par
Mathieu Macheret
Après son adaptation d'Anna Karénine (Chouga), Omirbaev poursuit sa transposition dans le Kazakhstan moderne des classiques de la littérature russe : au tour de Dostoïevski avec Crime et châtiment. Le cinéaste n'en conserve que la substantifique moelle, un squelette taillé à la serpe en quatre-vingt-dix minutes chrono. Le résultat, sorte d'épure bressonienne s'en tenant aux plus essentielles puissances du cinématographe,…
par
Mathieu Macheret
Pas grand-chose à dire de ce premier film qui se cherche à chaque image une signature d'auteur, qui rêve si fort sa singularité qu'il retombe dans les ornières déjà bien creusées de l'esthétisme fayot et bienséant. Le récit épouse le quotidien de trois familles anglaises vivant dans un même quartier, avec entre elles le personnage d'une petite fille pas comme…
par
Mathieu Macheret
Rim est le paradigme des héroïnes de Yousry Nasrallah : jeune, belle, progressiste, libérée, un pied dans les médias, dans la conscience de l'image qu'on renvoie aux autres. Rim est publicitaire, elle travaille sur des spots pour des partis politiques et leurs candidats. Pas n'importe lesquels : ceux issus de la réaction démocratique ayant provoqué le récent renversement de Moubarak…
par
Mathieu Macheret
Une virée en bus avec une bande de lycéens du Bronx. C'est la fin des cours, les gosses se ruent vers la sortie pour un dernier trajet avant les vacances d'été. Les vannes fusent, les blagues potaches s'enchaînent et les usagers, assaillis, résistent tant bien que mal à ce mascaret chaotique. Tandis que les mecs du fond tyrannisent les plus…
par
Arnaud Hée
Le très bon Wes Anderson (Moonrise Kingdom, film d'ouverture de la sélection officielle), déjà traité par ailleurs dans nos colonnes, narre donc une histoire d’amour fou entre deux gosses de 12 ans (et deux interprètes admirables : Kara Hayward et Jared Gilman), sous la forme d’une robinsonnade plutôt audacieuse : certain de son fait, le couple se heurte violemment à…
par
Arnaud Hée
En creux (Tony Manero) ou jusqu’au crâne explosé de Salvador Allende (Santiago 73) ; Pablo Larraín se trouve avec No une nouvelle fois au chevet de la mémoire des années Pinochet, arlésienne d’un cinéaste et, plus généralement, d’un cinéma national qui semblent voué à accomplir la catharsis collective. En 1988, pour relégitimer son pouvoir, Pinochet organise un référendum dont l’issue…
par
Arnaud Hée
Présent pour introduire la séance, Weerasethakul était doublement content : être de retour à Cannes et ne pas avoir à chausser le smoking, car précisément, a-t-il dit, "ce n’est pas un film à smoking". On est évidemment aussi ravi de recevoir quelques nouvelles de notre chamane thaïlandais préféré avec ce court long-métrage (1h07). Ceci juste après le (long) film-juke box…