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Marion Pasquier
Présenté en séance spéciale pour fêter les cinquante ans de la Semaine de la critique, My Little Princess est le premier film d'Eva Ionesco, actrice notamment chez Doillon, Axelle Ropert, Pascal Bonitzer... Empruntant la forme du conte de fées à la Lewis Carroll, la réalisatrice s'inspire ici de son enfance en racontant comment sa mère, Irina Ionesco, a fait d'elle…
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Marion Pasquier
Les deux précédents films du Sri-Lankais Vimukthi Jayasundara avaient été tournés dans son pays (Entre deux mondes, sélectionné à Venise en 2009, et La Terre abandonnée, Caméra d'Or en 2005). Pour son troisième opus, à la demande du producteur bengali Vinod Lahoti, c'est au Bengale qu'il s'est rendu. Point de déracinement pour autant : nous n'avons pas ici affaire au…
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Marion Pasquier
La projection des Géants (troisième long métrage du Belge Bouli Lanners), en clôture de la Quinzaine, eut lieu juste après l'annonce du palmarès qui récompensa le film d'un double prix, l'Art Cinema Award et le prix SACD. L'enthousiasme du jury et de la salle ont accru les attentes que nous avions déjà quant au nouveau film de l'auteur d'Eldorado. Peut-être…
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Marion Pasquier
Premier long métrage du Français Roland Edzard, La Fin du silence est pour nous l'un des films les plus prometteurs de la Quinzaine des Réalisateurs en ce qu'il campe un univers bien à lui, qu'il est une vraie proposition de cinéma. Devant la scène d'ouverture, où une famille à peine sortie du réveil s'empoigne et met dehors le jeune fils,…
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Marion Pasquier
Premier long-métrage de Jean-Jacques Jauffret, Après le sud raconte, les unes après les autres, les vies quotidiennes douloureuses de quatre personnages. Celle d'Amélie (Adèle Haenel), qui découvre qu'elle est enceinte, celle de son petit ami Luigi, qui travaille dans l'usine de son père, celle de la mère obèse d'Amélie (Anne), qui se rend en cachette en clinique pour se faire…
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Mathieu Macheret
Le palmarès est un mal nécessaire. La justice qu'il rend est trop rare pour être avérée. Bien souvent, il lance le signal de discussions infinies et de protestations quant à son bien-fondé. Avec lui, tout se passe comme si un second festival recommençait, comme s'il fallait immanquablement rejouer le match. En fait, son rôle n'est pas tant de clore que…
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Raphaël Lefèvre
L’Apollonide frappe d’abord par sa pure et simple beauté. Chacun de ses plans est un tableau délicat où de voluptueuses figures se détachent, lumineuses, sur un fond obscur. Son atmosphère ouatée, tapissée de douces conversations, sécrète un parfum entêtant. Les mouvements des corps et de la caméra dégagent une intensité qui confine à l’énigme. Pourtant le film n’est pas le…
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Raphaël Lefèvre
On le sait au moins depuis La Classe américaine : Hazanavicius aime faire du cinéma lui-même la matière de ses films. Avec ses OSS 117, il avait montré un don impressionnant pour le pastiche, imitant à la perfection le style des films d’espionnage exotique des années 1950 et 60. On ne s’étonne donc pas plus que ça de le voir…
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Mathieu Macheret
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Mathieu Macheret
Dans le cadre du cinéma d'auteur international qu'on dit novateur, on trouve, pour quelques films originaux, beaucoup d'autres qui courent après l'originalité comme des dératés. Le troisième long-métrage de Lynne Ramsay fait partie de ces tentatives wannabe. Il nous invite d'abord à partager la subjectivité perturbée d'Eva (Tilda Swinton, dans son rôle connu de grande tige déphasée, déjà tenu dans…
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Raphaël Lefèvre
Maladresse ou prétention ? Philippe Ramos a bien mal engagé la séance avec un interminable one man show narcissique sur la difficulté de monter un projet singulier aujourd'hui (ce qui est vrai, c'est entendu) – one man show qui l’a vu, entre deux blagues laborieuses, se mettre à genou puis s’allonger, ne laissant pas son équipe dire un mot. On…
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Raphaël Lefèvre
La figure du Pape a mieux réussi à Moretti que celle de Berlusconi. Si cette belle farce inquiète n’est pas le grand film qu’elle aurait pu être, c’est qu’elle a les limites de ses qualités – son sens certain de la dérive tranquille finit par tourner quelque peu à vide. Mais voyons le verre à moitié plein : à la…
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Raphaël Lefèvre
Bien que défendu et fort aimé par plusieurs collègues de Critikat, La Reine des pommes n’était pour nous qu’un machin lavasse un peu trop préoccupé par les petits problèmes du moi, arborant une fantaisie bricolo vaguement marrante et ponctué de chansons mollassonnes. L’enthousiasme débordant suscité sur la Croisette par le deuxième long métrage de Valérie Donzelli nous laissait donc, on…
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Mathieu Macheret
Il faut bien le reconnaître : la précédente édition du festival de Cannes nous avait laissés sur notre faim. Entre une Quinzaine des Réalisateurs en pleine crise d'identité et une Compétition Officielle maintenue sous respirateur par une invraisemblable accumulation de bouses (entre Soleil trompeur 2 de Nikita Mikhalkov et La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, entre La Nostra Vita…