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Vincent Avenel
Le titre de son avant-dernier film en date – I Don't Want to Sleep Alone – le précise, mais sa filmographie entière le dit : Tsai Ming-liang est un peintre désabusé d'une solitude urbaine irrémédiable, d'un éloignement mortifère des êtres. En 2003, avec Goodbye Dragon Inn, il menait sa chorégraphie du ballet de l'isolement à la rencontre du 7e art…
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Vincent Avenel
Manifestement, c’est du côté de Charlie Kaufman qu'Âmes en stock va chercher ses inspirations. Postulat surréaliste et absurde, traitement littéral et poétique : on nage en plein Dans la peau de John Malkovich. Et si Sophie Barthes n’a ni la maîtrise de Spike Jonze, ni l’audace du réalisateur d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind, si cet essai se révèle pétri…
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Vincent Avenel
Quelques mois après une sortie hélas passablement confidentielle, voici arriver en DVD le film-événement de Nina Paley, Sita chante le blues. La chance, pour les nombreux malheureux qui n’ont pas pu profiter de la sortie en salle d’un des films les plus excitants sortis depuis longtemps, mais également l’occasion de faire le point sur l’action libertaire de sa remuante réalisatrice.…
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Vincent Avenel
Joe Dante est un réalisateur discret, dont il faut cesser de minimiser l’importance. Dans son grandiose Matinee, le réalisateur de Gremlins dame le pion même à l’un des plus beaux hommages de l’histoire du cinéma, l'Ed Wood de Tim Burton, pour présenter sous les traits de John Goodman un hommage à William Castle, l’homme aux gimmicks, et le père d’une…
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Vincent Avenel
« Les promesses n’engagent que ceux qui les croient » : la jolie phrase prêtée à Charles Pasqua résume en quelques mots une culture politico-médiatique en forme de miroir aux alouettes. Il n’y a qu’un pas à faire pour l’appliquer au cinéma, et Luc Besson nous tient la main : après tout, le poupon réalisateur n’avait-il pas annoncé vouloir s’arrêter…
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Vincent Avenel
On le sait depuis le monstrueux The Devil’s Rejects : Rob Zombie a une vision pour l’Amérique, et ce n’est pas joli à voir. En 1974, Tobe Hooper soulevait le couvercle recouvrant une Amérique rurale devenue cloaque monstrueux – aujourd’hui, Rob Zombie semble bien décidé, au fil de sa filmographie, à en explorer les recoins les plus profonds, les plus…
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Vincent Avenel
Il est des cinémas qui se préoccupent de l’air du temps. Avec Welcome, Philippe Lioret se saisissait de la figure du clandestin, dont on s’est enfin rendu compte qu’il existait, pour un film d’une grande dignité. Mais la récupération à des fins de comédie « à la française » menace souvent les sujets de société, pour des films toujours prodigues…
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Vincent Avenel
Parlons du succès. Qu’un film, aujourd’hui, rencontre un succès annoncé, calibré par une comm’ adaptée, ou soit un succès surprise, son destin est relativement similaire : rejoindre la caste des films à la notoriété suffisante pour susciter le buzz, voire provoquer l’intérêt de leurs majestés les médias institutionnels ou parallèles ; être consacré, marquer la conscience cinéphile ou cinéphage, sortir…
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Vincent Avenel
… le royaume des cieux leur appartient. C’est du moins ce dont on se souvient, ayant suivi sans grande application quelques heures de catéchèse dissipée. Dédaignant les ouvrages surinterprétatifs de 12.000 pages, les responsables de Légion font dans le littéral, et mettent les crétins à la fête dans un film qui entend peindre une fin du monde avec trois bouts…
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Vincent Avenel
Certains cinéastes ne se facilitent pas la tâche. Le titre d'une œuvre peut revêtir tant de formes, recouvrir tant de sibyllines significations… Je veux voir, lui, fait osciller ce véritable incipit entre l’évidence littérale et le vertige interprétatif – une dichotomie qui n’est étrangère ni à ses réalisateurs Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, ni à son interprète Catherine Deneuve, comme…
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Vincent Avenel
