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Josué Morel
Le festival de Cannes s’est ouvert dans un climat chargé, pour ne pas dire pesant, entre l’ombre de la guerre en Ukraine, avec l’intervention surprise de Volodymyr Zelensky devant le public cannois, une série de couacs (une tentative de caviardage d’un entretien de Thierry Frémaux, ainsi que des attaques de bots qui ont perturbé pendant plusieurs jours le bon fonctionnement…
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Marin Gérard
Après avoir raconté la naissance du capitalisme dans First Cow, Kelly Reichardt resserre son cinéma à l'extrême dans Showing Up. Michelle Williams, son actrice fétiche, y incarne Lizzie, une sculptrice en résidence dans une école d'art de Portland. Les quelques jours précédant le vernissage de son exposition dans une petite galerie de la ville constituent la matière de ce film…
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Simon Denis
Domingo (Carlos Ureña) est un vieil homme vivant dans les montagnes tropicales du Costa Rica. Sorte de sage local souvent sollicité par les autochtones, il s’oppose farouchement à la construction d’une autoroute et a pour trait singulier de s’adresser régulièrement à la brume avoisinante comme s’il s’agissait d’une entité vivante . La beauté du film tient à la façon dont…
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Corentin Lê
Un Petit frère est scindé en deux parties distinctes consacrées à la jeunesse de deux enfants, Jean et Ernest, ainsi qu'à la relation qu'ils entretiennent avec leur mère, Rose. Cette dernière a quitté la Côte d’Ivoire dans les années 1980 pour la France, en emmenant avec elle les deux frères, qui vont chacun faire l’expérience d’une intégration radicalement différente au…
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Thomas Grignon
La première partie de Close, deuxième film de Lukas Dhont (après Girl, Caméra d'or en 2018), prend la forme d'un mélodrame mettant en scène l'inéluctable séparation de deux enfants, Léo et Rémi, liés par une amitié fusionnelle. Leur entrée au collège marque un point de rupture entre le temps de l'enfance et celui de l'adolescence, traduit par l'opposition volontairement binaire…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 10 et clap de fin. Deux de nos rédacteurs discutent des Bonnes étoiles d'Hirokazu Kore-eda, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Corentin Lê. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Corentin Lê
Après Un grand voyage vers la nuit, Bi Gan revient à Cannes avec un court-métrage de quinze minutes, Une histoire courte, publicité commandée par la marque de produits pour félins Pidan. Constitué de petites scènes évoquant Le Magicien d’Oz, le film suit la déambulation d’un chat noir déguisé en épouvantail, qui va croiser sur son chemin plusieurs figures excentriques :…
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Josué Morel
Retour à Cannes pour Hirokazu Kore-eda après la Palme d’or pour Une affaire de famille en 2018 (et l’embarrassant La Vérité, parenthèse parisienne avec Deneuve et Binoche). Si le cinéaste tourne pour la première fois en Corée du Sud, on remarque à peine la différence : il s’agit bien d’un Kore-eda pur jus. Le film raconte le voyage d’un groupe composite…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 9. Deux de nos rédacteurs discutent de Tourment sur les îles d'Albert Serra, présenté en compétition. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Corentin Lê
Trish et Daniel, une Américaine et un Anglais qui séjournent dans un Nicaragua au bord du chaos, entament une relation aussi passionnelle que dangereuse. Dans la moiteur du climat tropical, les corps transpirent et se mettent à nu. Mais on s'interroge : à quoi peut bien servir le cadre dans lequel prend place cette romance fougueuse, si ce n’est à…
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Josué Morel
Il y a des acteurs que l’on aime profondément même quand leur filmographie ne paraît pas, à quelques exceptions près, à la hauteur de leur talent. Il faut les accompagner bon gré mal gré, accepter leurs choix de carrière parfois hasardeux, essuyer les railleries des sceptiques (« ah oui, même dans la série Marseille, avec son accent du sud ? »), les admirer…
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Josué Morel
Le nouveau film de Nicolas Pariser, son plus réussi à ce jour, semble de prime abord entretenir une forme de paradoxe : si la mise en scène lorgne ouvertement du côté de la ligne claire de la bande dessinée, le récit organise dans le même temps un assemblage syncrétique de références, de clins d’œil et d’imaginaires divers. À la faveur d’un…
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Corentin Lê
La Montagne de Thomas Salvador reprend le principe de Vincent n’a pas d’écailles, à savoir filmer l’évolution d’un corps au sein d'un espace où l’homme n’a pas toute sa place (auparavant les rivières, désormais les montagnes), mais retarde cette fois, autant que possible, le surgissement du fantastique. Si ce deuxième long met ainsi plus de temps à se lancer, c’est…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 8. Deux de nos rédacteurs discutent de Tori et Lokita de Jean-Pierre et Luc Dardenne, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Thomas Grignon
Si la découverte de Feu follet suscite un réel enthousiaste, c'est peut-être parce que la mise en scène se révèle proprement érotique, au sens où elle repose moins sur un chapelet de scènes affriolantes mises bout-à-bout (ces dernières sont somme toute assez rares) que sur une écriture directement indexée sur le mouvement de corps gagnés par le désir. « Je…
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Josué Morel
Si un festival tel que Cannes ambitionne de prendre le pouls de la production mondiale dans toute sa diversité, il peut aussi se faire, même involontairement, le miroir d’une certaine uniformisation. La présentation à quelques jours d’intervalle des Nuits de Mashhad et de Leila et ses frères révèle par exemple une sorte de « farhadisation » du cinéma d’auteur iranien : même penchant…
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Marin Gérard
Certaines marques de smartphone utilisent, en guise de code de verrouillage, un carré composé de neuf points que le doigt doit parcourir en suivant un parcours précis. Pour les besoins de la première enquête au cœur de Decision to Leave, Hae-jun (Park Hae-il) essaie sans succès de débloquer l'un de ces téléphones en traçant des lignes simples composées au hasard…
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Josué Morel
La compétition du Festival de Cannes suscite pour l’instant des émotions diverses : de l’enthousiasme, de la surprise, de la déception, et maintenant une certaine perplexité qui se lisait sur les visages de mes collègues en sortant de la séance de Nostalgia. Mais que fait donc ce film-là, aussi plat qu’une crêpe, dans la sélection la plus prestigieuse du festival ?…
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Corentin Lê
On relevait déjà, l’an dernier, le hiatus entre le travail documentaire de Sergei Loznitsa et ses fictions un peu balourdes, où les hurlements vont souvent de pair avec d’imposantes démonstrations de force. La grande qualité de Babi Yar. Context (qui sortira dans les salles à la rentrée) reposait même sur une quasi absence de discours surplombant : au matraquage symbolique gangrénant…
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Simon Denis
À mi-chemin entre la fiction et le documentaire, le premier long-métrage de Lise Akoka et de Romane Guéret repose sur une mise en abyme : on y suit un tournage se déroulant dans la cité Picasso, située à Boulogne-sur-Mer. Gabriel (Johan Heldenbergh), le réalisateur pilotant le projet, a délibérément choisi d’engager ceux qu’on appelle « les pires », c’est-à-dire ceux…