui est comme le point névral­gique de l’œuvre her­zo­gi­en­ne. Leurs films sol­lici­tent ce cinéaste « extrême » qui se pré­cip­i­tait en Guade­loupe, en 1976, pour filmer l’éruption de la Soufrière – et qui se défendit beau­coup par la suite d’avoir con­fon­du l’attrait du dan­ger et celui du ciné­ma. Ils sol­lici­tent cet autre fan­tôme qui s’est absen­té du « ter­rain » pour se réserv­er désor­mais un rôle de mon­tage et de com­men­taire : le corps absent d’un cinéaste-ath­lète, âgé de qua­tre-vingts ans et précédé par sa légende. Ce corps absent de Wern­er Her­zog est l’autre « trou » d’où procède obscuré­ment le pathos d’Au cœur des vol­cans, ain­si que son humour dis­cret. Il y a même une séquence bur­lesque, vers la fin, lorsque le réal­isa­teur décrit les corvées de l’aventure, les camions à pouss­er, les riv­ières à tra­vers­er à cheval, et que tout tran­spire son désir d’en être. Soudain le film devient très triste : « Moi, j’aurais don­né beau­coup pour les accom­pa­g­n­er et être leur com­pagnon d’expédition. »

Si Her­zog scrute à tra­vers les Krafft une cer­taine ver­sion de lui-même, si même il fait en sorte de les réduire à ce rôle théorique, je ne crois pas que leurs images con­stituent le cœur du film. Celui-ci se trou­verait plutôt sur ses bor­ds, au début et à la fin, dans les archives un peu laides emprun­tées à la télévi­sion japon­aise : plans a pri­ori dépourvus de style, où s’ou­vre la béance que les autres images sem­blent vouloir rem­plir ou soign­er. Ce sont sûre­ment les plus beaux du film. Un autre sens du temps s’y installe – para­doxale­ment, moins étouf­fant. Car sor­ti du grand dia­po­ra­ma de l’Apoc­a­lypse, l’in­stant sin­guli­er revient d’un coup : l’in­stant fétichisé qui est peut-être la dernière image – la sil­hou­ette à peine vis­i­ble des Krafft que le cam­era­man japon­ais a enreg­istrée par mégarde –, mais surtout les détails qui s’é­grè­nent au fil de l’at­tente, dans les moments précé­dant l’érup­tion. Le désas­tre pèse sur le cha­peau col­oré de Katia, le petit chien jouant avec l’équipe, les chauf­feurs endormis à côté de leurs camions, et pour­tant leur insignifi­ance résiste et les ren­force. Ils s’ac­crochent à la mémoire, comme l’im­age d’Har­ry Glick­en, ce troisième vol­canologue qui s’est éloigné un peu pour aller tripot­er des cail­loux dans le lit asséché d’une riv­ière. Il se relève, les genoux tout boueux, rejoint finale­ment les Krafft à leur poste avancé. Lui aus­si devait mourir ce jour-là, il n’a pas eu de chance. Her­zog ne l’a pas oublié.

Notes

Notes
↑1 Plutôt bien accueil­li dans nos colonnes lors de sa sor­tie, Fire of Love souf­fre cepen­dant de la com­para­i­son avec le film d’Herzog.
↑2 Edmund Burke, Recherche philosophique sur nos idées du sub­lime et du beau, Paris, Pichon et Depier­reux, 1803, p. 241.