Critikat

Resident Evil

par Jean-Sébastien Massart

Lorsqu’on les interrogeait sur les influences de Resident Evil, jeu de survival horror qui fit date dès sa création en 1996, ses trois créateurs japonais citaient George Romero, Tobe Hooper et Alfred Hitchcock. Le cinéma industriel américain leur a vite rendu la monnaie de leur pièce, exploitant le succès du jeu à travers une franchise médiocre avec Milla Jovovich, pendant…

Évanouis

par Corentin Lê

Une nuit, tous les élèves d’une même classe de CE2, à l’exception d’un seul, disparaissent sans explication et bouleversent la vie d’une petite ville de Floride. Faute de pistes concrètes, l’enquête policière s’apparente à une énigme dont Zach Cregger va peu à peu dévoiler les ramifications en entrecroisant le point de vue de différents personnages, de la maîtresse de la…

L’attrait des profondeurs (Barbare)

par Corentin Lê

La première partie de Barbare de Zach Cregger contient une séquence terrifiante et ludique, qui nous invite à descendre dans l’abîme pour renouer avec une forme d’horreur primitive : la peur du noir. La scène débute sur une situation archétypale : un personnage descend dans une cave, dont la porte se ferme à clef derrière son passage. Tess (Georgina Campbell),…

Horreur américaine, état des lieux

par Fabrice Fuentes, Thomas Grignon, Jean-Sébastien Massart

Que nous a raconté en 2022 le cinéma d’horreur américain ? Petit état des lieux d’un genre à la fois malade et en forme, qui a su puiser une certaine vitalité de son penchant morbide pour la réitération des formes du passé. (Re)mettre l'horreur à plat « Elevated horror is like an artisanal cheeseburger. Make the goddamn cheeseburger. If it’s delicious,…

Barbare

par Jean-Sébastien Massart

Barbare commence comme une mauvaise blague : une jeune femme, Tess, a loué une maison en Airbnb dans la banlieue de Detroit, mais lorsqu’elle arrive en pleine nuit, elle découvre que les lieux sont occupés par un autre locataire, Keith. Sur ce canevas très classique – celui de la mauvaise rencontre avec un inconnu – Barbare réussit une entrée en matière frappante…

Miss Mars

par Benoît Smith

Pour tous ceux qui, de l’arrivée dans la comédie américaine des délires régressifs, du recours débridé à la scatologie et aux situations sexuelles scabreuses, et plus généralement d’une bonne dose de politiquement incorrect, n’ont vu que la grande bouffée libératrice apportée au genre, un ratage comme Miss Mars a de quoi les inciter à une saine prudence. Le pitch met…