Critikat

Nous nous sommes tant aimés

par Alissa Wenz

Que reste-t-il de nos amours ? Le film d'Ettore Scola, qui oscille entre la nostalgie et le rire, entre la mélancolie et la tendresse, a proposé en 1974 une réponse qui est devenue un classique du cinéma italien. Trois hommes, trois parcours – et, à travers eux, trente ans d'histoire italienne... dont, en premier lieu, trente ans de cinéma italien.…

Parlons femmes

par Eva Markovits

Le film à sketches est un des terrains favoris des cinéastes italiens des années 1960, propice à la dissection humoristique des mœurs italiennes. Ce format, court et mordant, prend la forme d'une blague qui tient en haleine le spectateur jusqu'à la chute finale qui tombe comme un couperet. Chroniqueur pour des journaux humoristiques puis co-scénariste à succès des Monstres, du…

Qu’il est étrange de s’appeler Federico

par Julien Marsa

Le film-hommage est en passe de devenir un genre à part entière, recouvrant les domaines et les champs les plus divers, de la résurrection de Michael Jackson durant les répétitions d'une tournée qui n'aura jamais lieu dans This Is It à la survie de l'intégrité journalistique dans À la une du New York Times. Avec toujours, en trompe-l'œil, la perspective…

Le Bal

par Olivia Cooper Hadjian

Il n'est pas toujours évident de deviner les motifs qui provoquent la ressortie de certains films anciens en salles. Le cas du Bal en est un bon exemple: cette transposition par Ettore Scola d'un spectacle du Théâtre du Campagnol a certes fait son petit effet à sa sortie, comme en témoignent ses trois César, mais l'on doute de sa capacité…

Affreux, sales et méchants

par Anne-Violaine Houcke

Ils sont pouilleux, ils vivent au milieu des immondices, ils volent, baisent, jurent, ingurgitent et régurgitent tout leur saoul : ils sont affreux, sales et méchants. Parce qu’ils sont pauvres. Et les derniers ne seront pas les premiers. On ne sort pas de la boue, on s’y enfonce. Dix ans après Pasolini (Accattone, 1961), Ettore Scola filme les bidonvilles des…

La Terrasse

par Anne-Violaine Houcke

La Terrasse, sorti en 1980, est le chant du cygne de la comédie à l’italienne : la belle et lugubre complainte d’un cinéma qui fait du désespoir devant les impasses du présent l’ultime prétexte d’un sourire. Ettore Scola et ses deux co-scénaristes Age et Scarpelli signent le scénario brillant d’un film choral qui leur valu à Cannes un prix mérité…

Italie 60’s, Le rire et la satire

par Anne-Violaine Houcke

L’été sera italien au Nouveau Latina, et sous le signe du rire. L’on parle beaucoup ces derniers temps du renouveau du cinéma italien : les succès cannois de Gomorra et Il Divo n’y sont pas pour rien. Mais il fut un temps – après le néoréalisme – où l’actualité était abordée avec les armes du rire et de la satire…

Affreux, sales et méchants

par Anne-Violaine Houcke

Plus de dix ans après Accattone (Pasolini, 1961), Ettore Scola a l’idée de poursuivre la réflexion pasolinienne sur le monde des borgate, ces bidonvilles des faubourgs de Rome, qui ont poussé comme des champignons vénéneux dans les années 1950, quand le sud pauvre de l’Italie est venu à la conquête d’un nord aux allures d’Eldorado. Que sont devenus les pauvres…

Une journée particulière

par Anne-Violaine Houcke

Présenté en compétition officielle du festival de Cannes 1977, César et Golden Globe du Meilleur film étranger en 1978, Une journée particulière, d’Ettore Scola, est sans conteste l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma. Une journée, un lieu, une action : nous sommes proches du théâtre classique. L’unité est trompeuse. La journée est historique : la signature de…