À l’heure des comptes et des bilans, il suf­fit de jeter un coup d’œil au Top 10 de la rédac­tion puis aux classe­ments indi­vidu­els des rédac­teurs pour se ren­dre compte que 2008 ne fut pas une année facile. Loin de faire l’u­na­nim­ité, les qua­tre pre­miers (dans l’or­dre : Valse avec Bachir, Two Lovers, There Will Be Blood, Un con­te de Noël) ont, au sein de Critikat, autant d’ad­mi­ra­teurs que de détracteurs. Nous vous lais­sons imag­in­er les débats très ani­més qui ont agité nos réu­nions ces derniers mois ! Pour­tant, con­traire­ment à ce que nous sug­géri­ons lors d’un édi­to pub­lié en milieu d’an­née, 2008 n’est pas for­cé­ment un cru aus­si déce­vant qu’il en a l’air. Certes, aucun chef d’œu­vre absolu ne s’est imposé cette année, aucune évi­dence qui viendrait met­tre tout le monde d’ac­cord, à l’in­star d’un Mul­hol­land Dri­ve, d’un Yi-Yi ou d’un Nou­veau Monde. Mais les films qui se détachent ont sus­cité des réac­tions pas­sion­nées et ont poussé cha­cun dans ses retranche­ments, oblig­eant les uns et les autres à affirmer ses envies et ses attentes. De ces nom­breuses dis­cus­sions (et, avouons-le, quelques copieuses engueu­lades) se détache, par­al­lèle­ment et presque para­doxale­ment, une ligne édi­to­ri­ale com­mune, qui met tout le monde d’ac­cord : soutenir un ciné­ma qui ne tran­sige pas et l’ac­com­pa­g­n­er, le défendre et, autant que pos­si­ble, vous le faire partager. Nous con­tin­uerons sur cette lancée en 2009.