Depuis ce grand connaisseur de l’âme tricolore qu’est Michel Sardou, tout le monde le sait : l’amour, « y’a qu’les Français qui font ça bien ». Au vu de L’Arnacœur, c’est manifeste : avec son titre – gag foireux, ses acteurs – minois au talent plus que discutable en tête d’affiche, son scénario – resucée évidente des comédies romantiques américaines…
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Vincent Avenel
George Clooney en spécialiste black ops au service de l’armée des États-Unis alors que fait rage la guerre en Irak : serions-nous en présence de Syriana 2 ? Loin de là. Avec aux commandes Grant Heslov, un complice de l’équipe « provocatrice » de George Clooney (Good Night, and Good Luck, Intolérable cruauté), Les Chèvres… lorgnent volontiers du côté des…
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Vincent Avenel
À mi-chemin entre un univers visuel inspiré du maître de l’animation d’alors, Walt Disney, et une fantaisie venue de ses lectures d’enfant solitaire, Jean Image réalisait, en 1950, le premier long métrage en technicolor de l’histoire de l’animation française. Foisonnement pictural, écriture sublime, fantaisie débridée : l’univers affirmé de cette variation sur le thème du Petit Poucet rendait des points…
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Vincent Avenel
Il n'aura pas fallu dix ans à Roald Dahl, coqueluche de la littérature enfantine de l'après-guerre, pour voir son plus grand succès, Charlie et la chocolaterie, adapté au cinéma – une adaptation qu'il désavouera d'ailleurs totalement. Avec son casting hétéroclite, ce «premier Charlie» ne parle pas tant d'un homme qui refuse de grandir que d'un petit garçon qui refuse, malgré…
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Vincent Avenel
À l’heure où seront publiées ces lignes, il y aura près d’une semaine qu’aura été lancé le site letempspresse.org et son pendant 8, parties intégrantes du dispositif politico-médiatico-viral construit autour des « 8 objectifs du millénaire pour le développement », énoncés et validés par l’ONU en 2000. Une semaine, déjà, alors qu’indéniablement le temps presse. Mais une semaine aurait-elle changé…
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En ces temps d’Avatar, dont on nous vante la prime qualité comme étant sa perfection technique, Yona risque de détonner. Rintaro, grand nom de l’animation japonaise, revient avec ce projet œcuménique – international à la fois dans sa production et dans ses inspirations. Ambitieux et original, cependant pas exempt de gros défauts, Yona mérite largement le coup d’œil. Du mérite…
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Vincent Avenel
Adapter J.M. Coetzee au cinéma n’est sans doute pas une mince affaire. L’écrivain mondialement célébré pour sa peinture des années post-Apartheid semble avoir intégré avec acuité les contradictions de l’Afrique du Sud post-coloniale. L’âme d’un pays, que tente de restituer à l’écran Steve Jacobs – une tentative courageuse, mais pas entièrement prégnante. Logiquement, la disgrâce doit faire suite à la…
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Vincent Avenel
Une reprise film de la semaine ? Oh, my ! Et pourquoi donc ? Eh bien, tout simplement, chers lecteurs (et chères lectrices), parce que le film le mérite bien - et surtout pour souligner le dégoût de certains membres de la rédaction (non pas notre critique officiel sur Sherlock Holmes, Benoît Smith, mais sans doute de ténébreux Moriarty cinéphiles)…
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Vincent Avenel
Réalisateur discret dans nos contrées, Masahiro Kobayashi avait été remarqué il y a quelques années avec Bashing. Loin de cette parabole morale sur fond de guerre en Irak, le réalisateur japonais radicalise avec The Rebirth son discours artistique pour livrer un film-procédé éprouvant aux intentions artistiques intéressantes. Au vu de sa carrière hexagonale (le réalisateur, auteur de plus d'une dizaine…
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Vincent Avenel
Yann Arthus-Bertrand et Nicolas Hulot l’ont dit : nous allons à la catastrophe et, franchement, c’est tout juste s’il n’est pas trop tard pour réagir – à peine le temps de faire un film avant l’apocalypse. Océans est loin d’être aussi alarmiste : il en est d’entre nous qui, aujourd’hui, se préoccupent du bien-être des abysses, avec respect et tendresse,…