[Com­péti­tion inter­na­tionale]

Presque dans une ambiance de bague­naude, obtenue grâce à une musique farceuse, on suit dans le court-métrage Was übrig bleibt les agisse­ments de bra­con­niers de la houille en Haute-Silésie. Le char­bon affleure le sol, il n’y a qu’à creuser pour ces con­tre­bandiers jouant au chat et à la souris avec les autorités, du fait d’un com­merce par­faite­ment pro­scrit. Il s’agit d’une stratégie de survie dans cette région noire et laborieuse qui n’en a pas fini de se remet­tre de la péri­ode post-com­mu­niste. Fasci­nante scène où l’on décou­vre les deux tra­vailleurs au tra­vail au fond d’un puits clan­des­tin, le souf­fle court (inutile de dire que la chose est d’une extrême dan­gerosité, pas seule­ment pour les poumons) et les out­ils pro­duisent une matière sonore très musi­cale pleine de vie et de souf­france. Mais Lukasz et Jacek, comme bien d’autres, pren­nent la lib­erté de l’illégalité pour se tenir droits et fiers.